{"id":3046,"date":"2020-03-25T19:00:47","date_gmt":"2020-03-25T18:00:47","guid":{"rendered":"https:\/\/steuerportal.ch\/?post_type=sht_proarticle&#038;p=3046"},"modified":"2020-06-02T15:55:28","modified_gmt":"2020-06-02T13:55:28","slug":"ladmission-temporaire-des-aeronefs-daffaires-selon-la-convention-distanbul","status":"publish","type":"sht_proarticle","link":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/ladmission-temporaire-des-aeronefs-daffaires-selon-la-convention-distanbul\/","title":{"rendered":"L\u2019admission temporaire des a\u00e9ronefs d\u2019affaires selon la Convention d\u2019Istanbul"},"content":{"rendered":"<h3 class=\"wp-block-heading\">Questions choisies &agrave; la lumi&egrave;re de l&rsquo;arr&ecirc;t du Tribunal administratif f&eacute;d&eacute;ral A-6590\/2017 <\/h3><p>Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Etats ont cherch&eacute; &agrave; favoriser les &eacute;changes internationaux, en particulier le commerce international, par la r&eacute;duction des tarifs douaniers et autres entraves aux &eacute;changes commerciaux. <\/p><p>Le 30&nbsp;octobre 1947, 23 pays signent ainsi l&rsquo;Accord g&eacute;n&eacute;ral sur les tarifs douaniers et le commerce (<em>General Agreement on Tariffs and Trade&#8239;;<\/em>&nbsp;GATT)<sup><a data-fnq id=\"fnq1\" href=\"#fn1\">1<\/a><\/sup>. Le GATT sera ensuite marqu&eacute; par plusieurs cycles de n&eacute;gociations. En 1994, &agrave; l&rsquo;issue des huit premiers cycles, il comptera 120&nbsp;pays signataires, pour en atteindre 164 en 2018.<\/p><p>Dans l&rsquo;esprit des principes expos&eacute;s par le GATT, la Convention portant cr&eacute;ation d&rsquo;un Conseil de Coop&eacute;ration Douani&egrave;re<sup><a data-fnq id=\"fnq2\" href=\"#fn2\">2<\/a><\/sup> (le&nbsp;&laquo;&#8239;<strong>CCD<\/strong>&#8239;&raquo;) est conclue &agrave; Bruxelles le 15&nbsp;d&eacute;cembre 1950. Ce Conseil adoptera la d&eacute;nomination officieuse d&rsquo;Organisation Mondiale des Douanes (l&rsquo;&laquo;&#8239;<strong>OMD<\/strong>&#8239;&raquo;) en 1994<sup><a data-fnq id=\"fnq3\" href=\"#fn3\">3<\/a><\/sup>.<\/p><p>Le CCD est notamment charg&eacute; (i) d&rsquo;examiner les aspects techniques des r&eacute;gimes douaniers ainsi que les facteurs &eacute;conomiques qui s&rsquo;y rattachent en vue de proposer &agrave; ses membres des moyens pratiques pour obtenir le plus haut degr&eacute; d&rsquo;harmonisation et d&rsquo;uniformit&eacute;, et (ii) d&rsquo;&eacute;laborer des projets de convention et d&rsquo;amendements aux conventions ainsi que d&rsquo;en recommander l&rsquo;adoption aux gouvernements int&eacute;ress&eacute;s (art.&nbsp;III let.&nbsp;b et c de la Convention portant cr&eacute;ation d&rsquo;un Conseil de Coop&eacute;ration Douani&egrave;re).<\/p><p>Le CCD va s&rsquo;int&eacute;resser en particulier &agrave; l&rsquo;harmonisation du r&eacute;gime douanier de l&rsquo;admission temporaire. L&rsquo;admission temporaire est le r&eacute;gime douanier qui permet de recevoir dans un territoire douanier en suspension des droits et taxes &agrave; l&rsquo;importation, sans application des prohibitions ou restrictions &agrave; l&rsquo;importation de caract&egrave;re &eacute;conomique, certaines marchandises (y compris les moyens de transport), import&eacute;es dans un but d&eacute;fini et destin&eacute;es &agrave; &ecirc;tre r&eacute;export&eacute;es, dans un d&eacute;lai d&eacute;termin&eacute;, sans avoir subi de modification, exception faite de leur d&eacute;pr&eacute;ciation normale par suite de l&rsquo;usage qui en est fait (art.&nbsp;1 let.&nbsp;a de la Convention relative &agrave; l&rsquo;admission temporaire [Convention d&rsquo;Istanbul]<sup><a data-fnq id=\"fnq4\" href=\"#fn4\">4<\/a><\/sup>).<\/p><p>Sous les auspices de la CCD, plusieurs conventions relatives &agrave; l&rsquo;admission temporaire sont ainsi conclues en 1961, notamment la Convention douani&egrave;re sur le carnet A.&#8239;T.&#8239;A. pour l&rsquo;admission temporaire de marchandises<sup><a data-fnq id=\"fnq5\" href=\"#fn5\">5<\/a><\/sup>.<\/p><p>Le 26&nbsp;juin 1990, la Convention d&rsquo;Istanbul est sign&eacute;e. Selon son pr&eacute;ambule, elle se veut un instrument international unique qui englobe toutes les Conventions existantes en mati&egrave;re d&rsquo;admission temporaire, afin de faciliter aux utilisateurs l&rsquo;acc&egrave;s aux dispositions internationales en vigueur en mati&egrave;re d&rsquo;admission temporaire, et de contribuer de fa&ccedil;on efficace au d&eacute;veloppement du commerce international et d&rsquo;autres formes d&rsquo;&eacute;changes internationaux. Elle vise ainsi &agrave; rendre plus ais&eacute;e l&rsquo;admission temporaire par la simplification et l&rsquo;harmonisation des proc&eacute;dures, en poursuivant des objectifs d&rsquo;ordre &eacute;conomique, humanitaire, culturel, social ou touristique (pr&eacute;ambule de la Convention d&rsquo;Istanbul).<\/p><p>Dans le domaine de l&rsquo;aviation, et notamment dans celui de l&rsquo;aviation d&rsquo;affaires, le r&eacute;gime douanier de l&rsquo;admission temporaire joue un r&ocirc;le crucial en permettant &ndash; sous certaines conditions &ndash; aux a&eacute;ronefs &eacute;trangers d&rsquo;entrer sur le territoire d&rsquo;admission temporaire sans qu&rsquo;il soit n&eacute;cessaire de les d&eacute;douaner.<\/p><p>L&rsquo;arr&ecirc;t du Tribunal administratif f&eacute;d&eacute;ral (le&nbsp;&laquo;&#8239;<strong>TAF<\/strong>&#8239;&raquo;) A-6590\/2017 du 27&nbsp;novembre 2018 repr&eacute;sente un r&eacute;sum&eacute; int&eacute;ressant des r&egrave;gles applicables en mati&egrave;re d&rsquo;admission temporaire des a&eacute;ronefs d&rsquo;affaires.<\/p><p>Certaines solutions retenues par le TAF ne nous paraissent toutefois pas satisfaisantes, tant sous l&rsquo;angle du raisonnement juridique que dans la mesure o&ugrave; elles n&rsquo;apportent pas aux acteurs de l&rsquo;industrie les garanties de pr&eacute;visibilit&eacute; dont ils ont besoin &ndash; besoin d&rsquo;autant plus imp&eacute;rieux que la valeur des actifs concern&eacute;s les expose &agrave; des cons&eacute;quences particuli&egrave;rement lourdes en cas de mauvaise interpr&eacute;tation des r&egrave;gles.<\/p><p>Apr&egrave;s avoir r&eacute;sum&eacute; les faits retenus par l&rsquo;arr&ecirc;t discut&eacute; (1), la pr&eacute;sente contribution &eacute;voquera, &agrave; titre introductif, le principe de la libert&eacute; de choix du r&eacute;gime douanier (2), avant d&rsquo;entrer dans le vif du sujet et de traiter de l&rsquo;application de la Convention d&rsquo;Istanbul (3) et de l&rsquo;admission temporaire des a&eacute;ronefs selon cette Convention (4). Elle proposera, finalement, une solution au cas sur lequel s&rsquo;est pench&eacute; le TAF dans l&rsquo;arr&ecirc;t pr&eacute;cit&eacute; (5)<sup><a data-fnq id=\"fnq6\" href=\"#fn6\">6<\/a><\/sup>.<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">1 R&eacute;sum&eacute; des faits<\/h2><p>L&rsquo;&eacute;tat de fait retenu par l&rsquo;arr&ecirc;t est assez typique de l&rsquo;aviation d&rsquo;affaires. Certaines particularit&eacute;s dans le d&eacute;roulement des faits permettent toutefois de d&eacute;cortiquer la situation juridique avec davantage de d&eacute;tails que si tout s&rsquo;&eacute;tait pass&eacute; de fa&ccedil;on plus lin&eacute;aire. La situation consid&eacute;r&eacute;e, qui est par ailleurs fort anodine &ndash; l&rsquo;enjeu &eacute;conomique porte sur un &eacute;ventuel int&eacute;r&ecirc;t moratoire &ndash;, en gagne une int&eacute;ressante valeur d&rsquo;illustration.<\/p><p>Les faits sont les suivants.