{"id":3324,"date":"2020-05-04T17:20:48","date_gmt":"2020-05-04T15:20:48","guid":{"rendered":"https:\/\/steuerportal.ch\/?post_type=sht_proarticle&#038;p=3324"},"modified":"2020-05-06T18:16:12","modified_gmt":"2020-05-06T16:16:12","slug":"droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box","status":"publish","type":"sht_proarticle","link":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\/","title":{"rendered":"Droit de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et droit fiscal: enjeux actuels d\u2019une collaboration ou d\u2019une confrontation autour de la licence box"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-sht-language-excerpt b-language-excerpt\" lang=\"de-DE\"><div class=\"b-language-excerpt__inner\">\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Deutschsprachige Zusammenfassung: <\/h2>\n\n\n\n<p><em>Im derzeitigen internationalen Steuerkontext arbeitet die OECD seit mehreren Jahren an der Entwicklung von L&ouml;sungen zur Bek&auml;mpfung der aggressiven Steuerplanung und hat hierzu einen Aktionsplan (BEPS-Massnahmen) ver&ouml;ffentlicht, welcher 15 Massnahmen zur globalen und harmonisierten Bek&auml;mpfung von Erosion des Steuersubstrats und von Gewinnverschiebungen umfasst.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>In diesem Zusammenhang hat die Schweiz beschlossen, im Rahmen der beschr&auml;nkten Gesetzgebungskompetenzen der Mitgliedsl&auml;nder ein Patentbox-System (im STAF integriert) einzuf&uuml;hren, das nicht unter den Begriff des unlauteren Wettbewerbs im Sinne von Aktionspunkt 5 des BEPS-Aktionsplans f&auml;llt.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Die Patentboxregelung gilt allerdings nur f&uuml;r bestimmte Immaterialg&uuml;terrechte und kommt nur zur Anwendung, wenn ein wesentlicher Teil der Forschungs- und Entwicklungst&auml;tigkeit in dem den Steuervorteil gew&auml;hrenden Land ausge&uuml;bt wurde. Um diese Anforderung zu erf&uuml;llen, empfiehlt Aktionspunkt 5 die Anwendung des Nexus-Ansatzes. Bei diesem Ansatz wird der steuerbeg&uuml;nstigte Anteil der Einnahmen aus geistigem Eigentum anhand des Verh&auml;ltnisses zwischen den Ausgaben f&uuml;r Forschungs- und Entwicklungsaktivit&auml;ten und anderen Ausgaben im Bereich des geistigen Eigentums bestimmt.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>In der Schweiz errechnet sich der Nettogewinn aus Verm&ouml;genswerten des geistigen Eigentums auf Basis des aus dem Produkt stammenden Nettogewinns vor Steuern, vermindert um 6% der dem Produkt zugerechneten Kosten und der Markenverg&uuml;tung; das Ergebnis wird dann mit dem entsprechenden Nexusquotienten multipliziert.<\/em><\/p>\n<\/div><\/div><h2 class=\"wp-block-heading\"><a>I.<\/a> Introduction<\/h2><p>L&rsquo;innovation est plus que jamais l&rsquo;un des aspects centraux d&rsquo;une strat&eacute;gie d&rsquo;entreprise efficace. Elle s&rsquo;&eacute;tend aujourd&rsquo;hui de la recherche et du d&eacute;veloppement classique &agrave; un &eacute;ventail plus large d&rsquo;actifs immat&eacute;riels, parmi lesquels les donn&eacute;es, les nouveaux processus organisationnels, les comp&eacute;tences propres &agrave; l&rsquo;entreprise, qui constituent, ensemble, ce que l&rsquo;on appelle le capital intellectuel (<i>knowledge-based capital<\/i>, KBC)<sup><a data-fnq id=\"fnq1\" href=\"#fn1\">1<\/a><\/sup>. Les entreprises investissent actuellement plus rapidement dans le capital intellectuel que dans les outils de production classiques: appareils, machines et b&acirc;timents, notamment.<\/p><p>Cet accroissement de l&rsquo;investissement cr&eacute;e un besoin d&rsquo;adaptation de l&rsquo;environnement r&egrave;glementaire et fiscal, notamment eu &eacute;gard au caract&egrave;re mobile du capital intellectuel qui est par nature difficile &agrave; isoler, particuli&egrave;rement pour les Etats qui cherchent &agrave; imposer cette source de valeur. C&rsquo;est bien &eacute;videmment dans le cadre de l&rsquo;imposition des multinationales, dont la croissance et les profits d&eacute;pendent essentiellement de l&rsquo;investissement dans les actifs intangibles, que ce probl&egrave;me est le plus aigu. Aujourd&rsquo;hui, les actifs mat&eacute;riels de Nestl&eacute; ne repr&eacute;sentent qu&rsquo;une fraction de sa valeur (la capitalisation boursi&egrave;re est six fois plus &eacute;lev&eacute;e que ses actifs nets comptables), alors m&ecirc;me que ce groupe est actif dans la vente de produits alimentaires<sup><a data-fnq id=\"fnq2\" href=\"#fn2\">2<\/a><\/sup>. Ainsi, les actifs intangibles jouent un r&ocirc;le crucial m&ecirc;me pour les soci&eacute;t&eacute;s dont les domaines d&rsquo;activit&eacute; ne sont pas li&eacute;s uniquement aux sciences de l&rsquo;innovation<sup><a data-fnq id=\"fnq3\" href=\"#fn3\">3<\/a><\/sup>.<\/p><p>Des initiatives internationales en mati&egrave;re fiscale, ainsi que l&rsquo;adaptation de la l&eacute;gislation fiscale des pays de l&rsquo;OCDE, ont r&eacute;cemment abouti &agrave; de nouvelles r&egrave;glementations avec pour objectif d&rsquo;apporter plus de transparence dans la quantification et la localisation du capital intellectuel, plus particuli&egrave;rement de certains droits de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, afin de restreindre les possibilit&eacute;s de planification fiscale et d&rsquo;instaurer des r&egrave;gles plus &laquo;<em>&eacute;quitables<\/em>&raquo;<sup><a data-fnq id=\"fnq4\" href=\"#fn4\">4<\/a><\/sup>. Ces initiatives concernent l&rsquo;&eacute;valuation, la r&eacute;partition et l&rsquo;imposition des actifs intangibles.<\/p><p>Parall&egrave;lement, il est &agrave; pr&eacute;voir que les strat&eacute;gies d&rsquo;optimisation internationales vont se concentrer sur la recherche et le d&eacute;veloppement fiscalement privil&eacute;gi&eacute;s, accroissant ainsi la documentation n&eacute;cessaire afin de b&eacute;n&eacute;ficier de certains all&egrave;gements fiscaux.<\/p><p>Ainsi, le capital intellectuel au sens large et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle au sens &eacute;troit feront l&rsquo;objet d&rsquo;une analyse individualis&eacute;e, sans que, &agrave; notre connaissance, le l&eacute;gislateur ou la doctrine se soient interrog&eacute;s sur la coh&eacute;rence des diverses notions retenues dans les cadres civil, r&egrave;glementaire et fiscal, alors m&ecirc;me qu&rsquo;elles seront encore plus &eacute;troitement li&eacute;es &agrave; l&rsquo;avenir.<\/p><p>Il nous a paru int&eacute;ressant d&rsquo;examiner l&rsquo;interaction entre ces deux domaines au travers de deux questions g&eacute;n&eacute;rales:<\/p><p>(i) Quelle influence les nouvelles dispositions fiscales sont-elles susceptibles d&rsquo;avoir sur le droit civil?<\/p><p>(ii) Quelle influence les dispositions civiles existantes sont-elles susceptibles d&rsquo;avoir sur le droit fiscal?<\/p><p>A cette fin, nous d&eacute;finirons en premier lieu la notion de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, d&rsquo;abord en droit de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, puis en droit fiscal. Nous mettrons ensuite en &eacute;vidence les influences r&eacute;ciproques entre ces deux domaines au travers du privil&egrave;ge fiscal li&eacute; &agrave; la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle (la licence box).<\/p><p>Enfin, les consid&eacute;rations d&eacute;velopp&eacute;es aux points pr&eacute;c&eacute;dents nous permettront de r&eacute;pondre, au moins partiellement, aux deux questions g&eacute;n&eacute;rales soulev&eacute;es dans cette introduction.<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\"><a>II. <\/a>Notions de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle<\/h2><h3 class=\"wp-block-heading\">A. En droit de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle<\/h3><p>La propri&eacute;t&eacute; intellectuelle est l&rsquo;ensemble des droits exclusifs accord&eacute;s sur les cr&eacute;ations intellectuelles. Selon la tradition fran&ccedil;aise, elle se subdivise en deux cat&eacute;gories: la propri&eacute;t&eacute; litt&eacute;raire ou artistique d&rsquo;une part, qui concerne les &oelig;uvres de l&rsquo;esprit (droit d&rsquo;auteur et droits voisins), et la propri&eacute;t&eacute; industrielle de l&rsquo;autre, qui inclut les cr&eacute;ations techniques (brevet d&rsquo;invention, obtention v&eacute;g&eacute;tale et topographie de semi-conducteur) et les signes distinctifs (marque et indication g&eacute;ographique, design et nom de domaine).<\/p><p>L&rsquo;&oelig;uvre est d&eacute;finie, en droit suisse, comme toute cr&eacute;ation de l&rsquo;esprit, litt&eacute;raire ou artistique, qui a un caract&egrave;re individuel<sup><a data-fnq id=\"fnq5\" href=\"#fn5\">5<\/a><\/sup>. Les conditions g&eacute;n&eacute;rales expos&eacute;es &agrave; l&rsquo;article&nbsp;2&nbsp;al.&nbsp;1 LDA valent pour toutes les &oelig;uvres au sens de la LDA<sup><a data-fnq id=\"fnq6\" href=\"#fn6\">6<\/a><\/sup>. Le brevet d&rsquo;invention est quant &agrave; lui d&eacute;livr&eacute; pour les inventions nouvelles utilisables industriellement<sup><a data-fnq id=\"fnq7\" href=\"#fn7\">7<\/a><\/sup>, &eacute;tant pr&eacute;cis&eacute; que l&rsquo;invention est caract&eacute;ris&eacute;e en ce qu&rsquo;elle constitue la solution d&rsquo;un probl&egrave;me technique<sup><a data-fnq id=\"fnq8\" href=\"#fn8\">8<\/a><\/sup>. S&rsquo;agissant des obtentions v&eacute;g&eacute;tales, la protection est accord&eacute;e &agrave; toutes les vari&eacute;t&eacute;s qui sont nouvelles, distinctes, homog&egrave;nes et stables<sup><a data-fnq id=\"fnq9\" href=\"#fn9\">9<\/a><\/sup>. Enfin, sont prot&eacute;g&eacute;es les structures tridimensionnelles de produits semi-conducteurs (topographies), quel que soit leur mode de fixation ou de codage et pour autant qu&rsquo;elles ne soient pas banales<sup><a data-fnq id=\"fnq10\" href=\"#fn10\">10<\/a><\/sup>.<\/p><p>La marque est un signe propre &agrave; distinguer les produits ou les services d&rsquo;une entreprise de ceux d&rsquo;autres entreprises<sup><a data-fnq id=\"fnq11\" href=\"#fn11\">11<\/a><\/sup>. On qualifie par ailleurs de design la cr&eacute;ation de produits ou de parties de produits caract&eacute;ris&eacute;s notamment par la disposition de lignes, de surfaces, de contours ou de couleurs, ou par le mat&eacute;riau utilis&eacute;<sup><a data-fnq id=\"fnq12\" href=\"#fn12\">12<\/a><\/sup>, &eacute;tant pr&eacute;cis&eacute; que, pour &ecirc;tre prot&eacute;geable, le design doit &ecirc;tre &agrave; la fois nouveau et original (art. 2 al. 1 LDes).