{"id":14453,"date":"2022-12-01T02:00:00","date_gmt":"2022-12-01T01:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/steuerportal.ch\/?post_type=sht_proarticle&#038;p=14453"},"modified":"2022-12-12T13:54:20","modified_gmt":"2022-12-12T12:54:20","slug":"preface","status":"publish","type":"sht_proarticle","link":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/preface\/","title":{"rendered":"Avant-propos"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-group is-style-info-box has-gray-xlight-background-color has-background is-layout-constrained wp-container-core-group-is-layout-c385debf wp-block-group-is-layout-constrained\" style=\"padding-top:var(--wp--preset--spacing--20);padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)\">\n<p class=\"has-primary-dark-color has-text-color\">Ce texte est une <strong>traduction automatique r&eacute;vis&eacute;e<\/strong> de l&rsquo;article original en allemand. Changez les param&egrave;tres de langue pour lire l&rsquo;article original en allemand. Vous ne voulez pas manquer un article en fran&ccedil;ais? Abonnez-vous &agrave; notre newsletter.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-button\"><a class=\"wp-block-button__link wp-element-button\" href=\"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/contact\/#Newsletter\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Inscription &agrave; la newsletter<\/a><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div><p><\/p><p>Cette &eacute;dition de la Revue fiscale est consacr&eacute;e &agrave; un th&egrave;me central: le contentieux fiscal. Cette attention r&eacute;sulte d&rsquo;une r&eacute;organisation d&eacute;cid&eacute;e par le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, qui prendra effet le 1<sup>er<\/sup>&nbsp;janvier 2023: les deux Cours de droit social deviennent la troisi&egrave;me Cour de droit public (anciennement deuxi&egrave;me Cour de droit social) et la quatri&egrave;me Cour de droit public (anciennement premi&egrave;re Cour de droit social). Dans le cadre de cette r&eacute;organisation, la nouvelle troisi&egrave;me Cour de droit public, qui a d&ucirc; c&eacute;der un poste de juge &agrave; la Cour p&eacute;nale au 1<sup>er<\/sup>&nbsp;janvier 2021 et qui ne compte plus que quatre postes de juge depuis lors, recevra &agrave; nouveau un cinqui&egrave;me poste de juge.<\/p><p>Mais pourquoi attribuer un num&eacute;ro sp&eacute;cial au contentieux fiscal en raison d&rsquo;une r&eacute;organisation et d&rsquo;un changement de nom des Cours du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral? Les d&eacute;tails de cette modification le justifient, qui concernent sp&eacute;cifiquement le droit fiscal.<\/p><p>Il convient d&rsquo;abord de revenir un peu en arri&egrave;re: la situation et la position du contentieux fiscal en Suisse ont r&eacute;guli&egrave;rement fait l&rsquo;objet de critiques, surtout en dehors du tribunal. Ainsi, en 1986 d&eacute;j&agrave;, la Chambre suisse des experts comptables, fiduciaires et fiscaux avait propos&eacute; de confier les recours en mati&egrave;re fiscale non plus au Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, mais &agrave; un tribunal f&eacute;d&eacute;ral ind&eacute;pendant.<sup><a data-fnq id=\"fnq1\" href=\"#fn1\">1<\/a><\/sup>&nbsp;Cette revendication a &eacute;t&eacute; justifi&eacute;e dans un article de Silvio Bianchi paru dans la Revue fiscale par la surcharge &ndash; d&eacute;j&agrave; &eacute;voqu&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;poque &ndash; du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral et l&rsquo;auteur y expliquait entre autres: &laquo;si l&rsquo;on retire du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral les affaires fiscales et les autres affaires relatives aux redevances, on le d&eacute;chargera au moins durablement, dans un secteur important qui continue &agrave; cro&icirc;tre, et l&rsquo;Assembl&eacute;e f&eacute;d&eacute;rale pourrait &eacute;lire des juges comp&eacute;tents en la mati&egrave;re pour le nouveau Tribunal f&eacute;d&eacute;ral fiscal, contrairement aux juges f&eacute;d&eacute;raux actuels, qui doivent avant tout &ecirc;tre de bons &laquo;juristes polyvalents&raquo;, puisqu&rsquo;ils sont nomm&eacute;s dans l&rsquo;une ou l&rsquo;autre des cinq Cours du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral. Le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral des assurances &lsaquo;est consid&eacute;r&eacute; comme une division autonome du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral des assurances sociales sur le plan organisationnel&rsaquo; (art. 122 OJ). Un tribunal fiscal f&eacute;d&eacute;ral devrait avoir la m&ecirc;me position.