<\/p><p>Une soci&eacute;t&eacute; luxembourgeoise (le&nbsp;&laquo;&#8239;<strong>Propri&eacute;taire<\/strong>&#8239;&raquo;) a acquis un a&eacute;ronef neuf (l&rsquo;&laquo;&#8239;<strong>A&eacute;ronef<\/strong>&#8239;&raquo;) dont elle a pris livraison &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger (en France en l&rsquo;occurrence, pays du constructeur). L&rsquo;ayant droit &eacute;conomique ultime du Propri&eacute;taire n&rsquo;est pas r&eacute;sident suisse. Le Propri&eacute;taire, qui souhaite vraisemblablement que l&rsquo;A&eacute;ronef puisse &ecirc;tre utilis&eacute; par des tiers en transport public, en confie l&rsquo;exploitation commerciale &agrave; un op&eacute;rateur luxembourgeois (l&rsquo;&laquo;&#8239;<strong>Op&eacute;rateur<\/strong>&#8239;&raquo;), qui l&rsquo;int&egrave;gre dans sa flotte et l&rsquo;immatricule au Luxembourg (LX).<\/p><p>Le Propri&eacute;taire examine l&rsquo;opportunit&eacute; de d&eacute;douaner l&rsquo;A&eacute;ronef en Suisse, car il souhaiterait que celui-ci soit bas&eacute; &agrave; Gen&egrave;ve.<\/p><p>Avant d&rsquo;effectuer ce d&eacute;douanement, le Propri&eacute;taire demande le 20&nbsp;septembre 2016 &agrave; l&rsquo;Administration f&eacute;d&eacute;rale des contributions, Division principale de la TVA, de lui confirmer, sur la base de l&rsquo;art.&nbsp;69 de la Loi f&eacute;d&eacute;rale r&eacute;gissant la taxe sur la valeur ajout&eacute;e (LTVA)<sup><a data-fnq id=\"fnq7\" href=\"#fn7\">7<\/a><\/sup>, qu&rsquo;il remplit les conditions d&rsquo;assujettissement &agrave; la TVA suisse et qu&rsquo;il aura droit &agrave; la r&eacute;cup&eacute;ration int&eacute;grale de l&rsquo;imp&ocirc;t pr&eacute;alable, comprenant en particulier la TVA d&rsquo;importation acquitt&eacute;e lors du d&eacute;douanement de l&rsquo;A&eacute;ronef et des travaux de maintenance r&eacute;alis&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Le Propri&eacute;taire obtient cette confirmation (<em>ruling<\/em>) le 28&nbsp;septembre 2016.<\/p><p>Pour diverses raisons, le d&eacute;douanement n&rsquo;est pas effectu&eacute; imm&eacute;diatement apr&egrave;s la livraison de l&rsquo;A&eacute;ronef et l&rsquo;obtention du <em>ruling<\/em>. En effet, ce n&rsquo;est que le 8&nbsp;d&eacute;cembre 2016 que le Propri&eacute;taire d&eacute;clare l&rsquo;A&eacute;ronef pour mise en libre pratique et d&eacute;pose aupr&egrave;s des autorit&eacute;s douani&egrave;res le dossier d&rsquo;importation.<\/p><p>Toutefois &ndash;&nbsp;et c&rsquo;est l&agrave; que le cas devient int&eacute;ressant&nbsp;&ndash;, il appara&icirc;t que l&rsquo;A&eacute;ronef a d&eacute;j&agrave; effectu&eacute; plusieurs vols en Suisse entre le moment de la livraison et le d&eacute;douanement, le Propri&eacute;taire &eacute;tant vraisemblablement convaincu d&rsquo;avoir respect&eacute; les r&egrave;gles douani&egrave;res applicables en mati&egrave;re d&rsquo;admission temporaire. On imagine que l&rsquo;existence de ces vols est apparue imm&eacute;diatement aux autorit&eacute;s douani&egrave;res, qui ont acc&egrave;s aux donn&eacute;es historiques du contr&ocirc;le a&eacute;rien.<\/p><p>Ainsi, l&rsquo;A&eacute;ronef a effectu&eacute; les vols suivants vers la Suisse&#8239;:<\/p><ul class=\"wp-block-list\"><li>Premier s&eacute;jour&#8239;: l&rsquo;A&eacute;ronef arrive &agrave; Gen&egrave;ve depuis Luxembourg le 19&nbsp;septembre 2016 dans le cadre d&rsquo;un vol d&rsquo;instruction pour les pilotes, sans passagers (payants) &agrave; bord et sans qu&rsquo;aucun vol avec passagers (payants) au d&eacute;part de la Suisse ne soit r&eacute;serv&eacute;. Il repart le 20&nbsp;septembre 2016 de Gen&egrave;ve pour Tavaux (France) dans le cadre d&rsquo;un vol d&rsquo;instruction pour les pilotes, sans passagers (payants) &agrave; bord.<\/li><li>Deuxi&egrave;me s&eacute;jour&#8239;: l&rsquo;A&eacute;ronef arrive &agrave; Gen&egrave;ve depuis Farnborough le 21&nbsp;septembre 2016 dans le cadre d&rsquo;un vol de positionnement de membres d&rsquo;&eacute;quipage, sans passagers (payants) &agrave; bord et sans qu&rsquo;aucun vol avec passagers (payants) au d&eacute;part de la Suisse ne soit r&eacute;serv&eacute;. Il repart le 25&nbsp;septembre 2016 de Gen&egrave;ve pour Nice dans le cadre d&rsquo;un vol de positionnement, sans passagers (payants) &agrave; bord, pour un vol de transport de passagers (payants) au d&eacute;part de Nice.<\/li><li>Troisi&egrave;me s&eacute;jour&#8239;: l&rsquo;A&eacute;ronef arrive &agrave; Gen&egrave;ve depuis Farnborough le 4&nbsp;octobre 2016 avec un passager (payant) &agrave; bord. Il repart le m&ecirc;me jour de Gen&egrave;ve pour Inverness avec un passager (payant) &agrave; bord.<\/li><li>Quatri&egrave;me s&eacute;jour&#8239;: l&rsquo;A&eacute;ronef arrive &agrave; Gen&egrave;ve depuis Farnborough le 7&nbsp;octobre 2016 avec deux passagers (payants) &agrave; bord. Le 10&nbsp;octobre 2016, il effectue un vol de positionnement &agrave; vide de Gen&egrave;ve &agrave; Berne. Il repart de Berne le jour m&ecirc;me pour Northolt (Angleterre) avec deux passagers (payants) &agrave; bord. Le vol aller &eacute;tait pr&eacute;vu initialement au d&eacute;part de Northolt (et non de Farnborough). Par ailleurs, avant m&ecirc;me l&rsquo;arriv&eacute;e en Suisse, le vol de retour vers Northolt &eacute;tait r&eacute;serv&eacute;&#8239;; il &eacute;tait toutefois pr&eacute;vu au d&eacute;part de Gen&egrave;ve (et non de Berne), le 9&nbsp;octobre 2016 (et non le 10&nbsp;octobre). En outre, un seul passager &eacute;tait d&rsquo;abord pr&eacute;vu pour le retour vers Northolt (au lieu de deux). Les modifications d&rsquo;a&eacute;rodromes et de passagers ont &eacute;t&eacute; demand&eacute;es par le client avant et pendant le s&eacute;jour en Suisse, le client &eacute;tant le m&ecirc;me pour les vols aller et retour.<\/li><\/ul><p>Au moment du d&eacute;douanement, le bureau de douane d&eacute;cide d&rsquo;imposer des int&eacute;r&ecirc;ts moratoires entre la date du premier vol de l&rsquo;A&eacute;ronef vers la Suisse, le 19&nbsp;septembre 2016, et celle du d&eacute;p&ocirc;t du dossier d&rsquo;importation, le 8&nbsp;d&eacute;cembre 2016. Le bureau des douanes retient en effet que la date d&rsquo;importation de l&rsquo;A&eacute;ronef est le 19&nbsp;septembre 2016.<\/p><p>Le Propri&eacute;taire recourt contre cette d&eacute;cision d&rsquo;imposer des int&eacute;r&ecirc;ts moratoires. La Direction d&rsquo;arrondissement rejette le recours, et le Propri&eacute;taire forme un recours aupr&egrave;s du TAF.<\/p><p>Dans sa r&eacute;ponse au recours, la Direction g&eacute;n&eacute;rale des douanes (la&nbsp;&laquo;&#8239;<strong>DGD<\/strong>&#8239;&raquo;) revoit la position de la Direction d&rsquo;arrondissement et soutient finalement que la date d&rsquo;importation devait &ecirc;tre le 7&nbsp;octobre 2016, date de l&rsquo;entr&eacute;e de l&rsquo;A&eacute;ronef en Suisse pour son quatri&egrave;me s&eacute;jour. Notons que cette volte-face de l&rsquo;administration, dont on ne comprend pas la justification, illustre aussi l&rsquo;incertitude &agrave; laquelle sont confront&eacute;s les propri&eacute;taires et exploitants d&rsquo;a&eacute;ronefs, face aux d&eacute;tenteurs de l&rsquo;autorit&eacute; &eacute;tatique en mati&egrave;re douani&egrave;re.<\/p><p>Dans son arr&ecirc;t, le TAF admet partiellement le recours, au motif que les int&eacute;r&ecirc;ts moratoires seraient dus non d&egrave;s le premier vol de l&rsquo;A&eacute;ronef vers la Suisse (le 19&nbsp;septembre 2016), mais, s&rsquo;alignant sur la position de la DGD, d&egrave;s la date de l&rsquo;entr&eacute;e de l&rsquo;A&eacute;ronef en Suisse pour son quatri&egrave;me s&eacute;jour (le 7&nbsp;octobre 2016), pour les raisons qui seront rappel&eacute;es ult&eacute;rieurement<sup><a data-fnq id=\"fnq8\" href=\"#fn8\">8<\/a><\/sup>.