<\/p><p>La raison de commerce est quant &agrave; elle le nom de la soci&eacute;t&eacute;. A titre d&rsquo;exemple, la raison sociale d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; anonyme sert &agrave; individualiser cette derni&egrave;re et &agrave; la distinguer<sup><a data-fnq id=\"fnq13\" href=\"#fn13\">13<\/a><\/sup>. L&rsquo;enseigne (commerciale) se rapporte au local affect&eacute; au commerce, tandis que le nom commercial est une d&eacute;signation sp&eacute;ciale qui s&rsquo;attache &agrave; qualifier l&rsquo;entreprise en tant que telle, sans lien avec le local affect&eacute; au commerce<sup><a data-fnq id=\"fnq14\" href=\"#fn14\">14<\/a><\/sup>. On rel&egrave;vera que les raisons &eacute;trang&egrave;res ne sont pas prot&eacute;g&eacute;es par le code des obligations (CO), mais uniquement par la loi f&eacute;d&eacute;rale contre la concurrence d&eacute;loyale (LCD<sup><a data-fnq id=\"fnq15\" href=\"#fn15\">15<\/a><\/sup>) et le code civil (CC)<sup><a data-fnq id=\"fnq16\" href=\"#fn16\">16<\/a><\/sup>.<\/p><p>Il est possible d&rsquo;inclure dans une d&eacute;finition large de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle la raison de commerce, l&rsquo;enseigne, le nom commercial, d&eacute;finis ci-dessus, ainsi que les droits aff&eacute;rents &agrave; l&rsquo;individu, tels que le droit &agrave; la personnalit&eacute; ou encore le droit &agrave; l&rsquo;image. Le droit &agrave; la personnalit&eacute;, expos&eacute; dans le CC, prot&egrave;ge la dignit&eacute; et la valeur de l&rsquo;&ecirc;tre humain des atteintes illicites caus&eacute;es par d&rsquo;autres &ecirc;tres humains. Le droit &agrave; l&rsquo;image est une facette du droit &agrave; la personnalit&eacute;, permettant &agrave; chacun de d&eacute;cider de l&rsquo;usage de sa propre image; en cons&eacute;quence, il est en principe interdit de dessiner, de peindre, de photographier ou de filmer une personne sans que celle-ci y ait consenti<sup><a data-fnq id=\"fnq17\" href=\"#fn17\">17<\/a><\/sup>.<\/p><p>Sont &eacute;galement consid&eacute;r&eacute;s comme des actifs immat&eacute;riels les secrets &eacute;conomiques ou industriels, qui regroupent les secrets de fabrication (informations de nature technique) et les secrets d&rsquo;affaires ou secrets commerciaux (informations de nature commerciale). Le droit suisse contient quelques r&eacute;f&eacute;rences aux secrets: l&rsquo;article 162 du code p&eacute;nal (CP<sup><a data-fnq id=\"fnq18\" href=\"#fn18\">18<\/a><\/sup>) punit la violation des secrets de fabrication et des secrets commerciaux, tandis que les articles 4 let. c et 6 LCD punissent respectivement l&rsquo;incitation &agrave; trahir ou &agrave; surprendre des secrets de fabrication ou d&rsquo;affaires de l&rsquo;employeur ou du mandant et l&rsquo;exploitation ou la divulgation de tels secrets dont la connaissance est indue.<\/p><p>Selon le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, &laquo;<em>constitue un secret, au sens du ces dispositions, toute connaissance particuli&egrave;re qui n&rsquo;est pas de notori&eacute;t&eacute; publique, qui n&rsquo;est pas facilement accessible, dont un fabricant ou un commer&ccedil;ant a un int&eacute;r&ecirc;t l&eacute;gitime &agrave; conserver l&rsquo;exclusivit&eacute; et qu&rsquo;en fait il n&rsquo;entend pas divulguer. Par secrets de fabrication, on entend les recettes et moyens de fabrication qui ne sont pas publics et qui rev&ecirc;tent une grande valeur pour le fabricant; par secrets commerciaux, on entend la connaissance de sources d&rsquo;achat et de ravitaillement, et celles relatives &agrave; l&rsquo;organisation, la calculation [sic] du prix, la publicit&eacute; et la production<\/em>&raquo;<sup><a data-fnq id=\"fnq19\" href=\"#fn19\">19<\/a><\/sup>.<\/p><p>En dernier lieu, il faut &eacute;voquer le savoir-faire, ou <em>know-how<\/em> en anglais, qui peut se d&eacute;finir comme l&rsquo;ensemble des connaissances techniques, des m&eacute;thodes et des informations commerciales. Le savoir-faire inclut ainsi &eacute;galement des manuels d&rsquo;instruction, des formules ou encore des fichiers de clients, que ces informations soient incorpor&eacute;es sur un support mat&eacute;riel ou non. Il n&rsquo;inclut toutefois pas les inventions brevet&eacute;es, qui b&eacute;n&eacute;ficient de la protection conf&eacute;r&eacute;e par le brevet<sup><a data-fnq id=\"fnq20\" href=\"#fn20\">20<\/a><\/sup>. M&ecirc;me si les notions de savoir-faire et de secret ne se recoupent pas <em>de lege lata<\/em>, on imagine ais&eacute;ment qu&rsquo;un contrat de savoir-faire portera le plus souvent sur des informations connues exclusivement du cocontractant, faute de quoi l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t commercial et juridique &agrave; pouvoir en disposer sera moindre, voire inexistant. Se basant sur le r&egrave;glement europ&eacute;en n&deg; 772\/2004, une partie de la doctrine consid&egrave;re quant &agrave; elle que le savoir-faire se d&eacute;finit comme un ensemble d&rsquo;informations pratiques non brevet&eacute;es, r&eacute;sultant de l&rsquo;exp&eacute;rience et test&eacute;es, qui est secret, substantiel et identifi&eacute;<sup><a data-fnq id=\"fnq21\" href=\"#fn21\">21<\/a><\/sup>.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">B. En droit fiscal<\/h3><p>Il n&rsquo;existe pas de d&eacute;finition pr&eacute;cise en droit fiscal interne suisse du terme de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle<sup><a data-fnq id=\"fnq22\" href=\"#fn22\">22<\/a><\/sup>. Le droit fiscal national et international conna&icirc;t depuis tr&egrave;s longtemps la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle et les actifs incorporels (ou actifs intangibles) en g&eacute;n&eacute;ral, mais aucune d&eacute;finition l&eacute;gale harmonis&eacute;e n&rsquo;existe au niveau f&eacute;d&eacute;ral, bien que ces actifs soient de longue date un enjeu en mati&egrave;re de prix de transfert. La documentation la plus abondante &agrave; ce sujet se trouve dans les chapitres qui leur sont consacr&eacute;s dans les lignes directrices en mati&egrave;re de prix de transfert de l&rsquo;OCDE pour les entreprises multinationales et les administrations fiscales<sup><a data-fnq id=\"fnq23\" href=\"#fn23\">23<\/a><\/sup>.<\/p><p>Comme les flux passifs et les actifs financiers (pr&ecirc;t\/int&eacute;r&ecirc;ts &ndash; participation\/dividendes), les entreprises peuvent facilement d&eacute;placer les actifs incorporels et leurs rendements qui sont de surcro&icirc;t extr&ecirc;mement difficiles &agrave; &eacute;valuer. Les multinationales jouissent d&rsquo;une grande marge de man&oelig;uvre, en th&eacute;orie du moins, pour allouer les actifs et leurs revenus aux diverses juridictions dans lesquelles elles sont pr&eacute;sentes.<\/p><p>Dans le cadre des actions BEPS, l&rsquo;OCDE d&eacute;finit les actifs incorporels comme<br>&laquo;<em>une chose qui n&rsquo;est pas un actif corporel ni un actif financier, qui peut &ecirc;tre poss&eacute;d&eacute;e ou contr&ocirc;l&eacute;e aux fins d&rsquo;utilisation dans le cadre d&rsquo;activit&eacute;s commerciales, et dont l&rsquo;utilisation ou le transfert serait r&eacute;mun&eacute;r&eacute;(e) s&rsquo;il avait lieu dans le cadre d&rsquo;une transaction entre parties ind&eacute;pendantes dans des circonstances comparables<\/em>&raquo;<sup><a data-fnq id=\"fnq24\" href=\"#fn24\">24<\/a><\/sup>.<\/p><p>Globalement, dans le syst&egrave;me fiscal de l&rsquo;OCDE en mati&egrave;re de prix de transfert et dans le cadre de l&rsquo;initiative BEPS, il existe diff&eacute;rentes cat&eacute;gories d&rsquo;actifs incorporels, parmi lesquels nous pouvons compter<sup><a data-fnq id=\"fnq25\" href=\"#fn25\">25<\/a><\/sup>:<\/p><ul class=\"wp-block-list\"><li>les brevets;<\/li><li>le savoir-faire et les secrets industriels et commerciaux;<\/li><li>les marques de fabrique non commerciales et marques commerciales;<\/li><li>les droits conf&eacute;r&eacute;s par des contrats et des concessions. Il s&rsquo;agit ici par exemple des droits d&rsquo;exploitation de ressources naturelles ou des droits li&eacute;s &agrave; l&rsquo;exercice de certaines activit&eacute;s industrielles;<\/li><li>les licences et les droits limit&eacute;s sur des actifs incorporels;<\/li><li>la survaleur et la valeur d&rsquo;exploitation. Il s&rsquo;agit l&agrave; du &laquo;<em>goodwill<\/em>&raquo;<sup><a data-fnq id=\"fnq26\" href=\"#fn26\">26<\/a><\/sup>.<\/li><\/ul><p>Il existe encore deux types de valeurs qui ne sont pas des actifs immat&eacute;riels proprement dits, mais qui peuvent affecter le prix de biens vendus et le b&eacute;n&eacute;fice r&eacute;alis&eacute; par une entreprise multinationale<sup><a data-fnq id=\"fnq27\" href=\"#fn27\">27<\/a><\/sup>:<\/p><ul class=\"wp-block-list\"><li>les synergies de groupe;<\/li><li>les caract&eacute;ristiques sp&eacute;cifiques des march&eacute;s, en termes de charges ou de recettes, soit:<ul><li>les caract&eacute;ristiques sp&eacute;cifiques d&rsquo;un march&eacute; o&ugrave; les m&eacute;nages ont un fort pouvoir d&rsquo;achat en comparaison avec la moyenne des march&eacute;s sur lesquels une entreprise est active;<\/li><\/ul><ul><li>le niveau des charges;<\/li><\/ul><ul><li>la main d&rsquo;&oelig;uvre &agrave; faible co&ucirc;t.<\/li><\/ul><\/li><\/ul><p>Les synergies de groupe et les caract&eacute;ristiques sp&eacute;cifiques de march&eacute; jouent un r&ocirc;le important dans la d&eacute;termination de la valeur de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle chaque fois qu&rsquo;elle est incluse (&laquo;<em>embedded<\/em>&raquo;) dans un produit, comme un m&eacute;dicament.<\/p><p>Nous allons examiner ci-dessous de quelle mani&egrave;re les actifs intangibles sont trait&eacute;s dans le cadre des conventions de double imposition et dans le cadre de la licence box.<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">1. Conventions de double imposition<\/h4><p>L&rsquo;article 12 al. 2 du Mod&egrave;le de Convention fiscale concernant le revenu et la fortune d&eacute;finit la notion de &laquo;<strong>redevance<\/strong>&raquo;, ainsi que de mani&egrave;re large, ce qui pourrait &ecirc;tre compris comme la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, soit le droit d&rsquo;auteur sur une &oelig;uvre litt&eacute;raire, artistique ou scientifique, y compris les films cin&eacute;matographiques, le brevet, la marque de fabrique ou de commerce, le dessin ou le mod&egrave;le, d&rsquo;un plan, d&rsquo;une formule ou d&rsquo;un proc&eacute;d&eacute; secret, et le savoir-faire dans le domaine industriel, commercial ou scientifique<sup><a data-fnq id=\"fnq28\" href=\"#fn28\">28<\/a><\/sup>.