{"id":9852,"date":"2021-12-17T14:40:30","date_gmt":"2021-12-17T13:40:30","guid":{"rendered":"https:\/\/steuerportal.ch\/?post_type=sht_proarticle&#038;p=9852"},"modified":"2022-01-19T22:52:29","modified_gmt":"2022-01-19T21:52:29","slug":"prescription-de-limpot-anticipe","status":"publish","type":"sht_proarticle","link":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/prescription-de-limpot-anticipe\/","title":{"rendered":"Prescription de l\u2019imp\u00f4t anticip\u00e9"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Extension de 5 &agrave; 7 ans par l&rsquo;art. 12 DPA<\/strong><\/h2><div class=\"wp-block-sht-infobox b-infobox\"><div class=\"b-infobox__inner\">\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Traduction automatique revis&eacute;e <\/h2>\n\n\n\n<p>Traduction automatique revis&eacute;e de l&rsquo;article <em>Verj&auml;hrung der Verrechnungssteuer<\/em>, paru dans l&rsquo;EXPERT FOCUS 2017 | 8 <\/p>\n<\/div><\/div><p><strong>Conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;art. 17 al. 1 LIA, les cr&eacute;ances fiscales de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; se prescrivent par cinq ans &agrave; compter de la fin de l&rsquo;ann&eacute;e civile au cours de laquelle elles ont pris naissance. Comme l&rsquo;AFC a en r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale aussi un droit &agrave; l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; selon l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA, sa cr&eacute;ance ne se prescrit effectivement, selon la jurisprudence du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, qu&rsquo;apr&egrave;s sept ans.<\/strong> <\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">1. Introduction<\/h2><p>La question de la prescription des cr&eacute;ances fiscales rev&ecirc;t une grande importance du point de vue de la s&eacute;curit&eacute; du droit. Cela vaut en particulier pour l&rsquo;&eacute;valuation des risques (<em>due diligence<\/em>) lors de l&rsquo;achat d&rsquo;entreprises. L&rsquo;auteur s&rsquo;est d&eacute;j&agrave; pench&eacute; de mani&egrave;re approfondie sur cette th&eacute;matique dans le cadre d&rsquo;une contribution parue il y a six ans aux <em>Archives de droit fiscal suisse (Archives)<\/em><sup><a data-fnq id=\"fnq1\" href=\"#fn1\">1<\/a><\/sup>. Les r&eacute;actions lors du s&eacute;minaire IFF de l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re sur le droit en mati&egrave;re d&rsquo;imposition des entreprises, au cours duquel l&rsquo;auteur a pr&eacute;sent&eacute; le droit au remboursement fond&eacute; sur l&rsquo;art. 12 al. 1 de la loi f&eacute;d&eacute;rale sur le droit p&eacute;nal administratif (DPA), &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;un exemple<sup><a data-fnq id=\"fnq2\" href=\"#fn2\">2<\/a><\/sup>, ont toutefois montr&eacute; que la question n&rsquo;&eacute;tait toujours pas largement connue, raison pour laquelle un nouveau rapport para&icirc;t opportun. En outre, dans son arr&ecirc;t du 31 mars 2017, destin&eacute; &agrave; la publication officielle, le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral a eu l&rsquo;occasion de se pencher sur les d&eacute;tails du d&eacute;lai<sup><a data-fnq id=\"fnq3\" href=\"#fn3\">3<\/a><\/sup>, duquel il sera ici question.<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">2. Contenu de base<\/h2><p>Pour plus de clart&eacute;, la probl&eacute;matique doit &ecirc;tre &eacute;tudi&eacute;e &agrave; l&rsquo;aide de l&rsquo;exemple pr&eacute;sent&eacute; lors du s&eacute;minaire IFF de 2016 consacr&eacute; au droit en mati&egrave;re d&rsquo;imposition des entreprises:<\/p><p><em><strong>Exemple: <\/strong>Dans le cadre d&rsquo;un contr&ocirc;le effectu&eacute; en avril 2017, l&rsquo;AFC a d&eacute;couvert qu&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; suisse (SA) avait r&eacute;guli&egrave;rement fait parvenir &agrave; la soci&eacute;t&eacute; &eacute;trang&egrave;re d&eacute;tenant la soci&eacute;t&eacute; m&egrave;re des paiements d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts trop &eacute;lev&eacute;s entre 2006 et 2016 (&eacute;ch&eacute;ance des int&eacute;r&ecirc;ts au 31 mars de chaque ann&eacute;e). Ceux-ci &eacute;taient comptabilis&eacute;s comme charge d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts, et les comptes annuels remis &agrave; l&rsquo;AFC le 30 juin de l&rsquo;ann&eacute;e suivante ne contenaient pas de d&eacute;claration en tant que prestation appr&eacute;ciable en argent. Par courrier du 15 mai 2017, l&rsquo;AFC fait valoir une cr&eacute;ance fiscale de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; chiffr&eacute;e de mani&egrave;re concr&egrave;te (plus int&eacute;r&ecirc;ts moratoires). <\/em><\/p><p>L&rsquo;AFC se demande pour quelles ann&eacute;es elle peut faire valoir l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; (et l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t moratoire).<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">3. Prestation appr&eacute;ciable en argent<\/h2><p>Le paiement d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts excessifs constitue une prestation appr&eacute;ciable en argent au sens de l&rsquo;art. 4 al. 1 let. b LIA soumise &agrave; l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute;. Comme le paiement d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts est effectu&eacute; &agrave; la soci&eacute;t&eacute; &eacute;trang&egrave;re d&eacute;tenant la soci&eacute;t&eacute;-m&egrave;re, l&rsquo;AFC est d&rsquo;avis que la proc&eacute;dure de d&eacute;claration n&rsquo;est pas applicable, m&ecirc;me si tant la soci&eacute;t&eacute;-m&egrave;re que la soci&eacute;t&eacute; d&eacute;tenant la soci&eacute;t&eacute;-m&egrave;re sont autoris&eacute;es &agrave; demander le remboursement int&eacute;gral de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; sur les prestations appr&eacute;ciables en argent en vertu de l&rsquo;article sur les dividendes de la convention de double imposition concern&eacute;e (th&eacute;orie dite du &laquo;b&eacute;n&eacute;ficiaire direct&raquo;)<sup><a data-fnq id=\"fnq4\" href=\"#fn4\">4<\/a><\/sup>. La diff&eacute;rence entre le taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t effectivement pay&eacute; et le taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t accept&eacute; par l&rsquo;AFC constitue une prestation appr&eacute;ciable en argent soumise &agrave; l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; de 35% pour les ann&eacute;es 2006 &agrave; 2016. En outre, un int&eacute;r&ecirc;t moratoire annuel de 5% est d&ucirc;<sup><a data-fnq id=\"fnq5\" href=\"#fn5\">5<\/a><\/sup>.<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">4. Prescription selon l&rsquo;art. 17 al. 1 LIA<\/h2><h3 class=\"wp-block-heading\">4.1 Paiements des int&eacute;r&ecirc;ts des ann&eacute;es 2006 &agrave; 2011<\/h3><p>Conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;art. 17 al. 1 LIA, la cr&eacute;ance fiscale de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; de la collectivit&eacute; publique envers le contribuable se prescrit par cinq ans &agrave; compter de la fin de l&rsquo;ann&eacute;e civile au cours de laquelle elle a pris naissance<sup><a data-fnq id=\"fnq6\" href=\"#fn6\">6<\/a><\/sup>. Conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;art. 12 al. 1 LIA, la cr&eacute;ance fiscale de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; prenait naissance au moment o&ugrave; le paiement des int&eacute;r&ecirc;ts devenait exigible. La prescription n&rsquo;ayant pas &eacute;t&eacute; interrompue par l&rsquo;AFC avant le contr&ocirc;le du mois d&rsquo;ao&ucirc;t 2017, la cr&eacute;ance d&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; est donc prescrite sur les int&eacute;r&ecirc;ts vers&eacute;s avant le 1<sup>er<\/sup> janvier 2012.