<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">2 Libert&eacute; de choix du r&eacute;gime douanier<\/h2><p>Le droit douanier pr&eacute;sente un caract&egrave;re m&eacute;canique&#8239;: passage de fronti&egrave;re, pr&eacute;sentation de marchandise, d&eacute;claration. Il suffit d&rsquo;aller faire ses courses &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger pour s&rsquo;en rendre compte (le douanier contr&ocirc;le la date du ticket de caisse et vient parfois contr&ocirc;ler si les marchandises que l&rsquo;on importe sont bien dans la voiture), ou de sortir d&rsquo;un avion en s&rsquo;engageant dans la file &laquo;&#8239;rien &agrave; d&eacute;clarer&#8239;&raquo; (comportement qui, en d&eacute;pit de la formulation consacr&eacute;e par l&rsquo;usage, constitue bien, par actes concluants, une&nbsp;<em>d&eacute;claration<\/em> en douane&#8239;; art.&nbsp;28 al.&nbsp;2 de l&rsquo;Ordonnance de l&rsquo;Administration f&eacute;d&eacute;rale des douanes sur les douanes [OD-AFD]<sup><a data-fnq id=\"fnq9\" href=\"#fn9\">9<\/a><\/sup>). Cette m&eacute;canicit&eacute; se fonde sur la loi. Aussit&ocirc;t qu&rsquo;une marchandise franchit la fronti&egrave;re du territoire douanier, elle doit en principe &ecirc;tre conduite au bureau de douane le plus proche et &ecirc;tre d&eacute;clar&eacute;e en vue de la taxation (art.&nbsp;21 al.&nbsp;1 et 25 al.&nbsp;1 de la Loi sur les douanes [LD]<sup><a data-fnq id=\"fnq10\" href=\"#fn10\">10<\/a><\/sup>). Au moment de la d&eacute;claration en douane, la personne assujettie &agrave; l&rsquo;obligation de d&eacute;clarer doit indiquer sous quel r&eacute;gime douanier la marchandise est plac&eacute;e (art.&nbsp;25 al.&nbsp;2 et 27 let.&nbsp;a LD). La d&eacute;claration en douane peut &ecirc;tre &eacute;tablie par un proc&eacute;d&eacute; &eacute;lectronique, par &eacute;crit, verbalement ou sous une autre forme d&rsquo;expression de la volont&eacute; admise par l&rsquo;Administration f&eacute;d&eacute;rale des douanes (l&rsquo;&laquo;&#8239;<strong>AFD<\/strong>&#8239;&raquo;) (art.&nbsp;28 al.&nbsp;1 LD).<\/p><p>L&rsquo;un des principes fondamentaux du droit douanier est celui de la libert&eacute; de choix des r&eacute;gimes douaniers. La personne assujettie &agrave; l&rsquo;obligation de d&eacute;clarer a le choix du r&eacute;gime douanier pour lequel la marchandise doit &ecirc;tre d&eacute;clar&eacute;e, &agrave; condition &ndash; bien &eacute;videmment &ndash; que soient remplies les conditions du r&eacute;gime choisi. Ce principe ressort, de fa&ccedil;on limpide, de la formulation allemande de l&rsquo;art.&nbsp;47 al.&nbsp;2 LD (<em>&laquo;&#8239;W&auml;hlbar sind folgende Zollverfahren&#8239;: [&hellip;]<\/em>&#8239;<em>&raquo;<\/em>&#8239;; nous soulignons)<sup><a data-fnq id=\"fnq11\" href=\"#fn11\">11<\/a><\/sup>. On notera, pour m&eacute;moire, que les r&eacute;gimes douaniers sont les suivants&#8239;: la mise en libre pratique, le r&eacute;gime du transit, le r&eacute;gime de l&rsquo;entrep&ocirc;t douanier, le r&eacute;gime de l&rsquo;admission temporaire, le r&eacute;gime du perfectionnement actif, le r&eacute;gime du perfectionnement passif et le r&eacute;gime de l&rsquo;exportation (art.&nbsp;47 al.&nbsp;2 LD).<\/p><p>Ainsi, tout propri&eacute;taire d&rsquo;un a&eacute;ronef qui remplit les conditions de l&rsquo;admission temporaire &agrave; un instant donn&eacute; peut, &agrave; cet instant, choisir ce r&eacute;gime pour l&rsquo;entr&eacute;e de l&rsquo;a&eacute;ronef en Suisse, quand bien m&ecirc;me il aurait l&rsquo;intention de le mettre ult&eacute;rieurement en libre pratique, notamment parce qu&rsquo;il souhaiterait le baser en Suisse.<\/p><p>Le TAF, sans mentionner express&eacute;ment ce principe, l&rsquo;applique dans son raisonnement. En effet, il examine pour chaque entr&eacute;e de l&rsquo;A&eacute;ronef si, &agrave; ce moment-l&agrave;, celui-ci pouvait b&eacute;n&eacute;ficier du r&eacute;gime de l&rsquo;admission temporaire, puisque tel avait &eacute;t&eacute; le choix du Propri&eacute;taire.<\/p><p>C&rsquo;est &agrave; juste titre qu&rsquo;il ne tient pas compte du fait que le Propri&eacute;taire avait l&rsquo;intention de d&eacute;douaner ult&eacute;rieurement l&rsquo;A&eacute;ronef et de le baser en Suisse, ainsi que cela ressort de l&rsquo;&eacute;tat de fait (et des communications conduisant &agrave; l&rsquo;obtention du <em>ruling<\/em> mentionn&eacute; plus haut)<sup><a data-fnq id=\"fnq12\" href=\"#fn12\">12<\/a><\/sup>.<\/p><p>Ce faisant, le TAF &eacute;carte implicitement, mais clairement, l&rsquo;approche globale du bureau de douane, oppos&eacute;e &agrave; une analyse entr&eacute;e par entr&eacute;e<sup><a data-fnq id=\"fnq13\" href=\"#fn13\">13<\/a><\/sup>.<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">3 Application de la Convention d&rsquo;Istanbul<\/h2><p>Afin de d&eacute;terminer si chaque entr&eacute;e de l&rsquo;A&eacute;ronef sur le territoire suisse satisfaisait aux conditions de l&rsquo;admission temporaire, le TAF applique &agrave; juste titre la Convention d&rsquo;Istanbul.<\/p><p>Nous ne sommes toutefois pas convaincus par le raisonnement du TAF relatif &agrave; la condition de r&eacute;ciprocit&eacute; &agrave; laquelle cette application serait soumise (3.1) et &agrave; l&rsquo;articulation entre la Convention d&rsquo;Istanbul et le droit interne suisse (3.2).<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">3.1 Applicabilit&eacute; <em>erga omnes<\/em> de la Convention d&rsquo;Istanbul<\/h3><p>Le TAF semble soumettre l&rsquo;applicabilit&eacute; de la Convention d&rsquo;Istanbul &agrave; la condition de r&eacute;ciprocit&eacute;, car il v&eacute;rifie que l&rsquo;Etat du si&egrave;ge du Propri&eacute;taire, le Luxembourg, qui est aussi celui de l&rsquo;immatriculation de l&rsquo;A&eacute;ronef et du si&egrave;ge de l&rsquo;Op&eacute;rateur, est bien partie &agrave; la Convention d&rsquo;Istanbul<sup><a data-fnq id=\"fnq14\" href=\"#fn14\">14<\/a><\/sup>.<\/p><p>Or, le Manuel relatif &agrave; la Convention d&rsquo;Istanbul r&eacute;dig&eacute; par le CCD (le&nbsp;&laquo;&#8239;<strong>Manuel<\/strong>&#8239;&raquo;) pr&eacute;cise que <em>&laquo;&#8239;les Parties contractantes [&hellip;] s&rsquo;engagent &agrave; accorder le b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;admission temporaire &lsaquo;&#8239;erga omnes&#8239;&rsaquo; c&rsquo;est-&agrave;-dire m&ecirc;me aux pays qui ne sont pas Parties contractantes&#8239;&raquo;,<\/em> car la Convention d&rsquo;Istanbul ne contient aucune clause de r&eacute;ciprocit&eacute;<sup><a data-fnq id=\"fnq15\" href=\"#fn15\">15<\/a><\/sup>.<\/p><p>Ce commentaire du Manuel ne surprend pas, dans la mesure o&ugrave; il est conforme &agrave; l&rsquo;esprit de la Convention d&rsquo;Istanbul, adopt&eacute;e dans un &eacute;lan d&rsquo;ouverture internationale visant &agrave; favoriser les &eacute;changes. Rien, dans le texte de la Convention d&rsquo;Istanbul, ne pr&eacute;voit en effet que les Etats signataires ne s&rsquo;engageraient &agrave; en appliquer les principes que les uns vis-&agrave;-vis des autres. Ils s&rsquo;engagent, les uns vis-&agrave;-vis des autres, &agrave; appliquer les principes de l&rsquo;admission temporaire envers tous les Etats &eacute;trangers.<\/p><p>Par ailleurs, une exigence de r&eacute;ciprocit&eacute; poserait deux probl&egrave;mes pratiques.