<\/p><p>Nous serions tent&eacute;s de rechercher les contours de la notion de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle en nous r&eacute;f&eacute;rant &agrave; cette disposition, de son commentaire &eacute;galement publi&eacute; par l&rsquo;OCDE, ainsi qu&rsquo;aux l&eacute;gislations nationales lorsque le syst&egrave;me conventionnel y renvoie, en raison d&rsquo;une certaine coh&eacute;rence juridique qui serait la bienvenue.<\/p><p>Cependant, la notion de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle ainsi retenue est beaucoup plus large que celle d&eacute;finie par le projet BEPS dans le cadre des initiatives 8 &agrave; 10 en mati&egrave;re de prix de transfert, de l&rsquo;aveu m&ecirc;me de l&rsquo;OCDE, ainsi qu&rsquo;au regard de la lettre et de l&rsquo;esprit du cadre strict de la licence box retenu par l&rsquo;OCDE. Celle-ci prescrit m&ecirc;me qu&rsquo;il serait erron&eacute; de se baser sur les concepts applicables en mati&egrave;re de prix de transfert, contenus dans les initiatives 8 &agrave; 10 dans d&rsquo;autres domaines (application de l&rsquo;article 12 M-OCDE ou pour la comptabilisation d&rsquo;actifs intangibles)<sup><a data-fnq id=\"fnq29\" href=\"#fn29\">29<\/a><\/sup>.<\/p><p>D&egrave;s lors, l&rsquo;initiative 5 et la d&eacute;finition des actifs qui peuvent, selon l&rsquo;OCDE, entrer dans le champ de la licence box, de m&ecirc;me que l&rsquo;application de l&rsquo;approche Nexus, ne peuvent se lier aux consid&eacute;rations mentionn&eacute;es aux Actions 8 &agrave; 10 (en mati&egrave;re de prix de transfert) ni aux r&egrave;gles de partage de la souverainet&eacute; fiscale comme celle de l&rsquo;art. 12 M-OCDE<sup><a data-fnq id=\"fnq30\" href=\"#fn30\">30<\/a><\/sup>.<\/p><p>Les r&egrave;gles relatives aux actifs &eacute;ligibles dans le cadre de la licence box devront donc &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute;es uniquement au travers du prisme de l&rsquo;initiative 5 et non des autres chapitres BEPS ou du commentaire relatif &agrave; l&rsquo;article 12 M-OCDE.<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">2. Cadre de la licence box<\/h4><p>Dans le cadre des travaux de l&rsquo;OCDE qui ont pour objectif d&rsquo;endiguer l&rsquo;&eacute;rosion de base d&rsquo;imposition et le transfert de b&eacute;n&eacute;fices, les actifs &eacute;ligibles de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle ont &eacute;t&eacute; d&eacute;finis comme les brevets et les autres actifs de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle qui sont &laquo;<em>fonctionnellement &eacute;quivalents au brevet si ces actifs sont &agrave; la fois juridiquement prot&eacute;g&eacute;s et soumis &agrave; des proc&eacute;dures similaires d&rsquo;autorisation et d&rsquo;enregistrement quand de telles proc&eacute;dures sont pertinentes<\/em>&raquo;<sup><a data-fnq id=\"fnq31\" href=\"#fn31\">31<\/a><\/sup>.<\/p><p>Ainsi, le savoir-faire dans le domaine industriel, commercial ou scientifique et la marque de fabrique ou de commerce sont exclus des actifs &eacute;ligibles au r&eacute;gime pr&eacute;f&eacute;rentiel.<\/p><p>Nous d&eacute;crirons dans le cadre du fonctionnement de la licence box les d&eacute;penses et les actifs &eacute;ligibles (<em>infra<\/em> point III B).<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">III. Incitations fiscales instaur&eacute;es par la loi f&eacute;d&eacute;rale relative &agrave; la r&eacute;forme fiscale et au financement de l&rsquo;AVS (RFFA)<\/h2><p>Dans le cadre de cette contribution, nous nous sommes limit&eacute;s &agrave; la licence box et nous ne traiterons pas de la super d&eacute;duction pour les d&eacute;penses de recherche et de d&eacute;veloppement.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">A. Bases l&eacute;gales<\/h3><p>La RFFA, entr&eacute;e en vigueur au 1<sup>er<\/sup> janvier 2020, modifie la loi f&eacute;d&eacute;rale du 14 d&eacute;cembre 1990 sur l&rsquo;harmonisation des imp&ocirc;ts directs des cantons et des communes de la mani&egrave;re suivante:<\/p><p>Article 24a:&nbsp;Brevets et droits comparables: d&eacute;finitions<\/p><ol class=\"wp-block-list\" type=\"1\"><li>Sont r&eacute;put&eacute;s brevets:<br>a. les brevets au sens de la Convention du 5 octobre 1973 sur le brevet europ&eacute;en dans sa version r&eacute;vis&eacute;e du 29 novembre 2000 d&eacute;signant la Suisse;<br>b. les brevets au sens de la loi du 25 juin 1954 sur les brevets;<br>c. les brevets &eacute;trangers correspondant aux brevets vis&eacute;s aux let. a et b.<\/li><li>Sont r&eacute;put&eacute;s droits comparables:<br>a. les certificats compl&eacute;mentaires de protection au sens de la loi du 25 juin 1954 sur les brevets ainsi que la prolongation de leur dur&eacute;e;<br>b. les topographies prot&eacute;g&eacute;es en vertu de la loi du 9 octobre 1992 sur les topographies;<br>c. les vari&eacute;t&eacute;s v&eacute;g&eacute;tales prot&eacute;g&eacute;es en vertu de la loi f&eacute;d&eacute;rale du 20 mars 1975 sur la protection des obtentions v&eacute;g&eacute;tales;<br>d. les donn&eacute;es prot&eacute;g&eacute;es en vertu de la loi du 15 d&eacute;cembre 2000 sur les produits th&eacute;rapeutiques;<br>e. les rapports prot&eacute;g&eacute;s en vertu d&rsquo;une disposition d&rsquo;ex&eacute;cution de la loi du 29 avril 1998 sur l&rsquo;agriculture;<br>f. les droits &eacute;trangers correspondant aux droits vis&eacute;s aux let. a &agrave; e.<\/li><\/ol><p>Article 24b: Brevets et droits comparables: imposition<\/p><ol class=\"wp-block-list\" type=\"1\"><li>Si le contribuable en fait la demande, le b&eacute;n&eacute;fice net provenant de brevets et de droits comparables est pris en compte dans le calcul du b&eacute;n&eacute;fice net imposable en proportion des d&eacute;penses de recherche et de d&eacute;veloppement &eacute;ligibles par rapport aux d&eacute;penses totales de recherche et de d&eacute;veloppement par brevet ou droit comparable (quotient Nexus) avec une r&eacute;duction de 90%. Les cantons peuvent pr&eacute;voir une r&eacute;duction moindre.<\/li><li>Le b&eacute;n&eacute;fice net provenant de brevets et de droits comparables qui sont inclus dans les produits est d&eacute;termin&eacute; en soustrayant du b&eacute;n&eacute;fice net de chacun de ces produits 6% des co&ucirc;ts attribu&eacute;s &agrave; ces produits ainsi que la r&eacute;mun&eacute;ration de la marque.<\/li><li>Lorsque le b&eacute;n&eacute;fice net provenant de brevets et de droits comparables est impos&eacute; pour la premi&egrave;re fois de fa&ccedil;on r&eacute;duite, les d&eacute;penses de recherche et de d&eacute;veloppement qui ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; prises en compte lors de p&eacute;riodes fiscales ant&eacute;rieures, ainsi qu&rsquo;une &eacute;ventuelle d&eacute;duction au sens de l&rsquo;art. 25a, sont ajout&eacute;es au b&eacute;n&eacute;fice net imposable. Une r&eacute;serve latente impos&eacute;e doit &ecirc;tre constitu&eacute;e dans la mesure du montant ajout&eacute;. Les cantons peuvent garantir cette imposition d&rsquo;une autre mani&egrave;re dans un d&eacute;lai de cinq ans &agrave; compter du d&eacute;but de l&rsquo;imposition r&eacute;duite.<\/li><li>Le Conseil f&eacute;d&eacute;ral &eacute;dicte des dispositions compl&eacute;mentaires, notamment sur:<br>a. le calcul du b&eacute;n&eacute;fice net provenant de brevets et de droits comparables imposable de fa&ccedil;on r&eacute;duite et, notamment, le quotient Nexus;<br>b. l&rsquo;application de la r&eacute;glementation aux produits qui ne pr&eacute;sentent que de faibles diff&eacute;rences entre eux et se fondent sur les m&ecirc;mes brevets et droits comparables;<br>c. les obligations en mati&egrave;re de documentation;<br>d. le d&eacute;but et la fin de l&rsquo;imposition r&eacute;duite, et<br>e. le traitement des pertes provenant de brevets et de droits comparables.<\/li><\/ol><p>Le Conseil f&eacute;d&eacute;ral a &eacute;dict&eacute; une ordonnance relative &agrave; l&rsquo;imposition r&eacute;duite des b&eacute;n&eacute;fices provenant de brevets et de droits comparables qui traite des dispositions d&rsquo;ex&eacute;cution telles que pr&eacute;sent&eacute;es dans l&rsquo;alin&eacute;a 4 de l&rsquo;article 24b LHID.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">B. Fonctionnement de la licence box selon BEPS<\/h3><p>Nous d&eacute;crirons ci-dessous le cadre rigide dans lequel les Etats peuvent l&eacute;gif&eacute;rer et cr&eacute;er une licence box qui ne sera pas consid&eacute;r&eacute;e comme un r&eacute;gime de concurrence d&eacute;loyale selon l&rsquo;Action 5 qui encadre les r&eacute;gimes pr&eacute;f&eacute;rentiels fiscaux dans le cadre de l&rsquo;OCDE (dite Action 5).<\/p><p>Chaque r&eacute;gime sp&eacute;cifique de chaque Etat devra pr&eacute;voir qu&rsquo;une activit&eacute; <em>substantielle<\/em> (exigence de substance) soit exerc&eacute;e dans le pays dans lequel le r&eacute;gime est accord&eacute;<sup><a data-fnq id=\"fnq32\" href=\"#fn32\">32<\/a><\/sup>.<\/p><p>Cette importance accrue conf&eacute;r&eacute;e &agrave; la substance peut se traduire dans le cadre des r&eacute;gimes de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle de trois fa&ccedil;ons diff&eacute;rentes<sup><a data-fnq id=\"fnq33\" href=\"#fn33\">33<\/a><\/sup>:<\/p><ul class=\"wp-block-list\"><li>premi&egrave;rement, par la prise en compte de la chaine de valeur au sein de l&rsquo;entreprise qui devrait mettre en &eacute;vidence une activit&eacute; substantielle dans le pays concern&eacute; par le r&eacute;gime pr&eacute;f&eacute;rentiel;<\/li><\/ul><ul class=\"wp-block-list\"><li>deuxi&egrave;mement, par une analyse de prix de transfert bas&eacute;e sur les fonctions, les risques et les actifs;<\/li><\/ul><ul class=\"wp-block-list\"><li>derni&egrave;rement, par le choix de l&rsquo;approche du lien (<em>nexus<\/em>) qui a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e par le FHTP.<\/li><\/ul><p>C&rsquo;est l&rsquo;approche du lien qui a &eacute;t&eacute; finalement pr&eacute;conis&eacute;e par l&rsquo;Action 5, conduisant ainsi, en mati&egrave;re de droit fiscal international, &agrave; la coexistence des trois m&eacute;thodes, chacune applicable dans des domaines diff&eacute;rents, mais potentiellement pour la m&ecirc;me entreprise<sup><a data-fnq id=\"fnq34\" href=\"#fn34\">34<\/a><\/sup>.