<\/p><p>En droit de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute;, l&rsquo;institution de la prescription entra&icirc;ne l&rsquo;extinction de la cr&eacute;ance fiscale<sup><a data-fnq id=\"fnq7\" href=\"#fn7\">7<\/a><\/sup>. Les cr&eacute;ances fiscales de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; pour les prestations appr&eacute;ciables en argent de 2006 &agrave; 2011 sont donc &eacute;teintes. En raison de l&rsquo;accessori&eacute;t&eacute; de la cr&eacute;ance d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t moratoire, il en va de m&ecirc;me de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t moratoire sur la cr&eacute;ance fiscale de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; pour les int&eacute;r&ecirc;ts dus avant le 1<sup>er<\/sup> janvier 2012.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">4.2  Paiements d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts pour les ann&eacute;es 2012 &agrave; 2016<\/h3><p>Selon l&rsquo;art. 17 al. 3 LIA, la prescription de la cr&eacute;ance fiscale est interrompue chaque fois qu&rsquo;une personne tenue au paiement reconna&icirc;t la cr&eacute;ance fiscale et chaque fois qu&rsquo;un acte officiel tendant &agrave; recouvrer la cr&eacute;ance est port&eacute; &agrave; la connaissance d&rsquo;une personne tenue au paiement<sup><a data-fnq id=\"fnq8\" href=\"#fn8\">8<\/a><\/sup>.<\/p><p>D&egrave;s l&rsquo;interruption, le d&eacute;lai de prescription (relatif) de l&rsquo;art. 17 al. 1 LIA recommence &agrave; courir. Celle-ci est de nouveau de 5 ans<sup><a data-fnq id=\"fnq9\" href=\"#fn9\">9<\/a><\/sup>. Pour interrompre la prescription, il suffit, selon la jurisprudence, de toute communication de l&rsquo;AFC au contribuable dans laquelle celle-ci exprime sans ambigu&iuml;t&eacute; qu&rsquo;elle consid&egrave;re un &eacute;tat de fait d&eacute;termin&eacute; comme imposable, ce dernier n&rsquo;ayant pas &agrave; &ecirc;tre clarifi&eacute; dans tous les sens<sup><a data-fnq id=\"fnq10\" href=\"#fn10\">10<\/a><\/sup>.<\/p><p>Par la lettre de l&rsquo;AFC du 15 mai 2017, l&rsquo;AFC a valablement interrompu la prescription pour les cr&eacute;ances fiscales de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; sur les prestations appr&eacute;ciables en argent des ann&eacute;es 2012 &agrave; 2016.<\/p><p>Un d&eacute;lai de prescription absolu (c&rsquo;est-&agrave;-dire un d&eacute;lai qui ne peut &ecirc;tre interrompu ou suspendu) ne figure pas dans la LIA. Le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral voit dans cette lacune de la loi, dans une jurisprudence d&eacute;sormais bien &eacute;tablie, un silence qualifi&eacute; du l&eacute;gislateur<sup><a data-fnq id=\"fnq11\" href=\"#fn11\">11<\/a><\/sup>. Les cr&eacute;ances d&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; ne sont donc pas soumises &agrave; une prescription absolue<sup><a data-fnq id=\"fnq12\" href=\"#fn12\">12<\/a><\/sup>. Ainsi, selon la conception actuelle du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, si l&rsquo;AFC donne suite &agrave; sa demande au plus tard le 14 mai 2022 (et ce tous les cinq ans), les cr&eacute;ances fiscales pour les ann&eacute;es 2012 &agrave; 2016 ne se prescriront alors que le jour de la Saint-Glinglin.<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">5. Droit fond&eacute; sur l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA<\/h2><p>L&rsquo;AFC peut, selon les circonstances, fonder son droit &agrave; la perception de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; et de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t moratoire sur les int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;chus avant le 1<sup>er<\/sup> janvier 2012 sur l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA.<\/p><p>En effet, l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA pr&eacute;voit que &laquo;si, &agrave; la suite d&rsquo;une infraction &agrave; la l&eacute;gislation administrative f&eacute;d&eacute;rale, c&rsquo;est &agrave; tort, qu&rsquo;une contribution n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; per&ccedil;ue, (&hellip;) la contribution, (&hellip;) ainsi que les int&eacute;r&ecirc;ts seront per&ccedil;us apr&egrave;s coup ou restitu&eacute;s, alors m&ecirc;me qu&rsquo;aucune personne d&eacute;termin&eacute;e n&rsquo;est punissable&raquo;.<\/p><p>Si les conditions de l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA sont remplies, cette disposition constitue donc une base l&eacute;gale parall&egrave;le au recouvrement de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute;. Un droit au paiement de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; fond&eacute; sur l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA n&rsquo;est pas soumis au r&eacute;gime de prescription de l&rsquo;art. 17 LIA, mais &agrave; la r&egrave;gle de prescription de l&rsquo;art. 12 al. 4 DPA. Celle-ci a la teneur suivante: &laquo;tant que l&rsquo;action p&eacute;nale et l&rsquo;ex&eacute;cution de la peine ne sont pas prescrites, l&rsquo;assujettissement &agrave; la prestation ou &agrave; la restitution ne se prescrit pas&raquo;.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">5.1 Conditions de l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA<\/h3><p>Comme l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; est per&ccedil;u par la Conf&eacute;d&eacute;ration, la LIA fait incontestablement partie de la l&eacute;gislation administrative f&eacute;d&eacute;rale. Selon la jurisprudence du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, il y a &laquo;infraction&raquo; au sens de l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA lorsque l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment constitutif objectif d&rsquo;une norme p&eacute;nale est r&eacute;alis&eacute;. L&rsquo;intention ou la n&eacute;gligence n&rsquo;est pas non plus n&eacute;cessaire pour que l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA soit applicable, de m&ecirc;me qu&rsquo;une faute subjective ou l&rsquo;ouverture formelle d&rsquo;une proc&eacute;dure p&eacute;nale<sup><a data-fnq id=\"fnq13\" href=\"#fn13\">13<\/a><\/sup>.<\/p><p>L&rsquo;&eacute;l&eacute;ment constitutif objectif de l&rsquo;infraction de soustraction d&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; au sens de l&rsquo;art. 61 al. 1 let. a LIA est le suivant: &laquo;Celui qui (&hellip;) &agrave; son propre avantage ou &agrave; celui d&rsquo;un tiers (&hellip;) soustrait des montants d&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; &agrave; la Conf&eacute;d&eacute;ration&raquo;. La seule non-d&eacute;claration d&rsquo;une prestation appr&eacute;ciable en argent &agrave; l&rsquo;AFC r&eacute;alise donc l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment constitutif objectif de l&rsquo;art. 61 al. 1 let. a LIA.<\/p><p>Le fait que la soci&eacute;t&eacute; assujettie n&rsquo;ait pas d&eacute;clar&eacute; &agrave; l&rsquo;AFC les prestations appr&eacute;ciables en argent entre 2006 et 2016 et que l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; n&rsquo;y ait pas &eacute;t&eacute; pr&eacute;lev&eacute; r&eacute;alise donc l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment constitutif objectif de l&rsquo;art. 61 al. 1 let. a LIA.<\/p><p>D&egrave;s lors, dans la mesure o&ugrave; il y a infraction &agrave; la l&eacute;gislation administrative f&eacute;d&eacute;rale, l&rsquo;AFC a en principe, vis-&agrave;-vis de la soci&eacute;t&eacute; assujettie, un droit au paiement apr&egrave;s coup de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; et de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t moratoire sur la base de l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA pour les prestations appr&eacute;ciables en argent des ann&eacute;es 2006 &agrave; 2016.<\/p><p>En ce qui concerne les ann&eacute;es 2012 &agrave; 2016 pour lesquelles la cr&eacute;ance de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; n&rsquo;est pas encore prescrite, l&rsquo;AFC dispose donc de deux bases juridiques parall&egrave;les pour exiger de la soci&eacute;t&eacute; assujettie l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; et l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t moratoire. En effet, la pr&eacute;tention de l&rsquo;AFC fond&eacute;e sur l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA n&rsquo;est pas supplant&eacute;e par celle fond&eacute;e sur l&rsquo;art. 4 al. 1 let. a LIA.