<\/p><p>Le premier serait de d&eacute;terminer quel Etat devrait &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; afin de v&eacute;rifier la condition de r&eacute;ciprocit&eacute;. Faudrait-il retenir l&rsquo;Etat d&rsquo;immatriculation de l&rsquo;a&eacute;ronef ou celui de la personne assujettie &agrave; l&rsquo;obligation de d&eacute;clarer&#8239;? Et s&rsquo;agissant de la personne assujettie &agrave; l&rsquo;obligation de d&eacute;clarer, faudrait-il v&eacute;rifier la r&eacute;ciprocit&eacute; pour toutes les personnes concern&eacute;es par cette obligation, &agrave; savoir notamment le conducteur de la marchandise, la personne charg&eacute;e de conduire la marchandise au bureau de douane, l&rsquo;importateur, le destinataire, l&rsquo;exp&eacute;diteur et le mandant (art.&nbsp;26 LD et art.&nbsp;75 de l&rsquo;Ordonnance sur les douanes [OD]<sup><a data-fnq id=\"fnq16\" href=\"#fn16\">16<\/a><\/sup>)&#8239;? Selon les cas, cela pourrait supposer de v&eacute;rifier la r&eacute;ciprocit&eacute; notamment pour les Etats suivants&#8239;: Etat du si&egrave;ge du propri&eacute;taire, Etat de r&eacute;sidence de l&rsquo;ayant droit &eacute;conomique du propri&eacute;taire, Etat du si&egrave;ge de l&rsquo;op&eacute;rateur, Etat de r&eacute;sidence de chaque pilote, Etat de r&eacute;sidence du client passager<sup><a data-fnq id=\"fnq17\" href=\"#fn17\">17<\/a><\/sup>. Cela serait impossible. Dans l&rsquo;arr&ecirc;t &eacute;tudi&eacute;, le TAF semble ignorer cette difficult&eacute;, car l&rsquo;Etat du si&egrave;ge du Propri&eacute;taire, celui de l&rsquo;immatriculation de l&rsquo;A&eacute;ronef et celui du si&egrave;ge de l&rsquo;Op&eacute;rateur se trouvent &ecirc;tre le m&ecirc;me, &agrave; savoir le Luxembourg. Mais qu&rsquo;aurait dit le TAF si le propri&eacute;taire avait &eacute;t&eacute; une soci&eacute;t&eacute; des &Icirc;les Vierges britanniques, si l&rsquo;A&eacute;ronef avait &eacute;t&eacute; immatricul&eacute; &agrave; Saint-Marin et si l&rsquo;op&eacute;rateur avait &eacute;t&eacute; une soci&eacute;t&eacute; sise en Arabie saoudite<sup><a data-fnq id=\"fnq18\" href=\"#fn18\">18<\/a><\/sup>&#8239;?<\/p><p>Le second probl&egrave;me est le suivant. La condition de r&eacute;ciprocit&eacute; requiert que l&rsquo;Etat consid&eacute;r&eacute; accorde les m&ecirc;mes facilit&eacute;s d&rsquo;admission temporaire que celles pr&eacute;vues par les dispositions de la Convention d&rsquo;Istanbul. Mais cela ne signifie pas que l&rsquo;Etat en question doive &ecirc;tre forc&eacute;ment partie &agrave; cette Convention&#8239;; il peut aussi octroyer ces facilit&eacute;s par le biais de son droit interne, ind&eacute;pendamment d&rsquo;engagements internationaux. Il serait donc en pratique extr&ecirc;mement difficile de v&eacute;rifier si un Etat garantit effectivement la r&eacute;ciprocit&eacute;, en particulier au vu des exigences de c&eacute;l&eacute;rit&eacute; qu&rsquo;impose le r&eacute;gime de l&rsquo;admission temporaire. La Suisse ne pourrait vraisemblablement pas instaurer un tel r&eacute;gime de v&eacute;rification sans faire &eacute;chec &agrave; l&rsquo;objectif de simplification, qui est la raison d&rsquo;&ecirc;tre de la Convention d&rsquo;Istanbul, et violer ainsi ses obligations internationales.<\/p><p>Le principe retenu depuis toujours par le Manuel, conforme &agrave; la pratique permanente des autorit&eacute;s, semble d&egrave;s lors bien devoir s&rsquo;imposer sans la moindre r&eacute;serve.<\/p><p>Il est donc erron&eacute; de soumettre l&rsquo;applicabilit&eacute; de la Convention d&rsquo;Istanbul &agrave; une quelconque condition de r&eacute;ciprocit&eacute;. Les autorit&eacute;s douani&egrave;res suisses doivent accorder le b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;admission temporaire <em>erga omnes<\/em>.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">3.2 Relations entre la Convention d&rsquo;Istanbul et le droit interne suisse<\/h3><p>L&rsquo;arr&ecirc;t du TAF manque de clart&eacute; concernant les relations entre la Convention d&rsquo;Istanbul et le droit interne suisse.<\/p><p>Le TAF cite d&rsquo;abord les dispositions de la Convention d&rsquo;Istanbul<sup><a data-fnq id=\"fnq19\" href=\"#fn19\">19<\/a><\/sup> et mentionne ensuite l&rsquo;ensemble des dispositions de droit interne relatives &agrave; l&rsquo;admission temporaire, notamment les art.&nbsp;9 et 58 LD et les art.&nbsp;30&nbsp;ss et 162&nbsp;ss OD<sup><a data-fnq id=\"fnq20\" href=\"#fn20\">20<\/a><\/sup>, sans mettre suffisamment en lumi&egrave;re l&rsquo;articulation entre ces diff&eacute;rentes r&egrave;gles, comme s&rsquo;il fallait n&eacute;cessairement les appliquer toutes &agrave; la fois.<\/p><p>Or, le r&eacute;gime de la Convention d&rsquo;Istanbul est diff&eacute;rent de celui que consacrent les dispositions de droit interne r&eacute;gissant l&rsquo;admission temporaire. Pour ne citer qu&rsquo;un exemple, tandis que l&rsquo;art.&nbsp;6 de l&rsquo;Annexe&nbsp;C &agrave; la Convention d&rsquo;Istanbul relative aux moyens de transport (l&rsquo;&laquo;&#8239;<strong>Annexe&nbsp;C<\/strong>&#8239;&raquo;) pr&eacute;voit que l&rsquo;admission temporaire des moyens de transport est accord&eacute;e sans qu&rsquo;il soit exig&eacute; de document douanier et sans constitution de garantie, le droit interne exige en revanche une d&eacute;claration en douane et la constitution d&rsquo;une garantie<sup><a data-fnq id=\"fnq21\" href=\"#fn21\">21<\/a><\/sup> (art.&nbsp;58 al.&nbsp;1 et 2 et 76 al.&nbsp;1 LD et art.&nbsp;193 let.&nbsp;c OD).<\/p><p>Comment r&eacute;soudre de telles apparentes contradictions&#8239;?<\/p><p>La Convention d&rsquo;Istanbul est d&rsquo;application directe<sup><a data-fnq id=\"fnq22\" href=\"#fn22\">22<\/a><\/sup>. Comme l&rsquo;exposait le Conseil f&eacute;d&eacute;ral dans son Message du 13&nbsp;d&eacute;cembre 1993, <em>&laquo;&#8239;la Convention relative &agrave; l&rsquo;admission temporaire appara&icirc;t suffisamment pr&eacute;cise pour &ecirc;tre directement applicable comme telle par les autorit&eacute;s administratives. Par ailleurs, lorsque les conditions sont remplies, la Convention conf&egrave;re aux int&eacute;ress&eacute;s un droit &agrave; l&rsquo;octroi de l&rsquo;admission temporaire&#8239;&raquo;<\/em><sup><a data-fnq id=\"fnq23\" href=\"#fn23\">23<\/a><\/sup>.<\/p><p>Ainsi, en vertu des principes de la primaut&eacute; du droit international<sup><a data-fnq id=\"fnq24\" href=\"#fn24\">24<\/a><\/sup>, de l&rsquo;interpr&eacute;tation conforme<sup><a data-fnq id=\"fnq25\" href=\"#fn25\">25<\/a><\/sup> et de la r&egrave;gle&nbsp;<em>lex specialis derogat generali<\/em><sup><a data-fnq id=\"fnq26\" href=\"#fn26\">26<\/a><\/sup>, il nous para&icirc;t naturel de consid&eacute;rer que les dispositions de la Convention d&rsquo;Istanbul, lorsqu&rsquo;elles sont applicables, d&eacute;rogent &agrave; celles de droit interne r&eacute;glant l&rsquo;admission temporaire de fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, dans la mesure o&ugrave; les premi&egrave;res sont en contradiction avec les secondes (&agrave; moins que les dispositions de droit interne soient plus favorables que celles de la Convention d&rsquo;Istanbul). Ainsi, la contradiction s&rsquo;&eacute;vanouit si l&rsquo;on accepte de consid&eacute;rer que la Convention d&rsquo;Istanbul et le droit interne ont, tout simplement, des champs d&rsquo;application distincts<sup><a data-fnq id=\"fnq27\" href=\"#fn27\">27<\/a><\/sup>.<\/p><p>En particulier, l&rsquo;art.&nbsp;17 de la Convention d&rsquo;Istanbul pr&eacute;voit que <em>&laquo;&#8239;les dispositions de la pr&eacute;sente Convention &eacute;tablissent des facilit&eacute;s minimales et ne mettent pas obstacle &agrave; l&rsquo;application de facilit&eacute;s plus grandes que des Parties contractantes accordent ou accorderaient, soit par des dispositions unilat&eacute;rales, soit en vertu d&rsquo;accords bilat&eacute;raux ou multilat&eacute;raux&#8239;&raquo;.