<\/p><p>Ce sont les d&eacute;penses engag&eacute;es (aspect <em>input<\/em>) qui permettront de d&eacute;terminer l&rsquo;&eacute;tendue du privil&egrave;ge fiscal sur le b&eacute;n&eacute;fice (aspect <em>output<\/em>) dont les contribuables profiteront dans une juridiction d&eacute;termin&eacute;e<sup><a data-fnq id=\"fnq35\" href=\"#fn35\">35<\/a><\/sup>. Selon l&rsquo;approche du lien pr&eacute;conis&eacute;e par l&rsquo;Action 5, on examine si le r&eacute;gime pr&eacute;f&eacute;rentiel en question octroie les all&egrave;gements fiscaux en fonction des activit&eacute;s de recherche et de d&eacute;veloppement men&eacute;es directement par les contribuables. Ce sont les d&eacute;penses r&eacute;ellement engag&eacute;es qui doivent permettre de d&eacute;terminer le privil&egrave;ge fiscal dont les contribuables vont profiter dans une juridiction d&eacute;termin&eacute;e.<\/p><p>La proportion des d&eacute;penses ayant un rapport direct avec des activit&eacute;s de recherche et de d&eacute;veloppement par rapport &agrave; toutes les d&eacute;penses engag&eacute;es dans ce domaine d&eacute;terminera la part proportionnelle du b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;entreprise qui devra &ecirc;tre fiscalement privil&eacute;gi&eacute;e<sup><a data-fnq id=\"fnq36\" href=\"#fn36\">36<\/a><\/sup>.<\/p><p>Ainsi, les d&eacute;penses servent &agrave; d&eacute;terminer dans quelle mesure une activit&eacute; peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme substantiellement exerc&eacute;e dans une juridiction. En d&rsquo;autres termes, les d&eacute;penses qui doivent &ecirc;tre prises en compte pour d&eacute;terminer le ratio applicable sont celles qui ont un rapport direct avec des activit&eacute;s de d&eacute;veloppement, soit les d&eacute;penses &eacute;ligibles effectu&eacute;es par le contribuable lui-m&ecirc;me. Ces d&eacute;penses seront ensuite rapport&eacute;es au total des d&eacute;penses, en incluant celles qui auraient &eacute;t&eacute; &eacute;ligibles si elles avaient &eacute;t&eacute; effectu&eacute;es par le contribuable lui-m&ecirc;me<sup><a data-fnq id=\"fnq37\" href=\"#fn37\">37<\/a><\/sup>.<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">1. Les contribuables pouvant b&eacute;n&eacute;ficier de la licence box<\/h4><p>Les contribuables qui sont &eacute;ligibles au r&eacute;gime pr&eacute;f&eacute;rentiel en mati&egrave;re de droits de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle comprennent toutes les personnes au sens de l&rsquo;article 4 du Mod&egrave;le OCDE ainsi que les &eacute;tablissements stables situ&eacute;s dans un autre pays que celui de r&eacute;sidence de la personne physique ou de la personne morale<sup><a data-fnq id=\"fnq38\" href=\"#fn38\">38<\/a><\/sup>.<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">2. Les actifs &eacute;ligibles<\/h4><p>Dans le cadre de ses travaux sur l&rsquo;effort d&rsquo;endiguer l&rsquo;&eacute;rosion de base d&rsquo;imposition et le transfert de b&eacute;n&eacute;fices, l&rsquo;OCDE a d&eacute;fini de mani&egrave;re exemplative les actifs de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle &eacute;ligibles<sup><a data-fnq id=\"fnq39\" href=\"#fn39\">39<\/a><\/sup>. Il s&rsquo;agit:<\/p><ul class=\"wp-block-list\"><li>des brevets au sens &eacute;troit;<\/li><\/ul><ul class=\"wp-block-list\"><li>des autres actifs de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle qui sont &laquo;<em>fonctionnellement &eacute;quivalents au brevet&nbsp;si ces actifs sont &agrave; la fois juridiquement prot&eacute;g&eacute;s et soumis &agrave; des proc&eacute;dures similaires d&rsquo;autorisation et d&rsquo;enregistrement quand de telles proc&eacute;dures sont pertinentes. Les actifs de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle qui sont fonctionnellement &eacute;quivalents &agrave; des brevets sont (i) les brevets au sens large, (ii) les logiciels prot&eacute;g&eacute;s par des droits d&rsquo;auteur et, (iii) dans certaines circonstances &eacute;nonc&eacute;es ci-dessus d&rsquo;autres actifs de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle qui sont non &eacute;vidents, utiles et nouveaux<\/em>&raquo;<sup><a data-fnq id=\"fnq40\" href=\"#fn40\">40<\/a><\/sup>.<\/li><\/ul><p>(i) La <em>premi&egrave;re cat&eacute;gorie<\/em> d&rsquo;actifs fonctionnellement &eacute;quivalents comprend les brevets au sens &eacute;troit, les mod&egrave;les d&rsquo;utilit&eacute;, les protections relatives aux plantes et au mat&eacute;riel g&eacute;n&eacute;tique, la d&eacute;signation des m&eacute;dicaments orphelins et les extensions de protection par brevet<sup><a data-fnq id=\"fnq41\" href=\"#fn41\">41<\/a><\/sup>.<\/p><p>Les &laquo;<em>mod&egrave;les d&rsquo;utilit&eacute;<\/em>&raquo;, sans &eacute;gard &agrave; leur d&eacute;signation par le droit national de chaque Etat, qui prot&egrave;gent g&eacute;n&eacute;ralement les adaptations par une proc&eacute;dure de brevet moins complexe et pour une p&eacute;riode relativement plus courte, sont &eacute;galement compris dans la d&eacute;finition des actifs de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle (&laquo;<em>petty patents<\/em>&raquo;, &laquo;<em>innovation patents<\/em>&raquo; et &laquo;<em>short term patents<\/em>&raquo;). Nous pouvons &eacute;galement citer les droits qui prot&egrave;gent les plantes et le mat&eacute;riel g&eacute;n&eacute;tique, y compris les certificats d&rsquo;obtention v&eacute;g&eacute;tale. Ainsi, les brevets et l&rsquo;extension de leur protection sont prot&eacute;g&eacute;s.<\/p><p>(ii) Les actifs de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle de <em>deuxi&egrave;me cat&eacute;gorie<\/em> comprennent le logiciel prot&eacute;g&eacute; par le droit d&rsquo;auteur<sup><a data-fnq id=\"fnq42\" href=\"#fn42\">42<\/a><\/sup>.<\/p><p>(iii) La <em>troisi&egrave;me cat&eacute;gorie<\/em> d&rsquo;actifs de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle qui sont &eacute;ligibles au r&eacute;gime plus favorable de la licence box comprend les actifs qui ne correspondent &agrave; aucune des deux cat&eacute;gories, mais qui poss&egrave;dent les caract&eacute;ristiques principales d&rsquo;un brevet: leur caract&egrave;re non &eacute;vident, utile et nouveau<sup><a data-fnq id=\"fnq43\" href=\"#fn43\">43<\/a><\/sup>. Ces actifs doivent &ecirc;tre susceptibles de certification &agrave; travers un processus transparent par un organisme gouvernemental ind&eacute;pendant de l&rsquo;administration fiscale<sup><a data-fnq id=\"fnq44\" href=\"#fn44\">44<\/a><\/sup>.<\/p><ul class=\"wp-block-list\"><li>En droit suisse de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, les actifs immat&eacute;riels ne se retrouvent pas int&eacute;gralement dans les cat&eacute;gories pr&eacute;cit&eacute;es. Ainsi, la notion de brevet &laquo;au sens &eacute;troit&raquo; doit &ecirc;tre comprise comme le brevet d&rsquo;invention tel qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; d&eacute;fini ci-dessus (<em>supra<\/em> II. A).<\/li><\/ul><p>S&rsquo;agissant &agrave; pr&eacute;sent des actifs de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle dits &laquo;&eacute;quivalents&raquo;, il est &eacute;galement difficile de trouver un &eacute;quivalent aux brevets &laquo;au sens large&raquo; dans la l&eacute;gislation suisse: on ne saurait ici inclure les mod&egrave;les d&rsquo;utilit&eacute;, car le droit suisse ne conna&icirc;t pas cette notion et ne permet, de ce fait, pas de les prot&eacute;ger.<\/p><p>Quant au mat&eacute;riel g&eacute;n&eacute;tique, l&rsquo;article 2 al. 1 LBI<sup><a data-fnq id=\"fnq45\" href=\"#fn45\">45<\/a><\/sup> exclut de la brevetabilit&eacute; &laquo;<em>Les inventions dont la mise en &oelig;uvre porterait atteinte &agrave; la dignit&eacute; humaine ou &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; des organismes vivants, ou serait d&rsquo;une autre mani&egrave;re contraire &agrave; l&rsquo;ordre public ou aux bonnes m&oelig;urs, ne peuvent &ecirc;tre brevet&eacute;es<\/em>&raquo;. Ainsi, &agrave; titre d&rsquo;exemple, aucun brevet ne pourra &ecirc;tre d&eacute;livr&eacute; pour les proc&eacute;d&eacute;s de clonage d&rsquo;&ecirc;tres humains et les clones ainsi obtenus<sup><a data-fnq id=\"fnq46\" href=\"#fn46\">46<\/a><\/sup>, pour les proc&eacute;d&eacute;s de parth&eacute;nogen&egrave;se recourant &agrave; du mat&eacute;riel germinal humain et les parth&eacute;notes ainsi obtenus<sup><a data-fnq id=\"fnq47\" href=\"#fn47\">47<\/a><\/sup>, pour les proc&eacute;d&eacute;s de modification de l&rsquo;identit&eacute; g&eacute;n&eacute;tique germinale de l&rsquo;&ecirc;tre humain et les cellules germinatives ainsi obtenues<sup><a data-fnq id=\"fnq48\" href=\"#fn48\">48<\/a><\/sup> ou encore pour les cellules souches et les lign&eacute;es de cellules souches d&rsquo;embryons humains non modifi&eacute;es<sup><a data-fnq id=\"fnq49\" href=\"#fn49\">49<\/a><\/sup>.<\/p><p>S&rsquo;agissant des m&eacute;dicaments orphelins, &agrave; savoir des m&eacute;dicaments destin&eacute;s au traitement de maladies qui sont suffisamment rares pour que les entreprises pharmaceutiques ne les d&eacute;veloppent pas dans les conditions habituelles de mise dans le commerce, ils sont &eacute;voqu&eacute;s dans la loi f&eacute;d&eacute;rale sur les m&eacute;dicaments et les dispositifs m&eacute;dicaux (ou loi sur les produits th&eacute;rapeutiques, LPTh<sup><a data-fnq id=\"fnq50\" href=\"#fn50\">50<\/a><\/sup>): l&rsquo;Institut suisse des produits th&eacute;rapeutiques pr&eacute;voit en effet des proc&eacute;dures simplifi&eacute;es d&rsquo;autorisation de mise sur le march&eacute; (AMM) pour les &laquo;<em>m&eacute;dicaments importants pour des maladies rares<\/em>&raquo; (ou m&eacute;dicaments orphelins), d&egrave;s lors que &laquo;<em>cela est compatible avec les exigences en mati&egrave;re de qualit&eacute;, de s&eacute;curit&eacute; et d&rsquo;efficacit&eacute;, et qu&rsquo;aucun int&eacute;r&ecirc;t de la Suisse ni aucun engagement international ne s&rsquo;y opposent<\/em>&raquo;<em><sup><a data-fnq id=\"fnq51\" href=\"#fn51\">51<\/a><\/sup><\/em>. On pr&eacute;cisera que les maladies rares touchent moins de cinq personnes sur CHF 10 000.&ndash;<sup><a data-fnq id=\"fnq52\" href=\"#fn52\">52<\/a><\/sup>.