
Nom: Pascal Duss
Profession/fonction: Chef de la section «Questions fiscales bilatérales et conventions contre les doubles impositions» au Secrétariat d’État aux questions financières internationales
Famille: une femme et deux enfants
Loisirs: vélo, ski (de randonnée), randonnée, musique (en tant que choriste et auditeur), lecture
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Pourquoi êtes-vous devenu chef de section au SFI? Que seriez-vous devenu sinon?
C’est le fruit d’une série de hasards. À commencer par le choix de ma spécialisation en droit fiscal – j’aurais tout aussi bien pu devenir spécialiste du droit des assurances sociales –, puis par mon passage du conseil au département international de l’AFC, qui a ensuite été rattaché au SFI. Le droit fiscal international m’a toujours particulièrement fasciné. Je me souviens encore très bien du cours d’initiation chez Arthur Andersen, où j’ai découvert pour la première fois le Modèle de convention fiscale de l’OCDE. J’ai trouvé l’interaction entre les normes nationales et les normes interétatiques passionnante.
Y a-t-il eu aussi des moments où vous avez remis en question cette spécialisation?
Toute spécialisation restreint l’horizon. Le droit fiscal international repose sur les normes nationales, que je devrais donc également connaître de manière approfondie. Malheureusement, cela passe parfois au second plan dans mon activité.
Vivez-vous pour le droit fiscal?
Ma réaction spontanée est: non. Mais quand je réfléchis au temps que je consacre au droit fiscal, des doutes me viennent à l’esprit.
Avez-vous une devise dans la vie?
Vivre et laisser vivre.
Avez-vous une passion (secrète) (en dehors du droit fiscal)?
Je fais beaucoup de vélo. Avec le vent dans les oreilles, je peux décrocher.
Quel métier rêviez-vous d’exercer quand vous étiez enfant – et pourquoi ce projet ne s’est-il pas concrétisé?
Il y en avait plusieurs. Je citerais notamment mon projet de devenir dentiste. En tant que dentiste, on gagne bien sa vie et j’aurais pu m’offrir une Porsche. Mais cette motivation n’a finalement pas suffi pour que je fasse ce choix de carrière.
Si vous rencontriez aujourd’hui un enfant qui souhaite devenir dentiste pour pouvoir s’offrir une Porsche, que lui diriez-vous?
On peut toujours rêver, mais est-ce que tu veux vraiment une Porsche?!
Qu’est-ce qui vous met hors de vous?
Le manque de fiabilité, en particulier en matière informatique.
Que faites-vous pendant votre temps libre? En avez-vous d’ailleurs?
Je fais régulièrement du sport, je chante dans une chorale et je vais souvent à des concerts. J’intègre souvent le sport dans ma journée de travail, ce qui me permet de le combiner au mieux avec le travail et la famille.
Vous avez donc une fibre musicale. Chorale d’église ou gospel? Concerts de musique classique ou heavy metal?
J’écoute surtout de la musique classique. La chorale dans laquelle je chante aborde d’ailleurs un répertoire classique. Mais de temps en temps, je ne suis pas non plus opposée au jazz, au blues et même au heavy metal.
Quel livre lisez-vous en ce moment?
Je lis souvent plusieurs livres en parallèle. En ce moment, «1984» de George Orwell et «Die Welt von Gestern» de Stefan Zweig.
Étiez-vous bon élève?
Non. Je n’ai commencé à m’épanouir qu’après la fin de la scolarité obligatoire.
Y a-t-il quelque chose qui vous agace particulièrement dans le domaine fiscal?
La tentative de résoudre des problèmes de société par le biais de normes fiscales. Cela complique et bureaucratise le droit fiscal et augmente la charge de travail pour tous, notamment aussi pour l’administration – ce dont les initiateurs des normes fiscales se plaignent eux-mêmes assez souvent par la suite.
Faites-vous référence à l’imposition individuelle?
Non, je pense plutôt aux différentes déductions, exceptions, etc. En revanche, il est judicieux de repenser en profondeur le système fiscal de temps à autre, comme cela a été le cas récemment avec l’imposition individuelle, et je suis heureux que la Suisse soit encore capable de mener à bien de tels projets.
Quel conseil donneriez-vous à votre moi plus jeune?
Choisis la formation qui te plaît et qui te motive. Tu pourras toujours changer d’orientation plus tard.
Avez-vous déjà eu vraiment de la chance?
Je n’ai pas encore eu de chance au sens où j’aurais échappé par hasard à quelque chose de grave, du moins pas consciemment. En revanche, j’ai souvent eu beaucoup de chance au sens où j’ai pu vivre par hasard des expériences positives. Je citerais notamment mon parcours professionnel, qui m’a conduit à occuper un poste très intéressant et stimulant. Je me considère donc globalement comme une personne chanceuse.
Révision par Margaux Stanton