<\/p><p>Parall&egrave;lement, en vertu de l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA, l&rsquo;AFC a &eacute;galement droit au paiement de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; &agrave; l&rsquo;encontre du b&eacute;n&eacute;ficiaire de la prestation appr&eacute;ciable en argent. L&rsquo;art. 12 al. 2 DPA pr&eacute;voit en effet que celui qui a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de l&rsquo;avantage illicite (sc. au sens de l&rsquo;art. 12 al. 1 DPA) est &eacute;galement tenu de le payer apr&egrave;s coup. En raison de l&rsquo;obligation de r&eacute;percussion de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; sur le b&eacute;n&eacute;ficiaire pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;art. 14 al. 1 LIA, il existe donc aussi une pr&eacute;tention de l&rsquo;AFC vis-&agrave;-vis de la soci&eacute;t&eacute; d&eacute;tenant la soci&eacute;t&eacute;-m&egrave;re qui re&ccedil;oit le paiement des int&eacute;r&ecirc;ts. Etant donn&eacute; le fait que celle-ci est domicili&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, il est probable que la cr&eacute;ance fiscale ne puisse pas &ecirc;tre recouvr&eacute;e par l&rsquo;AFC. L&rsquo;invocation d&rsquo;un droit selon l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA ne suppose pas qu&rsquo;une proc&eacute;dure formelle de soustraction de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; au sens des art. 61 ss LIA ou d&rsquo;escroquerie en mati&egrave;re de redevance au sens de l&rsquo;art. 14 al. 2 DPA ait &eacute;t&eacute; ouverte.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">5.2 Prescription de la cr&eacute;ance de l&rsquo;AFC<\/h3><h4 class=\"wp-block-heading\">5.2.1 D&eacute;lai de prescription de 10 ans selon l&rsquo;art. 11 al. 2 DPA en relation avec l&rsquo;art. 333 al. 6 let. b CP<\/h4><p>Selon l&rsquo;art. 12 al. 4 DPA, la cr&eacute;ance de l&rsquo;AFC selon l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA ne se prescrit pas tant que l&rsquo;action p&eacute;nale n&rsquo;est pas prescrite. Selon le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, cette r&egrave;gle de prescription doit &eacute;galement s&rsquo;appliquer lorsqu&rsquo;une action p&eacute;nale ne serait pas possible en raison de l&rsquo;absence d&rsquo;une commission fautive de l&rsquo;acte<sup><a data-fnq id=\"fnq14\" href=\"#fn14\">14<\/a><\/sup>. S&rsquo;agissant des cr&eacute;ances n&eacute;es d&rsquo;une infraction objective et qui ne donnent donc pas lieu &agrave; une proc&eacute;dure p&eacute;nale, l&rsquo;art. 12 al. 4 DPA doit, selon le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, &ecirc;tre compris en ce sens que le d&eacute;lai de prescription applicable &agrave; la poursuite p&eacute;nale est celui qui serait applicable si l&rsquo;infraction en cause &agrave; la l&eacute;gislation administrative f&eacute;d&eacute;rale &eacute;tait r&eacute;alis&eacute;e &eacute;galement du point de vue subjectif<sup><a data-fnq id=\"fnq15\" href=\"#fn15\">15<\/a><\/sup>.<\/p><p>En mati&egrave;re d&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute;, la prescription est donc en principe r&eacute;gie par la r&egrave;gle de la prescription applicable &agrave; l&rsquo;infraction r&eacute;prim&eacute;e par l&rsquo;art. 61 let. a LIA. La LIA ne contenant aucune disposition &agrave; ce sujet, la prescription de l&rsquo;action en soustraction d&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; au sens de l&rsquo;art. 61 let. a LIA s&rsquo;examine donc selon les r&egrave;gles du code p&eacute;nal (CP), respectivement de la DPA.<\/p><p>L&rsquo;infraction r&eacute;prim&eacute;e par l&rsquo;art. 61 let. a LIA n&rsquo;est passible que d&rsquo;une amende. Il s&rsquo;agit donc d&rsquo;une &laquo;contravention&raquo; au sens de l&rsquo;art. 103 CP. Pour les contraventions, ce n&rsquo;est pas la r&egrave;gle de la prescription des art. 97 ss CP qui est applicable, mais celle de l&rsquo;art. 11 DPA.<\/p><p>L&rsquo;art. 11 al. 2 DPA pr&eacute;voit un d&eacute;lai de prescription de 5 ans lorsque la contravention consiste en une soustraction ou une mise en p&eacute;ril de contributions ou en l&rsquo;obtention illicite d&rsquo;un remboursement, d&rsquo;une r&eacute;duction ou d&rsquo;une remise de contributions. Or, l&rsquo;art. 333 al. 6 let. b CP pr&eacute;voit que le d&eacute;lai de prescription de l&rsquo;action p&eacute;nale est prolong&eacute; de la dur&eacute;e ordinaire pour les contraventions de plus d&rsquo;un an. Ainsi, le d&eacute;lai de prescription pour la soustraction de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; au sens de l&rsquo;art. 61 let. a LIA est de 10 ans.<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">5.2.2 R&eacute;duction du d&eacute;lai de prescription &agrave; 7 ans par application analogique de l&rsquo;art. 97 al. 1 let. d CP<\/h4><p>Le d&eacute;lai de prescription pour la commission qualifi&eacute;e d&rsquo;une soustraction d&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; (l&rsquo;escroquerie en mati&egrave;re de redevance au sens de l&rsquo;art. 14 al. 2 DPA, laquelle est passible d&rsquo;une peine privative de libert&eacute; et repr&eacute;sente donc d&rsquo;un d&eacute;lit au sens de l&rsquo;art. 10 CP) est en revanche soumis &agrave; la r&egrave;gle de prescription du CP. La sanction de l&rsquo;escroquerie en mati&egrave;re de redevance &eacute;tant une peine privative de libert&eacute; d&rsquo;un an au plus, le d&eacute;lai de prescription de l&rsquo;escroquerie en mati&egrave;re de redevance au sens de l&rsquo;art. 14 al. 2 DPA selon l&rsquo;art. 97 al. 1 let. d CP n&rsquo;est donc que de 7 ans.<\/p><p>L&rsquo;application stricte du r&eacute;gime l&eacute;gal conduirait ainsi au r&eacute;sultat absurde que la prescription de l&rsquo;infraction qualifi&eacute;e (7 ans pour l&rsquo;escroquerie en mati&egrave;re de redevances au sens de l&rsquo;art. 14 DPA) est plus courte que celle de l&rsquo;infraction simple (10 ans pour la soustraction simple au sens de l&rsquo;art. 61 LIA)<sup><a data-fnq id=\"fnq16\" href=\"#fn16\">16<\/a><\/sup>.<\/p><p>Le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral a &eacute;galement reconnu l&rsquo;absurdit&eacute; de cette divergence dans l&rsquo;ATF 134 IV 328 du 16 octobre 2008<sup><a data-fnq id=\"fnq17\" href=\"#fn17\">17<\/a><\/sup>. Il rel&egrave;ve, &agrave; juste titre, qu&rsquo;il ne saurait &ecirc;tre question de pr&eacute;voir un d&eacute;lai de prescription plus long pour les contraventions que pour les d&eacute;lits r&eacute;prim&eacute;s par la m&ecirc;me loi. Le d&eacute;lai de prescription de 10 ans applicable aux contraventions devrait donc &ecirc;tre ramen&eacute; au niveau du d&eacute;lai de 7 ans applicable aux d&eacute;lits.<\/p><p>L&rsquo;ATF 134 IV 328 a certes &eacute;t&eacute; rendu sur la prescription des infractions &agrave; la loi sur les douanes et &agrave; la loi sur la TVA. Il s&rsquo;applique toutefois &eacute;galement &agrave; l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute;<sup><a data-fnq id=\"fnq18\" href=\"#fn18\">18<\/a><\/sup>. Ainsi, contrairement &agrave; la lettre de l&rsquo;art. 333 al. 6 let. b CP en relation avec l&rsquo;art. 11 al. 2 DPA, le droit au rappel de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; se prescrit, selon la jurisprudence du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, non pas par 10 ans, mais d&eacute;j&agrave; par 7 ans. Ainsi, le r&eacute;gime de prescription de l&rsquo;art. 97 al. 1 let. d CP s&rsquo;applique de facto &eacute;galement aux contraventions (telles que la soustraction d&rsquo;imp&ocirc;ts anticip&eacute; au sens de l&rsquo;art. 61 LIA)<sup><a data-fnq id=\"fnq19\" href=\"#fn19\">19<\/a><\/sup>.