<\/p><p>Les extensions de protection par brevet sont appel&eacute;es certificats compl&eacute;mentaires de protection en droit suisse. Lorsque l&rsquo;invention qui est prot&eacute;g&eacute;e par le brevet est un principe actif (ou une composition d&rsquo;un principe actif) d&rsquo;un m&eacute;dicament, son exploitation commerciale est subordonn&eacute;e &agrave; la d&eacute;livrance d&rsquo;une autorisation par l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente, dite autorisation de mise sur le march&eacute; (AMM) (p. ex. Swissmedic pour les m&eacute;dicaments<sup><a data-fnq id=\"fnq53\" href=\"#fn53\">53<\/a><\/sup>). Le but est d&rsquo;&eacute;viter que, durant la p&eacute;riode d&rsquo;octroi de cette autorisation, le brevet, qui est valable depuis sa d&eacute;livrance, mais dont le principe actif dont l&rsquo;invention est brevet&eacute;e ne peut pas encore &ecirc;tre mis sur le march&eacute;, ne puisse pas &ecirc;tre utilis&eacute; par son titulaire.<\/p><p>C&rsquo;est la raison pour laquelle l&rsquo;IFPI d&eacute;livre, sur demande, des certificats compl&eacute;mentaires de protection (certificats) pour des principes actifs ou des compositions de principes actifs d&rsquo;un m&eacute;dicament<sup><a data-fnq id=\"fnq54\" href=\"#fn54\">54<\/a><\/sup>. Le certificat est d&eacute;livr&eacute; si, au moment de la demande, le produit en tant que tel, un proc&eacute;d&eacute; de fabrication de ce produit ou son utilisation sont prot&eacute;g&eacute;s par un brevet et si le produit a obtenu une autorisation officielle de mise sur le march&eacute; en tant que m&eacute;dicament en Suisse<sup><a data-fnq id=\"fnq55\" href=\"#fn55\">55<\/a><\/sup>. Le certificat compl&eacute;mentaire de protection est valable &agrave; partir de l&rsquo;expiration de la dur&eacute;e maximale du brevet, mais pour cinq ans au maximum<sup><a data-fnq id=\"fnq56\" href=\"#fn56\">56<\/a><\/sup>.<\/p><p>Le mod&egrave;le d&rsquo;utilit&eacute; (ou <em>utility model <\/em>en anglais), parfois appel&eacute; &laquo;brevet mineur&raquo; ou&nbsp;&laquo;petit brevet&raquo;, est octroy&eacute; pour une dur&eacute;e inf&eacute;rieure au brevet. Les conditions d&rsquo;octroi du mod&egrave;le d&rsquo;utilit&eacute; sont moins strictes que celles permettant d&rsquo;obtenir un brevet: la condition de la nouveaut&eacute; doit &eacute;galement &ecirc;tre remplie s&rsquo;agissant du mod&egrave;le d&rsquo;utilit&eacute;, mais l&rsquo;exigence relative &agrave; l&rsquo;activit&eacute; inventive ou &agrave; la non-&eacute;vidence est, selon les l&eacute;gislations nationales, moins importante, voire inexistante. Le but du mod&egrave;le d&rsquo;utilit&eacute; est de ce fait de prot&eacute;ger des innovations &agrave; caract&egrave;re compl&eacute;mentaire ou secondaire, lorsque les conditions de brevetabilit&eacute; ne sont pas remplies. La l&eacute;gislation suisse ne conna&icirc;t pas le mod&egrave;le d&rsquo;utilit&eacute;, contrairement &agrave; un certain nombre de pays europ&eacute;ens (p. ex. Allemagne, Autriche, Belgique ou Italie) ou extra-europ&eacute;ens (p. ex. Australie, Japon ou Ta&iuml;wan).<\/p><p>Les protections relatives aux plantes doivent &ecirc;tre comprises comme les obtentions v&eacute;g&eacute;tales telles que d&eacute;finies par la LPOV<sup><a data-fnq id=\"fnq57\" href=\"#fn57\">57<\/a><\/sup>. Cette loi prot&egrave;ge les nouvelles vari&eacute;t&eacute;s, &agrave; savoir un ensemble v&eacute;g&eacute;tal d&rsquo;un taxon botanique<sup><a data-fnq id=\"fnq58\" href=\"#fn58\">58<\/a><\/sup>. La protection des vari&eacute;t&eacute;s octroie &agrave; leur titulaire un monopole d&rsquo;exploitation commerciale<sup><a data-fnq id=\"fnq59\" href=\"#fn59\">59<\/a><\/sup>. La protection &eacute;choit &agrave; la fin de la vingt-cinqui&egrave;me ann&eacute;e civile qui suit la d&eacute;livrance du titre et &agrave; la fin de la trenti&egrave;me ann&eacute;e civile pour les vari&eacute;t&eacute;s de vignes et d&rsquo;arbres<sup><a data-fnq id=\"fnq60\" href=\"#fn60\">60<\/a><\/sup>.<\/p><ul class=\"wp-block-list\"><li>Sous r&eacute;serve d&rsquo;inventions faisant appel &agrave; des logiciels (p. ex. en mati&egrave;re de pilotage &eacute;lectronique), le droit suisse ne permet pas de breveter un logiciel (ou programme d&rsquo;ordinateur). C&rsquo;est donc par le biais de la loi f&eacute;d&eacute;rale sur le droit d&rsquo;auteur et les droits voisins (LDA) que les logiciels peuvent &ecirc;tre prot&eacute;g&eacute;s<sup><a data-fnq id=\"fnq61\" href=\"#fn61\">61<\/a><\/sup>. On rel&egrave;vera cependant qu&rsquo;une id&eacute;e technique en tant que telle ne saurait &ecirc;tre prot&eacute;g&eacute;e par le droit d&rsquo;auteur, dont la protection &laquo;<em>beschr&auml;nkt sich (&hellip;) auf den konkreten Schutz der Idee<\/em>&raquo;<sup><a data-fnq id=\"fnq62\" href=\"#fn62\">62<\/a><\/sup>. En d&rsquo;autres termes, le contenu technique lui-m&ecirc;me n&rsquo;est pas prot&eacute;g&eacute; par le droit d&rsquo;auteur: seule sa repr&eacute;sentation concr&egrave;te peut l&rsquo;&ecirc;tre<sup><a data-fnq id=\"fnq63\" href=\"#fn63\">63<\/a><\/sup>.<\/li><\/ul><p>En cons&eacute;quence, le code source et les versions ex&eacute;cutables, de m&ecirc;me que la documentation li&eacute;e au logiciel, b&eacute;n&eacute;ficient de la protection conf&eacute;r&eacute;e par la LDA. En revanche, les id&eacute;es et concepts, de m&ecirc;me que les algorithmes du logiciel, ne sont pas prot&eacute;geables; on peut en revanche imaginer que ces &eacute;l&eacute;ments le soient par le biais de la concurrence d&eacute;loyale, si l&rsquo;on admet qu&rsquo;ils sont demeur&eacute;s confidentiels et qu&rsquo;ils constituent un savoir-faire.<\/p><p>Il convient de pr&eacute;ciser que seuls les contribuables dont le chiffre d&rsquo;affaires mondial n&rsquo;exc&egrave;de pas 50 millions d&rsquo;euros et dont les revenus bruts issus de la totalit&eacute; des actifs de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle ne d&eacute;passent pas 7,5 millions d&rsquo;euros sur une moyenne sur cinq ans peuvent consid&eacute;rer les actifs de troisi&egrave;me cat&eacute;gorie (<em>supra<\/em> III. B.2. iii) comme des actifs privil&eacute;gi&eacute;s<sup><a data-fnq id=\"fnq64\" href=\"#fn64\">64<\/a><\/sup>.<\/p><p>La r&egrave;glementation OCDE va jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;voir que les seuils doivent &ecirc;tre calcul&eacute;s chaque ann&eacute;e en utilisant une moyenne sur cinq ans revue annuellement<sup><a data-fnq id=\"fnq65\" href=\"#fn65\">65<\/a><\/sup>.<\/p><p>A noter que l&rsquo;octroi d&rsquo;un avantage fiscal &agrave; cette derni&egrave;re cat&eacute;gorie doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;une information sp&eacute;cifique &agrave; un organe de l&rsquo;OCDE, au FHTP (organe de l&rsquo;OCDE)<sup><a data-fnq id=\"fnq66\" href=\"#fn66\">66<\/a><\/sup>.<\/p><p>Selon nous, une soci&eacute;t&eacute; qui, pour des raisons de co&ucirc;ts ou de confidentialit&eacute;, renoncerait &agrave; faire prot&eacute;ger son invention par un brevet pourrait &eacute;galement profiter des all&eacute;gements de la licence box, en raison du principe de l&rsquo;&eacute;galit&eacute; de traitement<sup><a data-fnq id=\"fnq67\" href=\"#fn67\">67<\/a><\/sup>.<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">3. Les d&eacute;penses &eacute;ligibles (num&eacute;rateur)<\/h4><p>Les d&eacute;penses doivent &ecirc;tre analys&eacute;es pour d&eacute;terminer le ratio entre les d&eacute;penses li&eacute;es &agrave; la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle et les autres d&eacute;penses; ce ratio d&eacute;terminera ensuite la proportion des b&eacute;n&eacute;fices qui pourront b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;un privil&egrave;ge fiscal<sup><a data-fnq id=\"fnq68\" href=\"#fn68\">68<\/a><\/sup>.<\/p><p>Les d&eacute;penses &eacute;ligibles doivent avoir un lien (i) de nature directe avec (ii) un ou plusieurs actifs de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle issu(s) du catalogue des actifs &eacute;ligibles<sup><a data-fnq id=\"fnq69\" href=\"#fn69\">69<\/a><\/sup>. Les co&ucirc;ts qui ne pourraient pas &ecirc;tre directement li&eacute;s &agrave; un actif de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle sp&eacute;cifique, mais &agrave; plusieurs d&rsquo;entre eux, peuvent &ecirc;tre ventil&eacute;s<sup><a data-fnq id=\"fnq70\" href=\"#fn70\">70<\/a><\/sup>. En effet, si des d&eacute;penses ont &eacute;t&eacute; engag&eacute;es et qu&rsquo;elles ne peuvent &ecirc;tre attribu&eacute;es &agrave; un actif pr&eacute;cis alors qu&rsquo;elles rev&ecirc;tent sans aucun doute un aspect de recherche et de d&eacute;veloppement &agrave; caract&egrave;re g&eacute;n&eacute;ral ou sp&eacute;culatif, il serait admissible de les r&eacute;partir au <em>pro rata<\/em> entre des actifs ou des produits de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle de l&rsquo;entreprise consid&eacute;r&eacute;e.<\/p><p>En l&rsquo;absence d&rsquo;un lien direct avec un actif pr&eacute;cis, selon l&rsquo;OCDE, sont exclus des d&eacute;penses &eacute;ligibles les charges d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts et les co&ucirc;ts de construction et d&rsquo;acquisition<sup><a data-fnq id=\"fnq71\" href=\"#fn71\">71<\/a><\/sup>.<\/p><p>En outre, il existe une possibilit&eacute; de majoration (&laquo;<em>up lift<\/em>&raquo;) des d&eacute;penses &eacute;ligibles d&rsquo;un montant maximum de 30% dont l&rsquo;introduction est laiss&eacute;e &agrave; la discr&eacute;tion des Etats. Cette majoration a pour but de ne pas p&eacute;naliser outre mesure les soci&eacute;t&eacute;s qui sous-traitent partiellement le d&eacute;veloppement de leur propri&eacute;t&eacute; intellectuelle &agrave; des parties li&eacute;es (soci&eacute;t&eacute;s du m&ecirc;me groupe)<sup><a data-fnq id=\"fnq72\" href=\"#fn72\">72<\/a><\/sup>.<\/p><p>Cette majoration permet au contribuable qui est titulaire d&rsquo;actifs de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle de fa&ccedil;on d&eacute;riv&eacute;e ou qui externalise la recherche et le d&eacute;veloppement de se voir reconna&icirc;tre, du moins partiellement, ses d&eacute;penses et ainsi augmenter son ratio de lien.<\/p><p>Il serait possible de permettre l&rsquo;inclusion dans les d&eacute;penses &eacute;ligibles, des d&eacute;penses effectu&eacute;es pour r&eacute;mun&eacute;rer une partie non li&eacute;e<sup><a data-fnq id=\"fnq73\" href=\"#fn73\">73<\/a><\/sup>. Les juridictions nationales devront d&eacute;finir la notion de &laquo;<em>partie non li&eacute;e<\/em>&raquo; (l&rsquo;OCDE mentionne une liste exemplative de ces parties, soit les universit&eacute;s, h&ocirc;pitaux et autres entit&eacute;s &agrave; but non lucratif sans rapport avec le contribuable)<sup><a data-fnq id=\"fnq74\" href=\"#fn74\">74<\/a><\/sup>. Une partie de la recherche et du d&eacute;veloppement pourrait &ecirc;tre externalis&eacute;e sans perte d&rsquo;un avantage fiscal.