<\/em>&nbsp;<em>A contrario<\/em>, cela signifie que le droit interne et les autorit&eacute;s douani&egrave;res suisses ne peuvent pas imposer des exigences plus &eacute;lev&eacute;es que celles contenues dans la Convention d&rsquo;Istanbul, notamment par rapport aux formalit&eacute;s &eacute;ventuelles d&rsquo;admission temporaire.<\/p><p>Il n&rsquo;existe que trois cas dans lesquels les Etats parties &agrave; la Convention d&rsquo;Istanbul peuvent imposer des restrictions autres que celles pr&eacute;vues par celle-ci&#8239;:<\/p><ul class=\"wp-block-list\"><li>Lorsque la Convention d&rsquo;Istanbul octroie une marge de man&oelig;uvre aux Etats parties. On songera notamment aux art.&nbsp;4 al.&nbsp;1, 6 et 19 de la Convention d&rsquo;Istanbul, ainsi qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;art.&nbsp;8 de l&rsquo;Annexe&nbsp;C.<\/li><li>Lorsque la Convention d&rsquo;Istanbul permet aux Etats parties de formuler des r&eacute;serves (art.&nbsp;29 de la Convention d&rsquo;Istanbul), et que ceux-ci font usage de cette facult&eacute;. Ces r&eacute;serves sont interdites &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du corps de la Convention d&rsquo;Istanbul<sup><a data-fnq id=\"fnq28\" href=\"#fn28\">28<\/a><\/sup> et ne sont possibles que pour certaines dispositions des annexes (voir par exemple l&rsquo;art.&nbsp;10 de l&rsquo;Annexe&nbsp;C). Notons que la Suisse n&rsquo;a formul&eacute; aucune r&eacute;serve concernant l&rsquo;Annexe&nbsp;C<sup><a data-fnq id=\"fnq29\" href=\"#fn29\">29<\/a><\/sup>.<\/li><li>Lorsque les conditions de l&rsquo;admission temporaire, telles que pr&eacute;vues par la Convention d&rsquo;Istanbul, ne sont pas remplies. Les Etats parties sont alors libres de fixer leurs propres conditions s&rsquo;ils souhaitent n&eacute;anmoins octroyer l&rsquo;admission temporaire dans de telles situations.<\/li><\/ul><p>C&rsquo;est donc &agrave; la lumi&egrave;re des principes expos&eacute;s ci-dessus qu&rsquo;il convient d&rsquo;analyser le r&eacute;gime d&rsquo;admission temporaire des a&eacute;ronefs.<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">4 Admission temporaire des a&eacute;ronefs<\/h2><p>Apr&egrave;s un rappel des conditions g&eacute;n&eacute;rales de l&rsquo;admission temporaire des moyens de transport selon la Convention d&rsquo;Istanbul (4.1), la pr&eacute;sente partie traitera de la distinction entre usage commercial et usage priv&eacute; (4.2), des formalit&eacute;s &eacute;ventuelles li&eacute;es &agrave; l&rsquo;admission temporaire (4.3), et des exigences de r&eacute;exportation des moyens de transport &agrave; usage commercial (4.4)<sup><a data-fnq id=\"fnq30\" href=\"#fn30\">30<\/a><\/sup>.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">4.1 Rappel des conditions g&eacute;n&eacute;rales de l&rsquo;admission temporaire des moyens de transport<\/h3><p>L&rsquo;arr&ecirc;t du TAF contient un rappel des conditions g&eacute;n&eacute;rales de l&rsquo;admission temporaire des moyens de transport (dont font partie les a&eacute;ronefs&#8239;; art.&nbsp;1 let.&nbsp;a de l&rsquo;Annexe&nbsp;C) selon la Convention d&rsquo;Istanbul<sup><a data-fnq id=\"fnq31\" href=\"#fn31\">31<\/a><\/sup>.<\/p><p>Selon l&rsquo;art.&nbsp;1 let.&nbsp;a de la Convention d&rsquo;Istanbul, l&rsquo;admission temporaire est le r&eacute;gime douanier qui permet de recevoir dans un territoire douanier en suspension des droits et taxes &agrave; l&rsquo;importation, sans application des prohibitions ou restrictions &agrave; l&rsquo;importation de caract&egrave;re &eacute;conomique, certaines marchandises (y compris les moyens de transport), import&eacute;es dans un but d&eacute;fini et destin&eacute;es &agrave; &ecirc;tre r&eacute;export&eacute;es, dans un d&eacute;lai d&eacute;termin&eacute;, sans avoir subi de modification, exception faite de leur d&eacute;pr&eacute;ciation normale par suite de l&rsquo;usage qui en est fait.<\/p><p>Pour ce qui est de la Suisse, la suspension des droits et taxes concerne notamment l&rsquo;imp&ocirc;t sur les importations pr&eacute;vu par le Titre&nbsp;4 de la LTVA<sup><a data-fnq id=\"fnq32\" href=\"#fn32\">32<\/a><\/sup>.<\/p><p>Comme le pr&eacute;cise le Manuel, &laquo;<em>&#8239;[l]e but dans lequel les marchandises (y compris les moyens de transport) doivent &ecirc;tre import&eacute;es pour b&eacute;n&eacute;ficier de l&rsquo;admission temporaire est sp&eacute;cifi&eacute; dans chaque Annexe&#8239;<\/em>&raquo;<sup><a data-fnq id=\"fnq33\" href=\"#fn33\">33<\/a><\/sup> &agrave; la Convention d&rsquo;Istanbul.<\/p><p>Selon l&rsquo;art.&nbsp;2 al.&nbsp;1 de la Convention d&rsquo;Istanbul, chaque Etat partie s&rsquo;engage &agrave; accorder l&rsquo;admission temporaire, dans les conditions pr&eacute;vues par la Convention d&rsquo;Istanbul, aux marchandises (y compris les moyens de transport) faisant l&rsquo;objet des Annexes &agrave; la Convention d&rsquo;Istanbul.<\/p><p>L&rsquo;apurement normal de l&rsquo;admission temporaire est obtenu par la r&eacute;exportation des marchandises (y compris les moyens de transport) plac&eacute;es en admission temporaire (art.&nbsp;9 de la Convention d&rsquo;Istanbul). En vertu de l&rsquo;art.&nbsp;1 let.&nbsp;a de la Convention d&rsquo;Istanbul, les marchandises doivent &ecirc;tre destin&eacute;es &agrave; &ecirc;tre r&eacute;export&eacute;es &agrave; la fin du s&eacute;jour d&rsquo;admission temporaire. Ainsi, s&rsquo;il est d&eacute;j&agrave; certain au moment de l&rsquo;importation que les marchandises ne seront pas r&eacute;export&eacute;es mais seront mises en libre pratique pendant le s&eacute;jour dans le territoire d&rsquo;admission temporaire, l&rsquo;admission temporaire n&rsquo;est <em>a priori<\/em> pas possible. Si la mise en libre pratique n&rsquo;est pas pr&eacute;vue au moment de l&rsquo;importation mais devient n&eacute;cessaire pendant le s&eacute;jour sur le territoire d&rsquo;admission temporaire, la Convention d&rsquo;Istanbul pr&eacute;voit qu&rsquo;un tel apurement est possible, lorsque les circonstances le justifient et que la l&eacute;gislation nationale l&rsquo;autorise, sous r&eacute;serve qu&rsquo;il soit satisfait aux conditions et aux formalit&eacute;s applicables dans ce cas (art.&nbsp;13 de la Convention d&rsquo;Istanbul). En droit interne suisse, l&rsquo;art.&nbsp;47 al.&nbsp;3 LD pr&eacute;voit que les marchandises qui ont &eacute;t&eacute; plac&eacute;es sous un r&eacute;gime douanier peuvent &ecirc;tre d&eacute;clar&eacute;es pour un autre r&eacute;gime. En l&rsquo;absence de restriction l&eacute;gale, l&rsquo;apurement de l&rsquo;admission temporaire doit donc &ecirc;tre possible par la d&eacute;claration pour mise en libre pratique.<\/p><p>Hormis la r&eacute;exportation et la mise en libre pratique, l&rsquo;art.&nbsp;12 de la Convention d&rsquo;Istanbul pr&eacute;voit que l&rsquo;apurement de l&rsquo;admission temporaire peut aussi &ecirc;tre obtenu avec l&rsquo;accord des autorit&eacute;s comp&eacute;tentes par la mise des marchandises (y compris les moyens de transport) dans des ports francs ou des zones franches, en entrep&ocirc;t de douane ou sous le r&eacute;gime de transit douanier, en vue de leur exportation ult&eacute;rieure ou de toute autre destination admise<sup><a data-fnq id=\"fnq34\" href=\"#fn34\">34<\/a><\/sup>. Le Manuel pr&eacute;cise que <em>&laquo;&#8239;[l]&rsquo;expression &lsaquo;&#8239;autre destination admise&#8239;&rsaquo; signifie, par exemple, que la douane peut autoriser le placement des marchandises sous le r&eacute;gime du perfectionnement actif&#8239;&raquo;<\/em><sup><a data-fnq id=\"fnq35\" href=\"#fn35\">35<\/a><\/sup>. En droit interne suisse, l&rsquo;art.&nbsp;47 al.&nbsp;3 LD pr&eacute;cit&eacute; autorise l&rsquo;apurement de l&rsquo;admission temporaire par la d&eacute;claration pour un autre r&eacute;gime<sup><a data-fnq id=\"fnq36\" href=\"#fn36\">36<\/a><\/sup>&#8239;; citons par exemple le r&eacute;gime de l&rsquo;entrep&ocirc;t douanier (art.