<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">5.2.3 Interruption du d&eacute;lai de prescription<\/h4><p>Le d&eacute;lai de prescription de l&rsquo;art. 17 al. 1 LIA a &eacute;t&eacute; interrompu par le courrier du 15 mars 2017 et a donc recommenc&eacute; &agrave; courir (cf. supra, IV. B). Or, une r&eacute;glementation correspondante fait d&eacute;faut pour la soustraction d&rsquo;imp&ocirc;t au sens de l&rsquo;art. 61 let. a LIA. Il en va ainsi de m&ecirc;me pour le droit bas&eacute; sur l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA.<\/p><p>Certes, l&rsquo;art. 11 al. 2, 2<sup>&egrave;me<\/sup> phrase, DPA pr&eacute;voit que le d&eacute;lai de prescription peut &ecirc;tre report&eacute; par interruption. En effet, les r&egrave;gles sur l&rsquo;interruption de la prescription de l&rsquo;action p&eacute;nale des contraventions, dont fait partie la disposition de l&rsquo;art. 11 al. 2, 2<sup>&egrave;me<\/sup> phrase, DPA, ont &eacute;t&eacute; abrog&eacute;es par l&rsquo;art. 333 al. 6 let. c, 1<sup>re<\/sup> phrase, CP, entr&eacute; en vigueur le 1<sup>er<\/sup> octobre 2002. Par d&eacute;finition, les r&egrave;gles sur l&rsquo;interruption et la suspension du d&eacute;lai de prescription de l&rsquo;art. 17 LIA ne s&rsquo;appliquent pas non plus aux cr&eacute;ances p&eacute;nales fiscales<sup><a data-fnq id=\"fnq20\" href=\"#fn20\">20<\/a><\/sup>. Partant, l&rsquo;invocation de la cr&eacute;ance d&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; par la lettre de l&rsquo;AFC du 15 mars 2017 n&rsquo;a pas pour effet d&rsquo;interrompre la prescription du droit au remboursement selon l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA.<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">5.2.4 Suspension de la prescription<\/h4><p>Or, l&rsquo;art. 11 al. 3 DPA pr&eacute;voit que la prescription est suspendue pendant la dur&eacute;e d&rsquo;une proc&eacute;dure de r&eacute;clamation, de recours ou judiciaire portant sur l&rsquo;assujettissement &agrave; une prestation ou &agrave; une restitution ou sur une autre question pr&eacute;judicielle &agrave; trancher selon les diff&eacute;rentes lois administratives (p. ex. la question de l&rsquo;assujettissement d&rsquo;une prestation &agrave; l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute;).<\/p><p>Or, l&rsquo;art. 333 al. 6 let. c 1<sup>&egrave;re<\/sup> phrase, CP pr&eacute;voit &agrave; nouveau que les r&egrave;gles sur la suspension de la prescription de l&rsquo;action p&eacute;nale des contraventions sont en principe &eacute;galement abrog&eacute;es. L&rsquo;art. 333 al. 6 let. c, 2<sup>&egrave;me<\/sup> phrase, CP pr&eacute;cise toutefois express&eacute;ment que tel n&rsquo;est pas le cas de l&rsquo;art. 11 al. 3 DPA<sup><a data-fnq id=\"fnq21\" href=\"#fn21\">21<\/a><\/sup>. Dans le message du Conseil f&eacute;d&eacute;ral, cette exception est justifi&eacute;e par le fait que, de par la loi (art. 69 al. 2, 73 al. 1, et 77 al. 4 DPA), les litiges en mati&egrave;re de contributions doivent &ecirc;tre r&eacute;gl&eacute;s par une d&eacute;cision entr&eacute;e en force avant qu&rsquo;une d&eacute;cision p&eacute;nale ne soit rendue et que, en raison de l&rsquo;&eacute;puisement de tous les moyens de droit, ils dureraient g&eacute;n&eacute;ralement plusieurs ann&eacute;es<sup><a data-fnq id=\"fnq22\" href=\"#fn22\">22<\/a><\/sup>.<\/p><p>La prescription de l&rsquo;escroquerie en mati&egrave;re de redevances au sens de l&rsquo;art. 14 al. 2 DPA est r&eacute;gie par les r&egrave;gles des art. 97 ss CP. Dans la novelle du 1<sup>er<\/sup> octobre 2002, l&rsquo;institution de la prescription, contenue &agrave; l&rsquo;art. 72 aCP, a &eacute;t&eacute; abolie. Or, la r&eacute;glementation de l&rsquo;art. 11 al. 3 DPA est explicitement applicable tant aux d&eacute;lits et qu&rsquo;aux contraventions et vaut donc aussi bien pour la soustraction d&rsquo;imp&ocirc;t au sens de l&rsquo;art. 61 LIA que pour l&rsquo;escroquerie en mati&egrave;re de redevances au sens de l&rsquo;art. 14 al. 2 DPA. La r&egrave;gle de l&rsquo;art. 11 al. 3 DPA l&rsquo;emporte, dans ce contexte, sur les r&egrave;gles des art. 97 ss CP, qui ne pr&eacute;voient plus la suspension de la prescription.<\/p><p>Ainsi, le d&eacute;lai de prescription de sept ans pour la pr&eacute;tention de l&rsquo;AFC selon l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA est suspendu pendant la dur&eacute;e d&rsquo;une proc&eacute;dure de r&eacute;clamation, de recours ou judiciaire selon l&rsquo;art. 11 al. 3 DPA.<\/p><p>Le texte de l&rsquo;art. 11 al. 3 DPA ne pr&eacute;cise pas si la suspension du d&eacute;lai de prescription commence &agrave; courir d&egrave;s le d&eacute;p&ocirc;t de la r&eacute;clamation par le contribuable (art. 42 LIA) ou d&egrave;s le prononc&eacute; de la d&eacute;cision par l&rsquo;AFC au sens de l&rsquo;art. 41 LIA. Dans l&rsquo;arr&ecirc;t du 31 mars 2017, destin&eacute; &agrave; la publication officielle, le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral a jug&eacute; que la proc&eacute;dure de r&eacute;clamation (qui entra&icirc;ne la suspension du d&eacute;lai selon l&rsquo;art. 11 al. 3 DPA) ne commence pas d&eacute;j&agrave; &agrave; courir d&egrave;s le d&eacute;p&ocirc;t de l&rsquo;opposition, mais d&egrave;s la date de la d&eacute;cision de l&rsquo;AFC: &laquo;<em>Il ressort de ce qui pr&eacute;c&egrave;de que la notion de &laquo;proc&eacute;dure de r&eacute;clamation&raquo; de l&rsquo;art. 11 a. 3 DPA doit &ecirc;tre comprise comme &eacute;tant la proc&eacute;dure qui commence &agrave; courir d&egrave;s le prononc&eacute; de la d&eacute;cision de l&rsquo;autorit&eacute; fiscale reconnaissant le contribuable d&eacute;biteur de la cr&eacute;ance litigeuse<\/em><sup><a data-fnq id=\"fnq23\" href=\"#fn23\">23<\/a><\/sup>&raquo;. On &eacute;vite ainsi la situation paradoxale o&ugrave; la prescription de sept ans est acquise entre le prononc&eacute; de la d&eacute;cision par l&rsquo;AFC et l&rsquo;expiration du d&eacute;lai de r&eacute;clamation de l&rsquo;art. 42 al. 1 LIA. Si l&rsquo;AFC rend au plus tard le 30 juin 2017 une d&eacute;cision formelle (d&eacute;cision au sens de l&rsquo;art. 41 LIA) concernant le droit au rappel d&rsquo;imp&ocirc;t au sens de l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA pour les prestations appr&eacute;ciables en argent des ann&eacute;es 2009 &agrave; 2011, la r&eacute;glementation de l&rsquo;art. 11 al. 3 DPA (suspension de la prescription) s&rsquo;applique. M&ecirc;me apr&egrave;s une longue proc&eacute;dure de recours, la pr&eacute;tention de l&rsquo;AFC fond&eacute;e sur l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA ne peut plus, &agrave; compter de cette date, &ecirc;tre soumise &agrave; la prescription.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">5.3 Point de d&eacute;part du d&eacute;lai de prescription de l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA<\/h3><h4 class=\"wp-block-heading\">5.3.1 Moment de la commission de l&rsquo;infraction (art. 98 let. a CP)<\/h4><p>Le point de d&eacute;part du d&eacute;lai de prescription de l&rsquo;art. 61 let. a LIA (et donc de la pr&eacute;tention de l&rsquo;AFC selon l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA) n&rsquo;est pas r&eacute;gi par l&rsquo;art. 17 LIA (fin de l&rsquo;ann&eacute;e civile au cours de laquelle la cr&eacute;ance a pris naissance), mais par l&rsquo;art. 98 CP<sup><a data-fnq id=\"fnq24\" href=\"#fn24\">24<\/a><\/sup>: c&rsquo;est donc le jour o&ugrave; l&rsquo;auteur a exerc&eacute; son activit&eacute; coupable qui est d&eacute;terminant (art. 98 let. a CP)<sup><a data-fnq id=\"fnq25\" href=\"#fn25\">25<\/a><\/sup>. C&rsquo;est le moment du comportement r&eacute;pr&eacute;hensible et non celui de la survenance du r&eacute;sultat &eacute;ventuellement n&eacute;cessaire &agrave; la consommation de l&rsquo;infraction<sup><a data-fnq id=\"fnq26\" href=\"#fn26\">26<\/a><\/sup>. Selon la jurisprudence constante du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, le jour de l&rsquo;ex&eacute;cution de l&rsquo;acte n&rsquo;est pas pris en compte<sup><a data-fnq id=\"fnq27\" href=\"#fn27\">27<\/a><\/sup>. Le d&eacute;lai de prescription commence donc &agrave; courir le jour qui suit le jour des faits.