<\/p><p>Il convient de pr&eacute;ciser que la Suisse, en tant que pays non-membre de l&rsquo;UE, peut inclure dans les d&eacute;penses &eacute;ligibles les charges acquitt&eacute;es &agrave; des parties li&eacute;es r&eacute;sidentes en Suisse<sup><a data-fnq id=\"fnq75\" href=\"#fn75\">75<\/a><\/sup>.<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">4. Les d&eacute;penses totales (d&eacute;nominateur)<\/h4><p>Le montant des d&eacute;penses totales, en relation avec le calcul du lien, correspond &agrave; la somme de toutes les d&eacute;penses qui auraient &eacute;t&eacute; consid&eacute;r&eacute;es comme &eacute;ligibles si elles avaient &eacute;t&eacute; effectu&eacute;es par le contribuable<sup><a data-fnq id=\"fnq76\" href=\"#fn76\">76<\/a><\/sup>.<\/p><p>Ainsi, les paiements d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts, les co&ucirc;ts de construction des immeubles \/ locaux commerciaux ou d&rsquo;autres co&ucirc;ts ne peuvent &ecirc;tre inclus dans les d&eacute;penses totales et ainsi n&rsquo;ont aucune influence sur le calcul du lien et donc du privil&egrave;ge fiscal<sup><a data-fnq id=\"fnq77\" href=\"#fn77\">77<\/a><\/sup>.<\/p><p>Il existe cependant une exception au principe: les co&ucirc;ts d&rsquo;acquisition de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle doivent &ecirc;tre inclus dans les d&eacute;penses totales bien qu&rsquo;elles n&rsquo;aient pas le caract&egrave;re de d&eacute;penses &eacute;ligibles, car elles sont une mesure approximative des d&eacute;penses en mati&egrave;re de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle des contribuables<sup><a data-fnq id=\"fnq78\" href=\"#fn78\">78<\/a><\/sup>.<\/p><p>Il en va de m&ecirc;me des d&eacute;penses d&rsquo;externalisation (<em>outsourcing<\/em>) &agrave; des parties non li&eacute;es ou li&eacute;es r&eacute;sidentes en Suisse, pour les entreprises bas&eacute;es en Suisse<sup><a data-fnq id=\"fnq79\" href=\"#fn79\">79<\/a><\/sup>.<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">5. Le revenu global<\/h4><p>Le revenu global sera d&eacute;termin&eacute; par la l&eacute;gislation de chacune des juridictions dans lesquelles un r&eacute;gime correspondant sera introduit. Ce revenu global sera d&eacute;fini en application des r&egrave;gles en mati&egrave;re de prix de transfert<sup><a data-fnq id=\"fnq80\" href=\"#fn80\">80<\/a><\/sup>.<\/p><p>L&rsquo;Action 5 pr&eacute;voit deux r&egrave;gles que les l&eacute;gislations nationales doivent respecter dans la fixation de ce revenu global:<\/p><ul class=\"wp-block-list\"><li>Le revenu qui b&eacute;n&eacute;ficie du r&eacute;gime ne doit pas &ecirc;tre disproportionnel au point de donner un avantage fiscal suppl&eacute;mentaire au contribuable<sup><a data-fnq id=\"fnq81\" href=\"#fn81\">81<\/a><\/sup>;<\/li><\/ul><ul class=\"wp-block-list\"><li>Le revenu doit se limiter au revenu d&rsquo;un actif de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle (redevances, plus-values ou autres revenus ou m&ecirc;me vente de produits ou licences qui ont un rapport direct avec un actif de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle)<sup><a data-fnq id=\"fnq82\" href=\"#fn82\">82<\/a><\/sup>.<\/li><\/ul><h4 class=\"wp-block-heading\">6. Le suivi du revenu et des d&eacute;penses<\/h4><p>L&rsquo;approche choisie par l&rsquo;OCDE et le G20 n&eacute;cessite un suivi tr&egrave;s attentif de la part des entreprises non seulement de leurs revenus, mais &eacute;galement de leurs d&eacute;penses en mati&egrave;re de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, que ce soit au sens strict (d&eacute;penses &eacute;ligibles et revenus &eacute;ligibles) comme au sens large (revenu global et charges totales).<\/p><p>Par ailleurs, les acquisitions d&rsquo;actifs de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle devront donner lieu &agrave; des &eacute;valuations en fonction du prix de pleine concurrence des actifs de pays transf&eacute;r&eacute;s.<\/p><p>Cet exercice sera encore plus difficile dans le cadre de la d&eacute;termination du privil&egrave;ge fiscal dans le cadre des actifs de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle compris dans la vente de produits.<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">7. Les r&egrave;gles selon la RFFA<\/h4><p>L&rsquo;Ordonnance relative &agrave; l&rsquo;imposition r&eacute;duite des b&eacute;n&eacute;fices provenant de brevets et de droits comparables pr&eacute;voit une m&eacute;thode de calcul du revenu de brevets ou droits comparables imposables &agrave; taux r&eacute;duit lorsque les brevets et droits comparables sont inclus dans un produit<sup><a data-fnq id=\"fnq83\" href=\"#fn83\">83<\/a><\/sup>. Il est calcul&eacute; sur la base du b&eacute;n&eacute;fice net avant charge d&rsquo;imp&ocirc;t provenant du produit diminu&eacute; de 6% des co&ucirc;ts attribu&eacute;s au produit et de la r&eacute;mun&eacute;ration de la marque; le r&eacute;sultat est ensuite multipli&eacute; par le quotient Nexus correspondant.<\/p><p>S&rsquo;il n&rsquo;est pas possible de constater le b&eacute;n&eacute;fice net par produit, le r&eacute;sultat financier, le r&eacute;sultat immobilier, le r&eacute;sultat de participations et les autres r&eacute;sultats qui ne sont pas imputables &agrave; un produit incluant un brevet ou un droit comparable sont d&eacute;duits du b&eacute;n&eacute;fice net imposable total avant charges d&rsquo;imp&ocirc;ts pour obtenir le b&eacute;n&eacute;fice net des produits incluant un brevet ou un droit comparable.<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">IV. Conclusion<\/h2><p>Les domaines fiscaux et civils seront &eacute;troitement interd&eacute;pendants dans le cadre de l&rsquo;imposition des actifs de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle dans le futur.<\/p><p>Th&eacute;oriquement, les dispositions fiscales BEPS n&rsquo;ont ni la vocation, ni l&rsquo;effet d&rsquo;influencer les dispositions de droit civil et r&eacute;glementaire en mati&egrave;re de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle. Nous pouvons m&ecirc;me ajouter que les dispositions adopt&eacute;es par l&rsquo;OCDE n&rsquo;ont pas non plus pour but d&rsquo;influencer les dispositions de droit fiscal interne, ni m&ecirc;me les r&egrave;gles de comptabilisation et d&rsquo;&eacute;valuation des actifs de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle.<\/p><p>N&eacute;anmoins, il serait tentant d&rsquo;&eacute;tendre le catalogue des droits prot&eacute;g&eacute;s pour accro&icirc;tre la comp&eacute;titivit&eacute; de la Suisse. Cependant, la pr&eacute;cision du catalogue de droits &eacute;ligibles r&eacute;dig&eacute; par l&rsquo;OCDE rend hasardeuse toute initiative dans ce domaine.<\/p><p>A l&rsquo;inverse, l&rsquo;influence majeure du droit civil sur le droit fiscal repose sur le cadre contraignant qu&rsquo;il trace pour d&eacute;limiter les actifs susceptibles de b&eacute;n&eacute;ficier des privil&egrave;ges fiscaux relatifs &agrave; la licence box.<\/p><p>En effet, c&rsquo;est en fonction de notions et de crit&egrave;res extra-fiscaux qu&rsquo;il est possible de d&eacute;terminer si les rendements d&rsquo;un actif doivent &ecirc;tre privil&eacute;gi&eacute;s ou non.<\/p><p>S&rsquo;agissant du cadre restrictif impos&eacute; par l&rsquo;OCDE, on peut l&eacute;gitimement s&rsquo;interroger sur l&rsquo;opportunit&eacute; &eacute;conomique de privil&eacute;gier certains actifs (brevets au sens large) au d&eacute;triment d&rsquo;autres actifs comme les marques.<\/p><p>La complexit&eacute; du syst&egrave;me et les investissements qui devront &ecirc;tre consentis pour b&eacute;n&eacute;ficier du privil&egrave;ge fiscal offert par la licence box sont par ailleurs regrettables, surtout dans une p&eacute;riode o&ugrave; la croissance est faible, voire de r&eacute;cession.<\/p><p>Sur un plan pratique, la coexistence de plusieurs mod&egrave;les d&rsquo;imposition de l&rsquo;activit&eacute; autour de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle (Nexus, prix de transfert et cha&icirc;ne de valeur) va engendrer des complications au niveau de la d&eacute;claration des revenus et des actifs concern&eacute;s. Il est &eacute;galement &agrave; craindre que les diff&eacute;rents mod&egrave;les ne r&eacute;v&egrave;lent des diff&eacute;rences importantes dans l&rsquo;&eacute;valuation de ces m&ecirc;mes revenus\/actifs selon chacune de ces m&eacute;thodes, sans qu&rsquo;une solution existe pour r&eacute;concilier ces m&eacute;thodes.<\/p><p>Enfin, il est &agrave; craindre que l&rsquo;&eacute;change d&rsquo;informations entre Etats en mati&egrave;re fiscale ne rende les entreprises plus vuln&eacute;rables dans certains pays, en fragilisant la protection dont elles b&eacute;n&eacute;ficient en mati&egrave;re de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle.<\/p><hr class=\"wp-block-separator\"><div class=\"wp-block-sht-footnotes b-footnotes\">\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Fussnoten<\/h2>\n\n\n\n<p id=\"fn1\" class=\"b-footnote\">OECD Multilingual Summaries Supporting Investment in Knowledge Capital, Growth and Innovation, 2013, (r&eacute;sum&eacute; en fran&ccedil;ais), p. 1<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn2\" class=\"b-footnote\">Price to Book Ratio de 6.4143 au 11 septembre 2019 <a href=\"https:\/\/www.bloomberg.com\/quote\/NESN:S\">https:\/\/www.bloomberg.com\/quote\/NESN:S<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn3\" class=\"b-footnote\">Il convient de pr&eacute;ciser ici que certains actifs intangibles peuvent &ecirc;tre comptabilis&eacute;s, comme nous le verrons ci-dessous.