&nbsp;50&nbsp;ss LD) et celui du perfectionnement actif (art.&nbsp;12 et 59 LD). L&rsquo;accord des autorit&eacute;s douani&egrave;res au cas par cas n&rsquo;est donc pas n&eacute;cessaire.<\/p><p>L&rsquo;Annexe C a &eacute;t&eacute; ratifi&eacute;e par la Suisse<sup><a data-fnq id=\"fnq37\" href=\"#fn37\">37<\/a><\/sup>. Elle pr&eacute;voit l&rsquo;octroi du b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;admission temporaire notamment aux moyens de transport &agrave; usage commercial ou &agrave; usage priv&eacute; (art.&nbsp;2 let.&nbsp;a de l&rsquo;Annexe&nbsp;C).<\/p><p>Nous estimons que l&rsquo;Annexe&nbsp;C concerne tous les moyens de transport, et non seulement les moyens de transport affect&eacute;s <em>in concreto<\/em> (lors d&rsquo;une admission particuli&egrave;re) au transport de personnes ou de marchandises<sup><a data-fnq id=\"fnq38\" href=\"#fn38\">38<\/a><\/sup>. Notre avis est corrobor&eacute; par les &eacute;l&eacute;ments suivants&#8239;:<\/p><ul class=\"wp-block-list\"><li>La d&eacute;finition des <em>&laquo;&#8239;moyens de transport&#8239;&raquo;<\/em> figurant &agrave; l&rsquo;art.&nbsp;1 let.&nbsp;a de l&rsquo;Annexe&nbsp;C n&rsquo;exige aucune affectation particuli&egrave;re de ces v&eacute;hicules, mais contient seulement une liste g&eacute;n&eacute;rique&#8239;: <em>&laquo;&#8239;tout navire (y compris les all&egrave;ges barges et p&eacute;niches, m&ecirc;me transport&eacute;es &agrave; bord d&rsquo;un navire et les hydroglisseurs), a&eacute;roglisseur, a&eacute;ronef, v&eacute;hicule routier &agrave; moteur (y compris les cycles &agrave; moteur, les remorques, les semi-remorques et les combinaisons de v&eacute;hicules), et mat&eacute;riel ferroviaire roulant [&hellip;]&#8239;&raquo;.<\/em> Cette analyse est confirm&eacute;e par les conclusions de l&rsquo;avocat g&eacute;n&eacute;ral dans le cadre de l&rsquo;arr&ecirc;t de la Cour de Justice de l&rsquo;Union Europ&eacute;enne (la&nbsp;&laquo;&#8239;<strong>CJUE<\/strong>&#8239;&raquo;) Robert Fuchs AG contre Hauptzollamt L&ouml;rrach (l&rsquo;&laquo;&#8239;<strong>Arr&ecirc;t Fuchs<\/strong>&#8239;&raquo;)&#8239;:&nbsp;<em>&laquo;&#8239;il n&rsquo;y a aucune limitation explicite des possibilit&eacute;s d&rsquo;exon&eacute;ration pour admission temporaire d&rsquo;un moyen de transport &agrave; des situations dans lesquelles le moyen de transport est utilis&eacute; sp&eacute;cialement &agrave; des fins de transport [&hellip;] Une telle limitation [&hellip;] ne figure pas non plus dans la convention d&rsquo;Istanbul. Elle est notamment absente de la d&eacute;finition du &lsaquo;&#8239;moyen de transport&#8239;&rsaquo; donn&eacute;e &agrave; l&rsquo;annexe&nbsp;C, chapitre&nbsp;1, article&nbsp;1<sup>er<\/sup>, sous&nbsp;a), de cette convention [&hellip;] La d&eacute;finition des &lsaquo;&#8239;moyens de transport&#8239;&rsaquo; dans la convention d&rsquo;Istanbul est neutre au regard de la fonction&#8239;&raquo;<\/em><sup><a data-fnq id=\"fnq39\" href=\"#fn39\">39<\/a><\/sup>. Comme le rel&egrave;ve aussi l&rsquo;avocat g&eacute;n&eacute;ral, <em>&laquo;&#8239;Il aurait cependant &eacute;t&eacute; ais&eacute; d&rsquo;ins&eacute;rer une telle limitation explicite li&eacute;e au but. De fait, une telle limitation a &eacute;t&eacute; introduite pour la plupart des autres motifs d&rsquo;exon&eacute;ration des droits de douane en cas d&rsquo;admission temporaire&#8239;&raquo;<\/em><sup><a data-fnq id=\"fnq40\" href=\"#fn40\">40<\/a><\/sup>&#8239;: on songera par exemple aux Annexes&nbsp;B.1. (<em>&laquo;&#8239;les marchandises destin&eacute;es &agrave; &ecirc;tre expos&eacute;es [&hellip;]&#8239;&raquo;&#8239;;<\/em> art.&nbsp;2 al.&nbsp;1 let.&nbsp;a de l&rsquo;Annexe&nbsp;B.1. de la Convention d&rsquo;Istanbul) ou B.2. (<em>&laquo;&#8239;tout autre mat&eacute;riel n&eacute;cessaire &agrave; l&rsquo;exercice du m&eacute;tier ou de la profession d&rsquo;une personne qui se rend dans le territoire d&rsquo;un autre pays pour y accomplir un travail d&eacute;termin&eacute; [&hellip;]&#8239;&raquo;&#8239;;<\/em> art.&nbsp;1 ch.&nbsp;3 de l&rsquo;Annexe&nbsp;B.2. de la Convention d&rsquo;Istanbul) de la Convention d&rsquo;Istanbul.<\/li><li>Si la d&eacute;finition de l&rsquo;<em>&laquo;&#8239;usage commercial&#8239;&raquo;<\/em> fait r&eacute;f&eacute;rence au transport de personnes et de marchandises, celle de l&rsquo;<em>&laquo;&#8239;usage priv&eacute;&#8239;&raquo;,<\/em> en revanche, ne mentionne que le terme g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;<em>&laquo;&#8239;utilisation&#8239;&raquo;<\/em> (qui est bien plus large que la notion de <em>&laquo;&#8239;transport&#8239;&raquo;<\/em>)<sup><a data-fnq id=\"fnq41\" href=\"#fn41\">41<\/a><\/sup>.<\/li><li>Dans l&rsquo;Arr&ecirc;t Fuchs, la CJUE semble avoir consid&eacute;r&eacute; (au moins indirectement) que des h&eacute;licopt&egrave;res affect&eacute;s &agrave; la formation entraient bien dans le champ d&rsquo;application de l&rsquo;Annexe&nbsp;C, alors m&ecirc;me que ces moyens de transport n&rsquo;&eacute;taient justement pas, lors des vols concern&eacute;s, affect&eacute;s au transport, mais &agrave; la formation des &eacute;quipages<sup><a data-fnq id=\"fnq42\" href=\"#fn42\">42<\/a><\/sup>. Ce faisant, la CJUE a fait siennes les conclusions pr&eacute;cit&eacute;es de l&rsquo;avocat g&eacute;n&eacute;ral.<\/li><li>Dans l&rsquo;arr&ecirc;t &eacute;tudi&eacute;, le TAF ne conteste pas la position de la DGD, qui semble aussi admettre qu&rsquo;un moyen de transport affect&eacute; &agrave; la formation de membres d&rsquo;&eacute;quipages, et non au transport, est soumis aux dispositions de l&rsquo;Annexe&nbsp;C<sup><a data-fnq id=\"fnq43\" href=\"#fn43\">43<\/a><\/sup>.<\/li><\/ul><p>Par ailleurs, l&rsquo;Annexe&nbsp;C ne distingue que deux buts pour lesquels les moyens de transport sont import&eacute;s&#8239;: l&rsquo;usage commercial ou l&rsquo;usage priv&eacute;. Ainsi, un moyen de transport doit forc&eacute;ment tomber sous une de ces cat&eacute;gories&#8239;; dans le cadre de l&rsquo;Annexe&nbsp;C, il n&rsquo;y a pas de place pour d&rsquo;autres distinctions, telles que vente incertaine<sup><a data-fnq id=\"fnq44\" href=\"#fn44\">44<\/a><\/sup> ou exposition (un moyen de transport qui vient pour une vente incertaine sera donc soit &agrave; usage commercial, soit &agrave; usage priv&eacute;<sup><a data-fnq id=\"fnq45\" href=\"#fn45\">45<\/a><\/sup>, et pourra b&eacute;n&eacute;ficier de l&rsquo;admission temporaire selon les conditions applicables de l&rsquo;Annexe&nbsp;C)<sup><a data-fnq id=\"fnq46\" href=\"#fn46\">46<\/a><\/sup>.<\/p><p>Pour pouvoir b&eacute;n&eacute;ficier des facilit&eacute;s accord&eacute;es par l&rsquo;Annexe&nbsp;C, les moyens de transport &agrave; usage commercial doivent &ecirc;tre immatricul&eacute;s dans un territoire autre que celui d&rsquo;admission temporaire, au nom d&rsquo;une personne &eacute;tablie ou r&eacute;sidant hors du territoire d&rsquo;admission temporaire, et &ecirc;tre import&eacute;s et utilis&eacute;s par des personnes exer&ccedil;ant leur activit&eacute; &agrave; partir d&rsquo;un tel territoire. Les moyens de transport &agrave; usage priv&eacute; doivent &ecirc;tre immatricul&eacute;s dans un territoire autre que celui d&rsquo;admission temporaire, au nom d&rsquo;une personne &eacute;tablie ou r&eacute;sidant en dehors du territoire d&rsquo;admission temporaire, et &ecirc;tre import&eacute;s et utilis&eacute;s par des personnes r&eacute;sidant dans un tel territoire (art.&nbsp;5 de l&rsquo;Annexe&nbsp;C)<sup><a data-fnq id=\"fnq47\" href=\"#fn47\">47<\/a><\/sup>.