<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">5.3.2 D&eacute;p&ocirc;t des comptes annuels &agrave; l&rsquo;AFC comme point de d&eacute;part d&eacute;terminant<\/h4><p>L&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; sur les prestations appr&eacute;ciables en argent au sens de l&rsquo;art. 4 al. 1 let. a LIA na&icirc;t au moment de l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance de la prestation correspondante (art. 12 al. 1 LIA) et devient exigible dans les 30 jours (art. 16 al. 1 let. c LIA). Durant ce d&eacute;lai, l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; doit &ecirc;tre d&eacute;clar&eacute; et acquitt&eacute; spontan&eacute;ment aupr&egrave;s de l&rsquo;AFC au moyen d&rsquo;un formulaire ad hoc (art. 38 al. 2 LIA).<\/p><p>L&rsquo;infraction de soustraction de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; au sens de l&rsquo;art. 61 let. a LIA est en principe l&rsquo;absence de d&eacute;claration et de paiement de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute;. Selon une jurisprudence plus ancienne du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, l&rsquo;infraction de l&rsquo;art. 61 let. a LIA, initi&eacute;e par la non-d&eacute;claration et l&rsquo;absence de paiement du montant de l&rsquo;imp&ocirc;t, n&rsquo;est au contraire r&eacute;alis&eacute;e que par le d&eacute;p&ocirc;t &agrave; l&rsquo;AFC de comptes annuels inexacts ne refl&eacute;tant pas les op&eacute;rations d&eacute;terminantes pour l&rsquo;imp&ocirc;t ou ne contenant aucun indice &agrave; ce sujet. Selon le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, la prescription ne commence donc &agrave; courir qu&rsquo;&agrave; partir du d&eacute;p&ocirc;t des comptes annuels aupr&egrave;s de l&rsquo;AFC<sup><a data-fnq id=\"fnq28\" href=\"#fn28\">28<\/a><\/sup>. Cette jurisprudence a &eacute;t&eacute; r&eacute;cemment confirm&eacute;e par le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral dans l&rsquo;arr&ecirc;t du 31 mars 2017 destin&eacute; &agrave; la publication officielle<sup><a data-fnq id=\"fnq29\" href=\"#fn29\">29<\/a><\/sup>.<\/p><p>En pratique, cela signifie que la prescription ne commence g&eacute;n&eacute;ralement pas &agrave; courir &agrave; la fin de l&rsquo;exercice au cours duquel la prestation appr&eacute;ciable en argent a &eacute;t&eacute; fournie, mais &agrave; la date ult&eacute;rieure du d&eacute;p&ocirc;t des comptes annuels (avec le formulaire d&eacute;terminant) aupr&egrave;s de l&rsquo;AFC. Ce n&rsquo;est pas le jour o&ugrave; les comptes annuels atteignent la sph&egrave;re de l&rsquo;AFC qui est d&eacute;terminant, mais le jour o&ugrave; la soci&eacute;t&eacute; d&eacute;pose les comptes annuels correspondants<sup><a data-fnq id=\"fnq30\" href=\"#fn30\">30<\/a><\/sup>.<\/p><p>Dans le cas pr&eacute;sent&eacute; au d&eacute;but de l&rsquo;article, le d&eacute;lai de prescription de 7 ans commence ainsi &agrave; courir le jour qui suit l&rsquo;envoi des comptes annuels &agrave; l&rsquo;AFC de l&rsquo;ann&eacute;e suivant le paiement des int&eacute;r&ecirc;ts (soit le 1<sup>er<\/sup> juillet). Ainsi, au 15 mai 2017, toutes les prestations appr&eacute;ciables en argent de p&eacute;riodes fiscales pour lesquelles aucun compte annuel n&rsquo;a encore &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute; le 14 mai 2010 ne sont pas encore prescrites. D&egrave;s lors, comme la prescription pour le paiement d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;chu le 31 mars 2009 ne commence &agrave; courir que le lendemain de l&rsquo;envoi des comptes annuels le 30 juin 2010 (soit le 1<sup>er<\/sup> juillet 2010), le droit bas&eacute; sur l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA n&rsquo;est pas encore prescrit pour tous les paiements d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts &agrave; compter du 1<sup>er<\/sup> janvier 2009 au moment o&ugrave; ce droit a &eacute;t&eacute; exerc&eacute; le 15 mai 2017. Pour que la suspension de la prescription prenne effet, l&rsquo;AFC doit toutefois notifier au contribuable, au plus tard le 30 juin 2017, une d&eacute;cision formelle au sens de l&rsquo;art. 41 LIA. Ainsi, alors que l&rsquo;AFC peut en fin de compte, le 15 mai 2017, demander l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; pour les ann&eacute;es 2012 &agrave; 2016 sur la base de l&rsquo;art. 4 al. 1 let. a LIA, elle ne peut, pour les ann&eacute;es 2009 &agrave; 2011, se fonder que sur le droit bas&eacute; sur l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA. Pour les prestations appr&eacute;ciables en argent des ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes, tant la pr&eacute;tention selon l&rsquo;art. 4 al. 1 let. a LIA que celle selon l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA sont prescrites.<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">5.3.3 D&eacute;but du d&eacute;lai si les comptes annuels ne sont pas d&eacute;pos&eacute;s &agrave; l&rsquo;AFC<\/h4><p>Si les comptes annuels ne sont pas d&eacute;pos&eacute;s par la soci&eacute;t&eacute; assujettie &agrave; l&rsquo;AFC<sup><a data-fnq id=\"fnq31\" href=\"#fn31\">31<\/a><\/sup>, le d&eacute;lai de prescription de 7 ans pourrait, selon les circonstances, commencer &agrave; courir tr&egrave;s tard (c&rsquo;est-&agrave;-dire au moment o&ugrave; l&rsquo;AFC requiert les comptes annuels correspondants).<\/p><p>Ce r&eacute;sultat n&rsquo;est pas convaincant. Il n&rsquo;est en effet pas admissible que l&rsquo;infraction de l&rsquo;art. 61 let. a LIA ne soit r&eacute;alis&eacute;e que si des comptes annuels inexacts sont d&eacute;pos&eacute;s &agrave; l&rsquo;AFC<sup><a data-fnq id=\"fnq32\" href=\"#fn32\">32<\/a><\/sup>. Si les comptes annuels ne sont pas remis &agrave; l&rsquo;AFC au m&eacute;pris de la prescription de l&rsquo;art. 21 al. 1 let. c OIA, le d&eacute;lai de 7 ans selon l&rsquo;opinion d&eacute;fendue ici devrait commencer &agrave; courir &agrave; l&rsquo;expiration du d&eacute;lai de 30 jours pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;art. 21 al. 1 OIA d&egrave;s l&rsquo;approbation des comptes annuels. Si aucune assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale au cours de laquelle les comptes annuels ont &eacute;t&eacute; approuv&eacute;s n&rsquo;a eu lieu, le d&eacute;lai devrait commencer &agrave; courir 30 jours apr&egrave;s la date la plus tardive de l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale ordinaire selon l&rsquo;art. 699 al. 2 CO (soit 6 mois apr&egrave;s la fin de l&rsquo;exercice annuel). Le d&eacute;p&ocirc;t des comptes annuels &agrave; l&rsquo;administration fiscale cantonale dans le cadre de la d&eacute;claration d&rsquo;imp&ocirc;t n&rsquo;est en revanche pas pertinente au regard du d&eacute;lai selon l&rsquo;opinion d&eacute;fendue ici, puisque les comptes annuels ne sont pas transmis automatiquement &agrave; l&rsquo;AFC par l&rsquo;administration fiscale cantonale.<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">5.3.4 Pas de d&eacute;lit continu<\/h4><p>On rel&egrave;vera toutefois que la figure juridique du d&eacute;lit continu, d&eacute;fendue pr&eacute;c&eacute;demment par le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, a &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;e. Ainsi, plusieurs actes ne forment une unit&eacute; du point de vue de la prescription que s&rsquo;ils sont similaires et dirig&eacute;s contre le m&ecirc;me bien juridique et constituent un comportement durablement contraire &agrave; une obligation juridique, englobant express&eacute;ment ou par analogie l&rsquo;infraction l&eacute;gale en cause<sup><a data-fnq id=\"fnq33\" href=\"#fn33\">33<\/a><\/sup>.