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn4\" class=\"b-footnote\">Expos&eacute; des actions BEPS\/OCDE 2015 sur l&rsquo;&eacute;rosion de la base d&rsquo;imposition et le transfert des b&eacute;n&eacute;fices, p. 5<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn5\" class=\"b-footnote\">Art. 2 al. 1 de la loi f&eacute;d&eacute;rale sur le droit d&rsquo;auteur et les droits voisins (LDA; RS 231.1); cf. &eacute;galement Dessemontet, La propri&eacute;t&eacute; intellectuelle et les contrats de licence, 2<sup>e<\/sup> &eacute;dition, Lausanne, 2011, p. 16 ss., ch. 11 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn6\" class=\"b-footnote\">Carron\/Kraus\/Kr&uuml;si\/F&eacute;rolles, Le droit d&rsquo;auteur des planificateurs &ndash; Un guide sur le droit d&rsquo;auteur et autres droits de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle &agrave; l&rsquo;attention des architectes, des ing&eacute;nieurs et des sp&eacute;cialistes du droit de la construction, Zurich, 2015, p. 48, ch. 4.1<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn7\" class=\"b-footnote\">Art. 1 al. 1 de la loi f&eacute;d&eacute;rale sur les brevets d&rsquo;invention (LBI); cf. &eacute;galement Dessemontet, op. cit., p. 176 ss., ch. 193 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn8\" class=\"b-footnote\">Scheuchzer, Propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, B&acirc;le, 2013, p. 1511, ch. 28 ad art. 1<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn9\" class=\"b-footnote\">Art. 8b al. 1 de la loi f&eacute;d&eacute;rale sur la protection des obtentions v&eacute;g&eacute;tales (LPOV); cf. &eacute;galement Dessemontet, op. cit., p. 491, ch. 677<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn10\" class=\"b-footnote\">Art. 1 al. 1 de la loi f&eacute;d&eacute;rale sur la protection des topographies de produits semi-conducteurs (LTo; RS 231.2)<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn11\" class=\"b-footnote\">Art. 1 al. 1 de la loi f&eacute;d&eacute;rale sur la protection des marques et des indications de provenance (LPM; RS 232.11)<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn12\" class=\"b-footnote\">Art. 1 de la loi f&eacute;d&eacute;rale sur la protection des designs (LDes; RS 232.12)<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn13\" class=\"b-footnote\">Forstmoser\/Meier-Hayoz\/Nobel, Schweizerisches Aktienrecht, Berne, 1996, p. 100, ch. 11 ad &sect; 8<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn14\" class=\"b-footnote\">ATF 130\/2004 III 58, c. 5.2<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn15\" class=\"b-footnote\">RS 241<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn16\" class=\"b-footnote\">Dessemontet, op. cit., p. 470, ch. 633 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn17\" class=\"b-footnote\">ATF 138\/2012 II 346 c. 8<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn18\" class=\"b-footnote\">RS 311.0<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn19\" class=\"b-footnote\">ATF 103\/1977 IV 283, c. 2b<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn20\" class=\"b-footnote\">Cherpillod, La fin des contrats de dur&eacute;e, publication n&deg; 10 du CEDIDAC, Lausanne, 1988, p. 231, ch. 411; cf. &eacute;galement Schlosser, Der Know-how-Vertrag, sic! 3\/1998, p. 270, ch. 3 et les r&eacute;f&eacute;rences cit&eacute;es<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn21\" class=\"b-footnote\">Alberini, Le transfert de technologie en droit communautaire de la concurrence &ndash; Mise en perspective avec les r&egrave;gles applicables aux accords de recherche et d&eacute;veloppement, de production et de distribution, Zurich, 2010, p. 114; cf. &eacute;galement Meili, Der Schutz von Know-how nach schweizerischem und internationalem Recht &ndash; Anpassungsbedarf aufgrund des TRIPS-Abkommens?, Berne, 2000, p.&nbsp;4 ss.; &#350;ehirali, Schutz des Know-how nach t&uuml;rkischem, deutschem und europ&auml;ischem Recht: Ein rechtsvergleichender Beitrag, Cologne, 2004, p. 5 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn22\" class=\"b-footnote\">Hinny, Steuerliche Behandlung von Immaterialg&uuml;terrechtengem&auml;ss Unternehmenssteuerreform III<em>, <\/em>inIFF Forum f&uuml;r Steuerrecht, 2016p. 210<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn23\" class=\"b-footnote\">Principes de l&rsquo;OCDE applicables en mati&egrave;re de prix de transfert &agrave; l&rsquo;intention des entreprises multinationales et des administrations fiscales, chapitre VII.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn24\" class=\"b-footnote\">Rapport final BEPS Actions 8-10 Aligner les prix de transfert calcul&eacute;s sur la cr&eacute;ation de valeur, p. 71; cf. &eacute;galement Hinny, op. cit., p. 211<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn25\" class=\"b-footnote\">Rapport final BEPS Actions 8-10 Aligner les prix de transfert sur calcul&eacute;s sur la cr&eacute;ation de valeur, p. 74 et ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn26\" class=\"b-footnote\">En relation avec ce dernier point, il convient de pr&eacute;ciser que l&rsquo;approche &eacute;conomique retenue dans le cadre th&eacute;orique des prix de transfert n&rsquo;est pas identique &agrave; celle retenue en &eacute;valuation d&rsquo;entreprise. La survaleur en prix de transfert doit permettre de prendre en compte un &eacute;l&eacute;ment qui doit servir &agrave; ajuster le prix entre deux parties pour une transaction pr&eacute;cise, Rapport final BEPS Actions 8-10 Aligner les prix de transfert sur calcul&eacute;s sur la cr&eacute;ation de valeur p. 77 s.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn27\" class=\"b-footnote\">Rapport final BEPS Actions 8-10 Aligner les prix de transfert sur calcul&eacute;s sur la cr&eacute;ation de valeur, p. 78<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn28\" class=\"b-footnote\">Zweifel\/Beusch\/Matteotti, Kommentar zum Schweizerischen Steuerrecht, Internationales Steuerrecht, Basel (Helbing Lichtenhahn Verlag) 2015, p. 946<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn29\" class=\"b-footnote\">Rapport final BEPS Actions 8-10 Aligner les prix de transfert sur calcul&eacute;s sur la cr&eacute;ation de valeur, p. 73<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn30\" class=\"b-footnote\">Rapport final BEPS Actions 8-10 Aligner les prix de transfert sur calcul&eacute;s sur la cr&eacute;ation de valeur, p. 73<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn31\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5, p. 26<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn32\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 points 23 et ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn33\" class=\"b-footnote\">Gentsch\/Matteotti\/Roth, Steuerliche F&ouml;rderung von Forschung und Entwicklung, ST 4\/15 p. 305<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn34\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 points 26 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn35\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 points 28 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn36\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 28<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn37\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 30<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn38\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 33<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn39\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 34<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn40\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 35<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn41\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 35<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn42\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 36<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn43\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 37<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn44\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 37<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn45\" class=\"b-footnote\">RS 232.14<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn46\" class=\"b-footnote\">Art. 2 al. 1 let. a LBI<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn47\" class=\"b-footnote\">Art. 2 al. 1 let. c LBI<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn48\" class=\"b-footnote\">Art. 2 al. 1 let. d LBI<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn49\" class=\"b-footnote\">Art. 2 al. 1 let. e LBI<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn50\" class=\"b-footnote\">RS 812.21<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn51\" class=\"b-footnote\">Art. 14 al. 1 let. f LPTh <\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn52\" class=\"b-footnote\">Fiche d&rsquo;information &laquo;&nbsp;M&eacute;dicaments orphelins (Orphan Drugs)&nbsp;&raquo; de l&rsquo;Office f&eacute;d&eacute;ral de la sant&eacute; publique (OFSP), Division Communication et Campagnes, du 15 octobre 2014<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn53\" class=\"b-footnote\">www.swissmedic.ch<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn54\" class=\"b-footnote\">Art. 140a al. 1 LBI<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn55\" class=\"b-footnote\">Art. 140b al. 1 LBI<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn56\" class=\"b-footnote\">Art. 140e al. 1 et 2 LBI<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn57\" class=\"b-footnote\">RS 232.16<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn58\" class=\"b-footnote\">Art. 2 al. 1 LPOV<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn59\" class=\"b-footnote\">Art. 5 et 6 <em>a contrario<\/em> LPOV<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn60\" class=\"b-footnote\">Art. 14 LPOV<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn61\" class=\"b-footnote\">Art. 2 al. 3 LDA<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn62\" class=\"b-footnote\">ATF 64\/1938 II 162 c. 3 a <em>in fine<\/em> ou JT 1938 I 522 MAAG; cf. &eacute;galement von B&uuml;ren\/Meer, Der Werkbegriff, in SIWR II\/1 Urheberrecht und verwandte Schutzrechte, 2&egrave;me &eacute;d., B&acirc;le, 2006, p. 109 et les r&eacute;f&eacute;rences cit&eacute;es<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn63\" class=\"b-footnote\">Rehbinder, Schw. Urheberrecht, 3<sup>e<\/sup> &eacute;d., Berne, 2000, p. 101, ch. 90<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn64\" class=\"b-footnote\">Hausmann\/Roth\/Meyer-Nandi, Die Patentbox als Steuerplanungsmodell f&uuml;r KMU, EF&nbsp;3\/16 p.188; BEPS Action 5 chap. 4 points 37<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn65\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 note de fin de chapitre 4, num&eacute;ro 7<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn66\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 37<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn67\" class=\"b-footnote\">Gentsch\/Matteotti\/Roth, Steuerliche F&ouml;rderung von Forschung und Entwicklung, ST 4\/15 p. 313<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn68\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 