<\/p><p>L&rsquo;admission temporaire des moyens de transport est accord&eacute;e sans qu&rsquo;il soit exig&eacute; de document douanier et sans constitution de garantie (art.&nbsp;6 de l&rsquo;Annexe&nbsp;C).<\/p><p>La r&eacute;exportation des moyens de transport &agrave; usage commercial a lieu une fois achev&eacute;es les op&eacute;rations de transport pour lesquelles ils avaient &eacute;t&eacute; import&eacute;s. Les moyens de transport &agrave; usage priv&eacute; peuvent s&eacute;journer dans le territoire d&rsquo;admission temporaire pendant un d&eacute;lai d&rsquo;une dur&eacute;e continue ou non, de six mois par p&eacute;riode de douze mois (art.&nbsp;9 de l&rsquo;Annexe&nbsp;C)<sup><a data-fnq id=\"fnq48\" href=\"#fn48\">48<\/a><\/sup>.<\/p><p>Lorsque les marchandises (y compris les moyens de transport) plac&eacute;es en admission temporaire ne peuvent &ecirc;tre r&eacute;export&eacute;es par suite d&rsquo;une saisie et que cette saisie n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; pratiqu&eacute;e &agrave; la requ&ecirc;te de particuliers, l&rsquo;obligation de r&eacute;exportation est suspendue pendant la dur&eacute;e de la saisie (art.&nbsp;7 al.&nbsp;3 de la Convention d&rsquo;Istanbul).<\/p><p>(<em>&Agrave;&nbsp;suivre<\/em>)<\/p><div class=\"wp-block-sht-footnotes b-footnotes\">\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Fussnoten<\/h2>\n\n\n\n<p id=\"fn1\" class=\"b-footnote\">RS&nbsp;0.632.21.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn2\" class=\"b-footnote\">RS&nbsp;0.631.121.2.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn3\" class=\"b-footnote\">Site internet de l&rsquo;OMD&#8239;:\nhttp:\/\/www.wcoomd.org\/fr\/about-us\/what-is-the-wco\/au_history.aspx.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn4\" class=\"b-footnote\">RS&nbsp;0.631.24.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn5\" class=\"b-footnote\">RS&nbsp;0.631.244.57.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn6\" class=\"b-footnote\">Seul le\npremier paragraphe de la partie 4 est publi&eacute; dans ce num&eacute;ro de la Revue\nDouani&egrave;re. La suite de la partie 4 et la partie 5 seront publi&eacute;es dans les\ndeux prochains num&eacute;ros de la Revue Douani&egrave;re.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn7\" class=\"b-footnote\">RS&nbsp;641.20.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn8\" class=\"b-footnote\">Voir la suite\nde cette contribution dans les deux prochains num&eacute;ros de la Revue\nDouani&egrave;re.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn9\" class=\"b-footnote\">RS&nbsp;631.013.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn10\" class=\"b-footnote\">RS&nbsp;631.0.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn11\" class=\"b-footnote\">Derks Reginald in Kocher Martin\/Clavadetscher Diego (&eacute;d.),\nZollgesetz (ZG), Bern (St&auml;mpfli) 2009, LD&nbsp;47 N&nbsp;7&#8239;: &laquo;Mit der Formulierung &lsaquo;w&auml;hlbar\nsind&rsaquo;\nbringt Art.&nbsp;47\nAbs.&nbsp;2\nZG zum Ausdruck, dass es der anmeldepflichtigen Person &uuml;berlassen ist, zu\nbestimmen, f&uuml;r\nwelches Zollverfahren die Waren angemeldet werden (Dispositionsfreiheit). Der\nZollanmelder ist sozusagen &lsaquo;Herr des Verfahrens&rsaquo; [&hellip;]. Der Grundsatz der Wahlfreiheit ist ein &ouml;ffentlich-rechtliches\nsubjektives Recht, d.&#8239;h.\nstellt einen Einspruch der anmeldepflichtigen Person dar.&raquo;<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn12\" class=\"b-footnote\">Arr&ecirc;t du TAF\nA-6590\/2017 du 27&nbsp;novembre 2018, para. F, J et N.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn13\" class=\"b-footnote\">Le\nraisonnement du bureau de douane semble en effet se fonder sur une approche\nglobale&#8239;: &laquo;&#8239;d&egrave;s lors que des vols avaient eu lieu\nentre le 19&nbsp;septembre 2016 et le 8&nbsp;d&eacute;cembre 2016 &lsaquo;&#8239;dans le cadre\nde [l&rsquo;]activit&eacute; commerciale [de l&rsquo;avion]&#8239;&rsaquo;, et que ces vols avaient &lsaquo;&#8239;eu lieu sans l&rsquo;accord de la\ndouane et sans annonce pr&eacute;alable&#8239;&rsaquo;, l&rsquo;Inspection des douanes a indiqu&eacute; que des &lsaquo;&#8239;int&eacute;r&ecirc;ts de retard\n(sur la TVA)&#8239;&rsaquo; seraient factur&eacute;s pour la p&eacute;riode s&rsquo;&eacute;tendant entre\nces deux dates&#8239;&raquo; (arr&ecirc;t du TAF A-6590\/2017 du 27&nbsp;novembre\n2018, para. N). Il est toutefois difficile de comprendre l&rsquo;argumentation\nexacte du bureau de douane.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn14\" class=\"b-footnote\">Arr&ecirc;t du TAF\nA-6590\/2017 du 27&nbsp;novembre 2018, consid.&nbsp;3.7.1,\n3.7.2 et 6.3.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn15\" class=\"b-footnote\">Conseil de\ncoop&eacute;ration douani&egrave;re, Manuel &ndash; Convention relative &agrave; l&rsquo;admission temporaire, p.&nbsp;9.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn16\" class=\"b-footnote\">RS&nbsp;631.01.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn17\" class=\"b-footnote\">La pr&eacute;sente\ncontribution n&rsquo;entend pas d&eacute;terminer quelles personnes ou entit&eacute;s endossent la\nqualit&eacute; de personne assujettie &agrave; l&rsquo;obligation de d&eacute;clarer dans le cadre de l&rsquo;exploitation d&rsquo;a&eacute;ronefs.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn18\" class=\"b-footnote\">Une telle\nmosa&iuml;que est possible, notamment en vertu de l&rsquo;art.&nbsp;83bis de la Convention de Chicago relative &agrave; l&rsquo;aviation civile\ninternationale (RS&nbsp;0.748.0).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn19\" class=\"b-footnote\">Arr&ecirc;t du TAF\nA-6590\/2017 du 27&nbsp;novembre 2018, consid.&nbsp;3.7.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn20\" class=\"b-footnote\">Arr&ecirc;t du TAF\nA-6590\/2017 du 27&nbsp;novembre 2018, consid.&nbsp;3.8.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn21\" class=\"b-footnote\">Le droit\ninterne utilise le terme de &laquo;&#8239;s&ucirc;ret&eacute;&#8239;&raquo;.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn22\" class=\"b-footnote\">Arr&ecirc;t du TAF\nA-5962\/2014 du 14&nbsp;janvier 2016, consid.&nbsp;4.2&#8239;; arr&ecirc;t du TAF\nA-3322\/2018 du 11&nbsp;d&eacute;cembre 2018, consid.&nbsp;4.2&#8239;; arr&ecirc;t du TAF\nA-4510\/2018 du 20&nbsp;mai 2019, consid.&nbsp;3.1.1.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn23\" class=\"b-footnote\">Message du\nConseil f&eacute;d&eacute;ral concernant la Convention douani&egrave;re relative &agrave; l&rsquo;admission\ntemporaire du 13&nbsp;d&eacute;cembre 1993, FF&nbsp;1994 II 13&#8239;; Arpagaus\nRemo, Schweizerisches Zollrecht, B&acirc;le (Helbing Lichtenhahn) 2007, N&nbsp;336 et nbp&nbsp;1149.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn24\" class=\"b-footnote\">Auer\nAndreas\/Malinverni Giorgio\/Hottelier Michel, Droit constitutionnel suisse,\nVolume&nbsp;I, 3e&nbsp;&eacute;d., Berne\n(St&auml;mpfli) 2013, N&nbsp;1345, 1354 et 1357.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn25\" class=\"b-footnote\">Auer\/Malinverni\/Hottelier,\nop.&nbsp;cit., N&nbsp;1349.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn26\" class=\"b-footnote\">Auer\/Malinverni\/Hottelier,\nop.&nbsp;cit., N&nbsp;1353.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn27\" class=\"b-footnote\">Voir\nnotamment l&rsquo;arr&ecirc;t du TAF A-3322\/2018 du 11&nbsp;d&eacute;cembre 2018,\nconsid.&nbsp;9.5.2.