<\/p><p>La prescription commence donc en principe &agrave; courir, pour chaque prestation imposable, au moment du dernier acte d&eacute;lictueux. Cela est &eacute;videmment primordial pour les prestations appr&eacute;ciables en argent r&eacute;currentes chaque ann&eacute;e (p. ex. paiements d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts excessifs).<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">5.4 Critique de la pratique actuelle<\/h3><p>La prolongation de la dur&eacute;e de la prescription par le biais du contournement de l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA a certes une longue tradition dans la pratique administrative et la jurisprudence, mais elle n&rsquo;est pas sans poser probl&egrave;me. En effet, l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment constitutif objectif de la soustraction d&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; de l&rsquo;art. 61 let. a LIA &eacute;tant toujours r&eacute;alis&eacute; avec le non-paiement de l&rsquo;imp&ocirc;t, le d&eacute;lai de prescription de cinq ans de l&rsquo;art. 17 LIA est rest&eacute; lettre morte et est de fait prolong&eacute; &agrave; 7 ans. La situation est analogue pour d&rsquo;autres types d&rsquo;imp&ocirc;ts: ainsi, le d&eacute;lai de prescription pour le droit de timbre (art. 30 al. 1 LT) et de douane (art. 75 al. 4 LD) est de fait prolong&eacute; de 5 &agrave; 7 ans par le m&eacute;canisme de l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA.<\/p><p>Le droit de l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA a rev&ecirc;tu une importance particuli&egrave;re en mati&egrave;re de droits de douane avant l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la nouvelle loi du 18 mars 2005 sur les douanes, d&egrave;s lors que le droit en vigueur jusqu&rsquo;au 1<sup>er<\/sup> mai 2007 pr&eacute;voyait un d&eacute;lai de prescription relatif extr&ecirc;mement court d&rsquo;un an seulement. Il est &agrave; noter que la loi sur les douanes, entr&eacute;e en vigueur le 1<sup>er<\/sup> mai 2007, r&eacute;serve explicitement &agrave; l&rsquo;art. 75 al. 4, 2<sup>&egrave;me<\/sup> phrase, LD &laquo;des d&eacute;lais de prescription plus longs selon les art. 11 et 12 DPA&raquo;<sup><a data-fnq id=\"fnq34\" href=\"#fn34\">34<\/a><\/sup>.<\/p><p>Le l&eacute;gislateur a choisi une autre voie pour la TVA. L&rsquo;art. 105 al. 3 LTVA pr&eacute;cise en effet que le droit fond&eacute; sur l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA n&rsquo;est pas soumis au r&eacute;gime de prescription de l&rsquo;art. 11 DPA en relation avec l&rsquo;art. 333 al. 6 CP. En principe, la r&eacute;glementation de la prescription applicable &agrave; la cr&eacute;ance de TVA (art. 42 LTVA) doit aussi s&rsquo;appliquer &agrave; la cr&eacute;ance en restitution bas&eacute;e sur l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA<sup><a data-fnq id=\"fnq35\" href=\"#fn35\">35<\/a><\/sup>. La r&eacute;glementation de l&rsquo;art. 105 al. 3 LTVA est parfaitement appropri&eacute;e et devrait &eacute;galement &ecirc;tre appliqu&eacute;e &agrave; l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute;. Il ne peut &ecirc;tre conforme &agrave; la volont&eacute; du l&eacute;gislateur qu&rsquo;une cr&eacute;ance fiscale prescrite soit port&eacute;e, par le m&eacute;canisme du rappel d&rsquo;imp&ocirc;t fond&eacute; sur l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA, au d&eacute;lai de prescription plus long de l&rsquo;art. 11 DPA en relation avec l&rsquo;art. 333 al. 6 CP. La jurisprudence ant&eacute;rieure du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral relative &agrave; l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA rendait n&eacute;cessaire la r&egrave;gle explicite de l&rsquo;art. 105 al. 3 LTVA<sup><a data-fnq id=\"fnq36\" href=\"#fn36\">36<\/a><\/sup>. Il devrait en aller de m&ecirc;me pour les autres lois fiscales qui ne contiennent pas (encore) de telles restrictions. En effet, le r&eacute;sultat de l&rsquo;art. 105 al. 3 LTVA pourrait ais&eacute;ment &ecirc;tre transpos&eacute; &agrave; la LIA par voie d&rsquo;interpr&eacute;tation, celle-ci ne connaissant pas de disposition contraire au sens de l&rsquo;art. 75 al. 4, 2<sup>&egrave;me<\/sup> phrase, LD<sup><a data-fnq id=\"fnq37\" href=\"#fn37\">37<\/a><\/sup>.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">5.5 Incoh&eacute;rence de la pratique r&eacute;cente du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral<\/h3><h4 class=\"wp-block-heading\">5.5.1 Pratique ant&eacute;rieure constante du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral<\/h4><p>L&rsquo;extension du d&eacute;lai de prescription par le recours &agrave; l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA peut cependant se fonder non seulement sur une pratique administrative intense, mais aussi sur une base solide dans la jurisprudence du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral<sup><a data-fnq id=\"fnq38\" href=\"#fn38\">38<\/a><\/sup>. Les critiques &eacute;mises par l&rsquo;auteur<sup><a data-fnq id=\"fnq39\" href=\"#fn39\">39<\/a><\/sup> n&rsquo;ont jusqu&rsquo;ici &eacute;t&eacute; accept&eacute;es ni par le Tribunal administratif f&eacute;d&eacute;ral ni par le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral. On trouve &eacute;galement dans les arr&ecirc;ts r&eacute;cents du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral le mantra selon lequel le droit bas&eacute; sur l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA ainsi que le d&eacute;lai de prescription de 7 ans selon l&rsquo;art. 12 al. 4 DPA s&rsquo;appliqueraient chaque fois que l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment constitutif objectif de la soustraction d&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; est r&eacute;alis&eacute; (en d&rsquo;autres termes, chaque fois que l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; pay&eacute;).<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">5.5.2 Revirement de jurisprudence du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral dans son arr&ecirc;t du 5 mai 2015?<\/h4><p>Ce mantra est &eacute;galement repris par le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral dans l&rsquo;arr&ecirc;t du 5 mai 2015 concernant les transactions de &laquo;&nbsp;dividend stripping&nbsp;&raquo; effectu&eacute;es dans le cadre de la CDI-Danemark<sup><a data-fnq id=\"fnq40\" href=\"#fn40\">40<\/a><\/sup>. Il est int&eacute;ressant de noter que la <em>ratio decidendi<\/em> de cet arr&ecirc;t est en contradiction flagrante avec cette affirmation. L&rsquo;affaire concernait une situation dans laquelle une banque sise au Danemark avait demand&eacute; le remboursement de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; alors que, d&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;avis de l&rsquo;AFC et du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, elle n&rsquo;avait pas droit aux avantages de la convention faute d&rsquo;&ecirc;tre b&eacute;n&eacute;ficiaire effectif<sup><a data-fnq id=\"fnq41\" href=\"#fn41\">41<\/a><\/sup>. Le motif juridique de la restitution de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; par la banque danoise en tant que b&eacute;n&eacute;ficiaire de la prestation (ainsi que la r&eacute;glementation applicable en mati&egrave;re de prescription) a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un long d&eacute;bat dans le cadre de la consultation publique de jugement du 5 mai 2015. A cet &eacute;gard, les juges se sont prononc&eacute;s en faveur d&rsquo;un &eacute;ventuel motif de restitution en se fondant sur des bases l&eacute;gales aventureuses.