39<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn69\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 39<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn70\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 39<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn71\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 39<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn72\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 40<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn73\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 points 49 et 50<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn74\" class=\"b-footnote\">Hausmann\/Roth\/Meyer-Nandi, Die Patentbox als Steuerplanungsmodell f&uuml;r KMU, EF&nbsp;3\/16 p. 192<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn75\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 note de fin de chapitre 4, num&eacute;ro 16 et article 25a al. 1 de la RFFA<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn76\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 42<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn77\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 42<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn78\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 42<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn79\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 note de fin de chap. 4, num&eacute;ro 16 et article 25a al. 1 de la RFFA<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn80\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 46<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn81\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 47<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn82\" class=\"b-footnote\">BEPS Action 5 chap. 4 point 48<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn83\" class=\"b-footnote\">Article 3 de l&rsquo;ordonnance relative &agrave; la patent box<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il nous a paru int\u00e9ressant d\u2019examiner l\u2019interaction entre ces deux domaines au travers de deux questions g\u00e9n\u00e9rales: (i) Quelle influence les nouvelles dispositions fiscales sont-elles susceptibles d\u2019avoir sur le droit civil? (ii) Quelle influence les dispositions civiles existantes sont-elles susceptibles d\u2019avoir sur le droit fiscal?<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"authors":[{"ID":400,"display_name":"Joseph Merhai","first_name":"Joseph","last_name":"Merhai","description":"<p>Avocat, expert fiscal dipl\u00f4m\u00e9, associ\u00e9, Aegis LLC, Gen\u00e8ve<\/p>\n","image":"https:\/\/steuerportal.ch\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/Thomas-P-220x220.jpeg","organiser_data":[],"url":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/autoren\/joseph-merhai\/"},{"ID":401,"display_name":"Laurent Muhlstein","first_name":"Laurent","last_name":"Muhlstein","description":"<p>Avocat, lic. iur., Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve, charg\u00e9 de cours \u00e0 la HES-SO, Associ\u00e9<\/p>\n","image":false,"organiser_data":[],"url":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/autoren\/laurent-muhlstein\/"}],"related_sht_promodule":[],"pdf":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\/shtpdf\/","language":"de"},"sht_proarticle_category":[],"sht_proarticle_tag":[],"class_list":["post-3324","sht_proarticle","type-sht_proarticle","status-publish","hentry"],"acf":{"authors":[400,401]},"shp_steuerportal_must_use":{"translations":[{"id":3324,"link":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\/","title":{"rendered":"Droit de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et droit fiscal: enjeux actuels d\u2019une collaboration ou d\u2019une confrontation autour de la licence box"},"language":"de"}]},"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.5 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Droit de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et droit fiscal: enjeux actuels d\u2019une collaboration ou d\u2019une confrontation autour de la licence box &#8226; steuerportal.ch<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Droit de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et droit fiscal: enjeux actuels d\u2019une collaboration ou d\u2019une confrontation autour de la licence box &#8226; steuerportal.ch\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Il nous a paru int\u00e9ressant d\u2019examiner l\u2019interaction entre ces deux domaines au travers de deux questions g\u00e9n\u00e9rales: (i) Quelle influence les nouvelles dispositions fiscales sont-elles susceptibles d\u2019avoir sur le droit civil? (ii) Quelle influence les dispositions civiles existantes sont-elles susceptibles d\u2019avoir sur le droit fiscal?\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"steuerportal.ch\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2020-05-06T16:16:12+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"41 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/articles-specialises\\\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/articles-specialises\\\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\\\/\",\"name\":\"Droit de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et droit fiscal: enjeux actuels d\u2019une collaboration ou d\u2019une confrontation autour de la licence box &#8226; steuerportal.ch\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2020-05-04T15:20:48+00:00\",\"dateModified\":\"2020-05-06T16:16:12+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/articles-specialises\\\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/articles-specialises\\\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/articles-specialises\\\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Page d'accueil\",\"item\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Fachartikel\",\"item\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/articles-specialises\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Droit de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et droit fiscal: enjeux actuels d\u2019une collaboration ou d\u2019une confrontation autour de la licence box\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/\",\"name\":\"steuerportal.ch\",\"description\":\"Le portail suisse sp\u00e9cialis\u00e9 dans le domaine des imp\u00f4ts\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/#organization\",\"name\":\"Steuerportal (Cosmos Verlag)\",\"url\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2021\\\/06\\\/cosmos_c-strich_h_positiv_bunt.svg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2021\\\/06\\\/cosmos_c-strich_h_positiv_bunt.svg\",\"width\":191,\"height\":44,\"caption\":\"Steuerportal (Cosmos Verlag)\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Droit de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et droit fiscal: enjeux actuels d\u2019une collaboration ou d\u2019une confrontation autour de la licence box &#8226; steuerportal.ch","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Droit de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et droit fiscal: enjeux actuels d\u2019une collaboration ou d\u2019une confrontation autour de la licence box &#8226; steuerportal.ch","og_description":"Il nous a paru int\u00e9ressant d\u2019examiner l\u2019interaction entre ces deux domaines au travers de deux questions g\u00e9n\u00e9rales: (i) Quelle influence les nouvelles dispositions fiscales sont-elles susceptibles d\u2019avoir sur le droit civil? (ii) Quelle influence les dispositions civiles existantes sont-elles susceptibles d\u2019avoir sur le droit fiscal?","og_url":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\/","og_site_name":"steuerportal.ch","article_modified_time":"2020-05-06T16:16:12+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"41 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\/","url":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\/","name":"Droit de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et droit fiscal: enjeux actuels d\u2019une collaboration ou d\u2019une confrontation autour de la licence box &#8226; steuerportal.ch","isPartOf":{"@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/#website"},"datePublished":"2020-05-04T15:20:48+00:00","dateModified":"2020-05-06T16:16:12+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/droit-de-la-propriete-intellectuelle-et-droit-fiscal-enjeux-actuels-dune-collaboration-ou-dune-confrontation-autour-de-la-licence-box\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Page d'accueil","item":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Fachartikel","item":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Droit de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et droit fiscal: enjeux actuels d\u2019une collaboration ou d\u2019une confrontation autour de la licence box"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/#website","url":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/","name":"steuerportal.ch","description":"Le portail suisse sp\u00e9cialis\u00e9 dans le domaine des imp\u00f4ts","publisher":{"@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/#organization","name":"Steuerportal (Cosmos Verlag)","url":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/steuerportal.ch\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/cosmos_c-strich_h_positiv_bunt.svg","contentUrl":"https:\/\/steuerportal.ch\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/cosmos_c-strich_h_positiv_bunt.svg","width":191,"height":44,"caption":"Steuerportal (Cosmos Verlag)"},"image":{"@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/sht_proarticle\/3324","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/sht_proarticle"}],"about":[{"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/sht_proarticle"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/sht_proarticle\/3324\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21307,"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/sht_proarticle\/3324\/revisions\/21307"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/401"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/400"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3324"}],"wp:term":[{"taxonomy":"sht_proarticle_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/sht_proarticle_category?post=3324"},{"taxonomy":"sht_proarticle_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/sht_proarticle_tag?post=3324"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}