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn28\" class=\"b-footnote\">&laquo;&#8239;Le corps comprend en effet les principes de base\nsur lesquels repose la Convention, c&rsquo;est pourquoi il doit &ecirc;tre appliqu&eacute; de fa&ccedil;on uniforme par\ntoutes les Parties contractantes&#8239;&raquo; (Conseil de coop&eacute;ration douani&egrave;re, op.&nbsp;cit., p.&nbsp;51).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn29\" class=\"b-footnote\">RO&nbsp;1995 4683.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn30\" class=\"b-footnote\">Seul le\npremier paragraphe de la partie&nbsp;4 est publi&eacute; dans ce num&eacute;ro de la Revue\nDouani&egrave;re. La suite de la partie&nbsp;4 sera publi&eacute;e dans les deux\nprochains num&eacute;ros de la Revue Douani&egrave;re.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn31\" class=\"b-footnote\">Arr&ecirc;t du TAF\nA-6590\/2017 du 27&nbsp;novembre 2018, consid.&nbsp;3.7.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn32\" class=\"b-footnote\">Arr&ecirc;t du TAF\nA-6590\/2017 du 27&nbsp;novembre 2018, consid.&nbsp;3.7.1.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn33\" class=\"b-footnote\">Conseil de\ncoop&eacute;ration douani&egrave;re, op.&nbsp;cit., p.&nbsp;26.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn34\" class=\"b-footnote\">L&rsquo;apurement peut\naussi &ecirc;tre effectu&eacute; selon des r&egrave;gles sp&eacute;ciales en cas d&rsquo;endommagement de la marchandise (cf. art.&nbsp;14 de la\nConvention d&rsquo;Istanbul).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn35\" class=\"b-footnote\">Conseil de\ncoop&eacute;ration douani&egrave;re, op.&nbsp;cit., p.&nbsp;5.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn36\" class=\"b-footnote\">Schreier Heinz in Kocher\/Clavadetscher (&eacute;d.),\nop.&nbsp;cit.,\nLD&nbsp;58\nN&nbsp;4.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn37\" class=\"b-footnote\">Arr&ecirc;t du TAF\nA-6590\/2017 du 27&nbsp;novembre 2018, consid.&nbsp;3.7.2.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn38\" class=\"b-footnote\">Contra&#8239;: Arr&ecirc;t du TAF\nA-675\/2015 du 1er&nbsp;septembre\n2015, consid.&nbsp;5.2. La position du TAF dans cet arr&ecirc;t n&rsquo;est pas\nargument&eacute;e.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn39\" class=\"b-footnote\">Conclusions\nde l&rsquo;avocat g&eacute;n&eacute;ral M. Michal Bobek pr&eacute;sent&eacute;es le 18&nbsp;f&eacute;vrier 2016, affaire&nbsp;C-80\/15,\nRobert Fuchs AG contre Hauptzollamt L&ouml;rrach, N&nbsp;55 et 62.\nL&rsquo;avocat g&eacute;n&eacute;ral pr&eacute;cise&nbsp; &laquo;&#8239;En revanche, dans la\nversion originaire du r&egrave;glement d&rsquo;application [R&egrave;glement (CEE) No 2454\/93 de la Commission du 2&nbsp;juillet 1993], la notion de\n&lsaquo;&#8239;moyen de\ntransport&#8239;&rsaquo; a explicitement &eacute;t&eacute; d&eacute;finie de mani&egrave;re fonctionnelle comme &lsaquo;&#8239;tout moyen\naffect&eacute; au transport de personnes ou de marchandises [&hellip;]&#8239;&rsaquo; (mise en italique par mes soins).&nbsp;Toutefois, cette d&eacute;finition a &eacute;t&eacute; supprim&eacute;e par la suite&#8239;&raquo; (N&nbsp;62)&#8239;; il ajoute que&#8239;: &laquo;&#8239;Il para&icirc;t douteux que cette\nlimitation ait pu &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme conforme &agrave; la d&eacute;finition neutre figurant dans la convention d&rsquo;Istanbul (voir ci-dessus en\nrapport avec la d&eacute;finition de l&rsquo;&lsaquo;&#8239;usage commercial&#8239;&rsaquo; qui a &eacute;t&eacute; modifi&eacute;e pr&eacute;cis&eacute;ment pour cette raison)&#8239;&raquo; (nbp&nbsp;22).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn40\" class=\"b-footnote\">Conclusions\nde l&rsquo;avocat g&eacute;n&eacute;ral M. Michal Bobek pr&eacute;sent&eacute;es le 18&nbsp;f&eacute;vrier 2016, affaire&nbsp;C-80\/15,\nRobert Fuchs AG contre Hauptzollamt L&ouml;rrach, N&nbsp;56.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn41\" class=\"b-footnote\">Comme le pr&eacute;cisent les\nconclusions de l&rsquo;avocat g&eacute;n&eacute;ral dans le cadre de l&rsquo;Arr&ecirc;t Fuchs, &laquo;&#8239;[i]l est vrai que la d&eacute;finition de l&rsquo;&lsaquo;&#8239;usage priv&eacute;&#8239;&rsaquo; dans la\nversion anglaise de la convention d&rsquo;Istanbul est sans doute &eacute;galement fonctionnelle.\nToutefois, tel n&rsquo;est pas le cas de la version fran&ccedil;aise qui est\nneutre&#8239;&raquo; (conclusions de l&rsquo;avocat g&eacute;n&eacute;ral M. Michal\nBobek pr&eacute;sent&eacute;es le 18&nbsp;f&eacute;vrier 2016, affaire&nbsp;C-80\/15,\nRobert Fuchs AG contre Hauptzollamt L&ouml;rrach, N&nbsp;62).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn42\" class=\"b-footnote\">Arr&ecirc;t de la CJUE C-80\/15\ndu 28&nbsp;juillet 2016, Robert Fuchs AG contre\nHauptzollamt L&ouml;rrach.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn43\" class=\"b-footnote\">Arr&ecirc;t du TAF\nA-6590\/2017 du 27&nbsp;novembre 2018, consid.&nbsp;6.4.3.1.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn44\" class=\"b-footnote\">&laquo;&#8239;Il y a vente incertaine lorsqu&rsquo;une marchandise\nest introduite dans ou achemin&eacute;e hors du territoire douanier en vue d&rsquo;un &eacute;ventuel contrat\nde vente qui n&rsquo;a cependant encore &eacute;t&eacute; ni pr&eacute;vu ni conclu&#8239;&raquo;, mais non &laquo;&#8239;si le contrat\nde vente a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; pr&eacute;vu (y c. en cas de contrat pr&eacute;liminaire), voire conclu&#8239;&raquo;\n(Administration f&eacute;d&eacute;rale des douanes, Section Proc&eacute;dure douani&egrave;re, R&egrave;glement 10&ndash;60, R&eacute;gime de l&rsquo;admission\ntemporaire, 1er&nbsp;janvier\n2020, p.&nbsp;13).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn45\" class=\"b-footnote\">Pour la\ndistinction entre usage commercial et usage priv&eacute;, cf. partie\n4.2 de la pr&eacute;sente contribution, qui sera publi&eacute;e dans le\nprochain num&eacute;ro de la Revue Douani&egrave;re.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn46\" class=\"b-footnote\">Les autorit&eacute;s douani&egrave;res suisses ont\nune pratique diff&eacute;rente, qui viole &agrave; notre avis les dispositions de la Convention d&rsquo;Istanbul.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn47\" class=\"b-footnote\">La pr&eacute;sente\ncontribution ne traite pas de ces conditions.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn48\" class=\"b-footnote\">La pr&eacute;sente\ncontribution ne traite pas des dispositions de droit interne pouvant octroyer\nun d&eacute;lai plus long &agrave; certaines conditions (y compris l&rsquo;accomplissement de\nformalit&eacute;s), qui sortent du cadre de l&rsquo;Annexe&nbsp;C.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Questions choisies \u00e0 la lumi\u00e8re de l\u2019arr\u00eat du Tribunal administratif f\u00e9d\u00e9ral A-6590\/2017. <\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"authors":[{"ID":349,"display_name":"Antoine Labaume","first_name":"Antoine","last_name":"Labaume","description":"<p>Avocat aux  barreaux de Gen\u00e8ve et Paris, collaborateur en l\u2019\u00e9tude Meyer Avocats, doctorant en droit (Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve)<\/p>\n","image":"https:\/\/steuerportal.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Foto-Labaume_Antoine-Labaume-avocat-aux-barreaux-de-Gen\u00e8ve-et-Paris-collaborateur-en-l\u2019\u00e9tude-Meyer-Avocats-doctorant-en-droit-UNIGE-220x220.jpg","organiser_data":[],"url":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/autoren\/antoine-labaume\/"}],"related_sht_promodule":["<a href=\"https:\/\/steuerportal.ch\/fachmodule\/zollrevue\/abhandlungen\/\">Zoll Revue &#8594; 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