<\/p><p>&Eacute;tonnamment, dans leur jugement du 5 mai 2015, les juges &eacute;taient en revanche unanimes &agrave; ce qu&rsquo;un droit &agrave; la restitution ne puisse &ecirc;tre fond&eacute; sur l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA. La motivation du jugement pr&eacute;cise &agrave; cet &eacute;gard qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas dans le cas pr&eacute;sent d&rsquo;une infraction punissable, mais uniquement de savoir si la banque danoise devait se voir refuser la d&eacute;signation de b&eacute;n&eacute;ficiaire effectif pour ses demandes de remboursement d&eacute;pos&eacute;es en 2006<sup><a data-fnq id=\"fnq42\" href=\"#fn42\">42<\/a><\/sup>. Si toutefois la banque danoise devait se voir refuser la d&eacute;signation de b&eacute;n&eacute;ficiaire effectif et que celle-ci n&rsquo;avait donc pas droit au remboursement de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute;, elle a alors obtenu un remboursement injustifi&eacute; de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; en d&eacute;posant ses demandes de remboursement. Partant, l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment constitutif objectif de l&rsquo;art. 61 let. c LIA est r&eacute;alis&eacute;. D&egrave;s lors, si, dans son arr&ecirc;t du 5 mai 2015, le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral a rejet&eacute; une pr&eacute;tention fond&eacute;e sur l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA, faute d&rsquo; &laquo;infraction punissable&raquo;, il faut partir du principe que des exigences suppl&eacute;mentaires allant au-del&agrave; de la simple restitution injustifi&eacute;e de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; sont pos&eacute;es &agrave; cet &eacute;gard. De m&ecirc;me, le seul non-paiement de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; ne peut plus suffire &agrave; fonder une pr&eacute;tention au sens de l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA. Quelles exigences suppl&eacute;mentaires ont &eacute;t&eacute; pos&eacute;es ici par le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral reste naturellement parfaitement ouvert. M&ecirc;me si le verdict du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral para&icirc;t tr&egrave;s l&eacute;ger, il n&rsquo;en rev&ecirc;t pas moins une certaine importance, dans la mesure o&ugrave; le droit &agrave; la restitution &eacute;tait difficilement justifiable et o&ugrave;, en d&eacute;finitive, une application par analogie des principes de l&rsquo;enrichissement ill&eacute;gitime (mais en application de la r&eacute;glementation de la prescription dans la LIA) apparaissait susceptible de r&eacute;unir une majorit&eacute;. Dans ce contexte, il est frappant de constater que tous les juges f&eacute;d&eacute;raux ont renonc&eacute; &agrave; faire valoir une pr&eacute;tention fond&eacute;e sur l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA, qui aurait pu, d&rsquo;une part, se fonder sur une jurisprudence f&eacute;d&eacute;rale ancienne et, d&rsquo;autre part, r&eacute;soudre &eacute;l&eacute;gamment la probl&eacute;matique de la prescription.<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">5.5.3 Confirmation de l&rsquo;ancienne pratique dans l&rsquo;arr&ecirc;t du 31 mars 2017<\/h4><p>Reste &agrave; savoir s&rsquo;il s&rsquo;agit bien d&rsquo;une lueur d&rsquo;espoir ou simplement d&rsquo;un mirage. Ainsi, dans les arr&ecirc;ts rendus depuis lors (par ex. l&rsquo;arr&ecirc;t du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral du 31 mars 2017), le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral maintient malheureusement la formule utilis&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; aujourd&rsquo;hui, selon laquelle le seul non-paiement de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; suffit &agrave; fonder le droit au sens de l&rsquo;art. 12 al. 1 let. a DPA<sup><a data-fnq id=\"fnq43\" href=\"#fn43\">43<\/a><\/sup> (ainsi que la prolongation correspondante du d&eacute;lai de prescription de 5 &agrave; 7 ans). Il s&rsquo;agissait toutefois d&rsquo;un cas, dans lequel une proc&eacute;dure formelle de soustraction fiscale avait &eacute;t&eacute; ouverte par l&rsquo;AFC. La question de savoir si l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment subjectif de l&rsquo;art. 61 let. a LIA &eacute;tait r&eacute;alis&eacute; en l&rsquo;esp&egrave;ce n&rsquo;a en revanche pas &eacute;t&eacute; tranch&eacute;e.<\/p><p>Le conseiller prudent doit donc s&rsquo;attendre &agrave; ce que les cr&eacute;ances de l&rsquo;AFC en mati&egrave;re d&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; puissent &ecirc;tre invoqu&eacute;es pendant 7 ans &agrave; compter du d&eacute;p&ocirc;t des comptes annuels aupr&egrave;s de l&rsquo;AFC et que le d&eacute;lai ne commence &agrave; courir qu&rsquo;&agrave; partir du d&eacute;p&ocirc;t des comptes annuels incomplets aupr&egrave;s de l&rsquo;AFC. Dans le cas d&rsquo;esp&egrave;ce, il faut donc s&rsquo;attendre &agrave; ce que la revendication de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; soit prot&eacute;g&eacute;e par le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral non seulement pour les ann&eacute;es 2016 &agrave; 2012, mais aussi pour les ann&eacute;es 2009 &agrave; 2011.<\/p><p><em>R&eacute;vision par Margaux Stanton<\/em><\/p><div class=\"wp-block-sht-footnotes b-footnotes\">\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Fussnoten<\/h2>\n\n\n\n<p id=\"fn1\" class=\"b-footnote\">Stefan Oesterhelt, Verj&auml;hrung im Steuerrecht, Archives 79 (2010\/2011), 817 ss. Cf aussi Oesterhelt\/Fracheboud, in: Frank\/Eicker\/Achermann\/Markwalder (&eacute;d.), Basler Kommentar, VStrR, B&acirc;le 2020, art. 11 VStrR n&deg; 12 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn2\" class=\"b-footnote\">Oesterhelt\/Deiss, Aktuelle Fragen zur Konzernfinazierung, s&eacute;minaire IFF &ldquo;Unternehmenssteuerrecht&rdquo; des 22 et 23 ao&ucirc;t 2016, diapositives 46 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn3\" class=\"b-footnote\">TF, 31.3.2017, 2C_1154\/2015.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn4\" class=\"b-footnote\">Dans le cadre de cette contribution, il n&rsquo;est pas question de savoir si l&rsquo;application de la th&eacute;orie dite du b&eacute;n&eacute;ficiaire direct (et donc le refus de l&rsquo;exon&eacute;ration ou de la proc&eacute;dure de d&eacute;claration) est mat&eacute;riellement correcte. L&agrave; aussi, selon l&rsquo;auteur, des doutes s&eacute;rieux subsistent. En l&rsquo;esp&egrave;ce, seule la question de la prescription doit &ecirc;tre trait&eacute;e.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn5\" class=\"b-footnote\">Art. 1 al. 1 de l&rsquo;ordonnance sur l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t moratoire en mati&egrave;re d&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; (RS 642.212).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn6\" class=\"b-footnote\">Si la cr&eacute;ance d&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute; prend naissance par exemple le 1<sup>er <\/sup>janvier 2010, la prescription prend fin le 31 d&eacute;cembre 2015 &agrave; minuit. Le fait que le lendemain (1<sup>er<\/sup> janvier 2016) soit un jour f&eacute;ri&eacute; l&eacute;gal est sans pertinence.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn7\" class=\"b-footnote\">Cf. ATF 126 II 1 ss, 3.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn8\" class=\"b-footnote\">Cf. Michael Beusch., in: Zweifel\/Beusch\/Bauer-Balmelli (&eacute;d.), Kommentar zum Schweizerischen Steuerrecht, VStG, 2<sup>&egrave;me<\/sup> &eacute;dition, B&acirc;le 2012, art. 17 n&deg; 17 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn9\" class=\"b-footnote\">TF, 23.11.1894, ATF 20, 1020 ss (concernant la prescription des pr&eacute;tentions civiles).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn10\" class=\"b-footnote\">TAF, 21.1.2010, A-1571\/2006, consid. 2.5.1; TAF, 23.11.2007, A-1427\/2006, consid. 2.6; TAF, 17.7.2007, A-1402\/2006, consid. 2.4; CRC, 18.10.2006, JAAC 67.17, consid. 3.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn11\" class=\"b-footnote\">Cf. TF, 26.11.1999, ATF 126 II 1 ss, 6; TF, 18.12.2008, 2C.502\/2008, consid. 7.2; TF, 24.1.2011, 2C.188\/2010 et 2C.194\/2010, consid. 5.4.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn12\" class=\"b-footnote\">La jurisprudence du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral a d&eacute;j&agrave; fait l&rsquo;objet d&rsquo;une appr&eacute;ciation critique d&eacute;taill&eacute;e de la part de l&rsquo;auteur (cf. Stefan Oesterhelt, Archives 79 (2011\/2012), 817 ss, 821 ss), ce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas lieu de r&eacute;p&eacute;ter ici. Jusqu&rsquo;&agrave; nouvel avis, la position du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral &agrave; ce sujet doit sans doute &ecirc;tre accept&eacute;e.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn13\" class=\"b-footnote\">TF, 31.3.2017, 2C_1154\/2015, consid. 4; TF, 20.9.2016, 2C_912\/2015, RDAF 2016 II 634 ss consid. 5.1; TF, 24.1.2014, 2C_201\/2013, consid. 7.4; TF, 16.7.2013, 2C_185\/2013, Archives 82 (2013\/2014), 427 ss consid. 8; TF, 8.4.2010, 2C.747\/2009, consid. 4.1; TF, 22.12.2009, 6B.746\/2009, consid. 7; TF, 2.2.2007, 2A.242\/2006, consid. 2.1; TF, 9.10.2006, 2A.230\/2006, consid. 7.1; TF, 23.8.2005, 2A.82\/2005, consid. 2.1; TF, 8.2.2005, 2A.608\/2004, consid. 4.1; TF, 15.11.2004, 2A.199\/2004, consid. 2.1; TF, du 10.5.2004, 2A.603\/2003, consid. 3.2; TF, 10.5.2004, 2A, 580, consid. 3.3; TF, 31.3.2004, 2A.1\/2004, consid. 2.1.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn14\" class=\"b-footnote\">TF, 21.7.1980, ATF 106 Ib 218 ss, 222.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn15\" class=\"b-footnote\">TF, 7.2.2001, Archives 70 (2001\/2002), 330 ss, 333; TF, 4.5.1981, ATF 110 Ib 306 ss, 311; TF, 28.8.1981, ATF 107 Ib 198 ss, 204; TF, 21.7.1980, ATF 106 Ib 218 ss, 222.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn16\" class=\"b-footnote\">Il en va de m&ecirc;me de Jan Langlo, qui propose de lege ferenda un d&eacute;lai de prescription de cinq ans (Jan Langlo, Prescription des infractions fiscales: le pi&egrave;ge de l&rsquo;article 333 alin&eacute;a 6 CP, Archives 75 (2006\/2007), 433 ss, 446).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn17\" class=\"b-footnote\">TF, 16.10.2008, ATF 134 IV 328 ss, 332; cf. &agrave; ce sujet Riedo\/Zurbr&uuml;gg, PJA 2009, 372 ss; Henri Torrione, Les infractions fiscales en mati&egrave;re d&rsquo;imp&ocirc;ts directs et dans le domaine de l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute;, des droits de timbre et de la TVA, in: OREF (&eacute;d.), Les proc&eacute;dures en droit fiscal, 3<sup>&egrave;me<\/sup> &eacute;dition, Berne 2015, 951 ss, 1071.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn18\" class=\"b-footnote\">Cf. pour plus de d&eacute;tails Oesterhelt, (n. 1), Archives 79 (2010\/2011), 817 ss, 830 s.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn19\" class=\"b-footnote\">Cf. TF, 30.9.2010, 2C.112\/2010, consid. 2.1.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn20\" class=\"b-footnote\">Cf. AFC, 21.11.2006, Praxis der Bundessteuern, I<sup>&egrave;re<\/sup> partie, tome 2: Verrechnungssteuer, art. 17 n&deg; 17.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn21\" class=\"b-footnote\">Commission f&eacute;d&eacute;rale de recours en mati&egrave;re de douanes (CRD) du 25.4.2006, Archives 75 (2006\/2007), 503 ss, 507.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn22\" class=\"b-footnote\">Message du Conseil f&eacute;d&eacute;ral concernant la modification du code p&eacute;nal suisse du 21.9.1998, FF 1999 II 1979 ss, 2157.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn23\" class=\"b-footnote\">TF, 31.3.2017, 2C_1154\/2015, consid. 5.7.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn24\" class=\"b-footnote\">Cf. TF, 30.11.1978, ATF 104 IV 266 ss, 267; message du Conseil f&eacute;d&eacute;ral du 21.4.1971 relatif au DPA, FF 1971 I 1007.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn25\" class=\"b-footnote\">CRS 21.4.1995, Archives 64 (1995\/96), 648 ss, 656.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn26\" class=\"b-footnote\">TF, 24.1.1975, ATF 101 IV 20 ss, 23 ss, du 11.8.2008, ATF 134 IV 297 ss, 300 s.; TF, 16.12.2013, ATF 140 II 7 ss, 9.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn27\" class=\"b-footnote\">TF, 3.12.1971, ATF 97 IV 238 ss, 239; TF, 27.3.1981, ATF 107 Ib 74 ss, 75.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn28\" class=\"b-footnote\">TF, 26.3.1987, Archives 56 (1987\/88), 203 ss, 208.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn29\" class=\"b-footnote\">TF, 31.3.2017, 2C_1154\/2015, consid. 4.6.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn30\" class=\"b-footnote\">TF, 31.3.2017, 2C_1154\/2015, consid. 4.6.2.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn31\" class=\"b-footnote\">Par exemple parce que la soci&eacute;t&eacute; consid&eacute;rait (&agrave; tort) qu&rsquo;il n&rsquo;existait aucun des motifs cit&eacute;s &agrave; l&rsquo;art. 21 OIA.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn32\" class=\"b-footnote\">Cf. Beusch\/Malla, art. 61 LIA n&deg; 11, in: Zweifel\/Beusch\/Bauer-Balmelli (&eacute;d.), Kommentar zum Schweizerischen Steuerrecht, VStG, 2<sup>&egrave;me<\/sup> &eacute;dition, B&acirc;le 2012.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn33\" class=\"b-footnote\">TF, 18.3.1994, ATF 120 IV 6 ss, 8; cf. aussi TF, 20.5.2000, ATF 126 IV 141 ss, 142 ss; TF, 20.2.1998, ATF 124 IV 59 ss, 61; TF, 7.11.1997, ATF 124 IV 5 ss, 6 ss; TF, 29.9.1998, ATF 123 IV 193 ss, 194 ss; TF, 28.5.1993, ATF 119 IV 199 ss, 200 ss; TF, 17.2.1993, ATF 327.69 ss, ATF 327.69 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn34\" class=\"b-footnote\">Cf. &agrave; ce sujet Daniel Riedo, in: Kocher\/Clavadetscher (&eacute;d.), Zollgesetz, Berne 2009, art. 75 LD n&deg; 22.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn35\" class=\"b-footnote\">Cf. art. 105 al. 3 let. a LTVA.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn36\" class=\"b-footnote\">Cf. &agrave; ce sujet Val&eacute;rie Paris, in: Zweifel\/Beusch\/Glauser\/Robinson (&eacute;d.), LTVA, B&acirc;le 2015, art. 105 n&deg; 13 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn37\" class=\"b-footnote\">Cf. &agrave; ce sujet Weidmann\/Oesterhelt, Nachentrichtung der Verrechnungssteuer gem&auml;ss Art. 12 VstrR, RF 2007, 622 ss, 635. Invoquant les critiques de Weidmann\/Oesterhelt, Hans-Peter Hochreutener demande d&eacute;sormais que l&rsquo;art. 12 DPA ne soit applicable que si les auteurs ont adopt&eacute; une &laquo;d&eacute;marche particuli&egrave;rement r&eacute;pr&eacute;hensible&raquo; (cf. Hans-Peter Hochreutener, Erg&auml;nzungsband zu &laquo;&nbsp;Die eidgen&ouml;ssischen Stempelabgaben und die Verrechnungssteuer&nbsp;&raquo;, ch. 147, Berne 2017).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn38\" class=\"b-footnote\">Cf. &agrave; ce sujet les justificatifs en note de bas de page 11.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn39\" class=\"b-footnote\">Cf. notamment Stefan Oesterhelt, Archives 79 (2010\/2011), 817 ss, 837 ss; Weidmann\/Oesterhelt, RF 2007, 622 ss, 635.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn40\" class=\"b-footnote\">TF, 5.5.2015, 2C_364\/2012, consid. 8.4.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn41\" class=\"b-footnote\">Cf. &agrave; ce sujet Beat Baumgartner, Beneficial Ownership und Dividendenarbitrage &ndash; Urteile des Bundesgerichts vom 5.5.2015, RF 2015, 924 ss; Nordin\/Schudel, Finanzprodukte und Verrechnungssteuerr&uuml;ckerstattung &ndash; ausgew&auml;hlte Aspekte, FStR 2016, 37 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn42\" class=\"b-footnote\">TF, 5.5.2015, 2C_364\/2012, consid. 8.4.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn43\" class=\"b-footnote\">TF, 31.3.2017, 2C_1154\/2015, consid. 4.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019art. 17 al. 1 LIA, les cr\u00e9ances fiscales de l\u2019imp\u00f4t anticip\u00e9 se prescrivent par cinq ans \u00e0 compter de la fin de l\u2019ann\u00e9e civile au cours de laquelle elles ont pris naissance. 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