&raquo;<sup><a data-fnq id=\"fnq2\" href=\"#fn2\">2<\/a><\/sup><\/p><p>Il est notoire que la proposition de la Chambre des experts comptables, fiduciaires et fiscaux et les arguments de Bianchi n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; entendus. Il est int&eacute;ressant de noter qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;poque d&eacute;j&agrave;, l&rsquo;attention se portait non seulement sur la charge de travail du tribunal, mais &eacute;galement sur le choix des juges et leur affectation &agrave; une cour d&eacute;termin&eacute;e. &Agrave; cet &eacute;gard, la r&eacute;forme de la justice a apport&eacute; une modification allant dans le sens de ce qu&rsquo;avait d&eacute;j&agrave; r&eacute;clam&eacute; Bianchi beaucoup plus t&ocirc;t: Pour la premi&egrave;re fois, la loi sur le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral (LTF; RS 173.110) mentionne la comp&eacute;tence des juges comme crit&egrave;re d&rsquo;affectation &agrave; une cour.<sup><a data-fnq id=\"fnq3\" href=\"#fn3\">3<\/a><\/sup><\/p><p>La mise en oeuvre de cette disposition l&eacute;gale a pr&eacute;sent&eacute; &ndash; et continue de poser &ndash; un certain nombre de d&eacute;fis. Ceux-ci r&eacute;sident dans le fait que, d&rsquo;une part, le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral indique &agrave; l&rsquo;organe &eacute;lectoral &ndash; l&rsquo;Assembl&eacute;e f&eacute;d&eacute;rale ou la Commission judiciaire pr&eacute;paratoire &ndash; dans quel domaine un poste devient vacant et, d&rsquo;autre part, la Commission judiciaire tient compte de divers crit&egrave;res lors de son choix, en premier lieu non pas des comp&eacute;tences techniques, mais de la langue et de l&rsquo;appartenance &agrave; un parti. L&rsquo;exp&eacute;rience montre que cette mani&egrave;re de proc&eacute;der pr&eacute;sente des faiblesses sur diff&eacute;rents points, de nature &agrave; entraver consid&eacute;rablement le respect de l&rsquo;exigence de l&rsquo;art. 18 al. 2 LTF.<\/p><p>Cela commence d&egrave;s la premi&egrave;re &eacute;tape, lorsque le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral communique &agrave; la Commission judiciaire dans quelle cour un poste est &agrave; pourvoir: en cas de d&eacute;mission d&rsquo;un membre du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, la Commission administrative demande aux juges si quelqu&rsquo;un est int&eacute;ress&eacute; &agrave; rejoindre la cour concern&eacute;e. Les demandes de changement sont g&eacute;n&eacute;ralement prises en consid&eacute;ration sans autre formalit&eacute;; les comp&eacute;tences techniques des personnes d&eacute;posant une demande ne jouent pratiquement aucun r&ocirc;le, sauf si plusieurs demandes de changement sont simultan&eacute;ment faites pour le m&ecirc;me poste. Il appartient donc &agrave; chaque juge d&rsquo;&eacute;valuer l&rsquo;opportunit&eacute; d&rsquo;un changement de cour, notamment au regard des exigences professionnelles. M&ecirc;me si les souhaits exprim&eacute;s en mati&egrave;re de changement reposent souvent sur une base solide,<sup><a data-fnq id=\"fnq4\" href=\"#fn4\">4<\/a><\/sup>&nbsp;cela pose probl&egrave;me dans la mesure o&ugrave; tous les juges ne sont pas conscients de l&rsquo;importance des connaissances sp&eacute;cifiques dans leur activit&eacute;.<sup><a data-fnq id=\"fnq5\" href=\"#fn5\">5<\/a><\/sup><sup>,<\/sup><sup><a data-fnq id=\"fnq6\" href=\"#fn6\">6<\/a><\/sup><\/p><p>Dans un deuxi&egrave;me temps, la Commission judiciaire prend g&eacute;n&eacute;ralement connaissance des besoins exprim&eacute;s par le tribunal et tente d&rsquo;y r&eacute;pondre plus ou moins bien. Mais souvent, cela ne fonctionne pas comme souhait&eacute;. Ainsi, entre 2011 et 2016, le pr&eacute;sident de la deuxi&egrave;me Cour de droit public de l&rsquo;&eacute;poque et l&rsquo;auteur de cet avant-propos avaient indiqu&eacute; &agrave; la Commission judiciaire, &agrave; deux respectivement trois vacances de si&egrave;ges, qu&rsquo;il serait souhaitable d&rsquo;avoir un autre juge ayant des connaissances sp&eacute;cifiques en droit fiscal. Dans les trois cas, la Commission judiciaire a statu&eacute; diff&eacute;remment, bien qu&rsquo;elle ait re&ccedil;u plusieurs candidatures de candidats qualifi&eacute;s ayant le profil souhait&eacute;.<sup><a data-fnq id=\"fnq7\" href=\"#fn7\">7<\/a><\/sup><sup>,<\/sup><sup><a data-fnq id=\"fnq8\" href=\"#fn8\">8<\/a><\/sup><\/p><p>Cette situation a &eacute;galement r&eacute;cemment &eacute;t&eacute; jug&eacute;e probl&eacute;matique par les politiciens, en particulier en ce qui concerne le droit fiscal. C&rsquo;est ainsi que le conseiller national Karl Vogler a d&eacute;pos&eacute; le 19 juin 2015 un postulat &laquo;Tribunal f&eacute;d&eacute;ral. Renforcer les comp&eacute;tences dans le domaine du droit fiscal&raquo;, par lequel il a voulu charger le Conseil f&eacute;d&eacute;ral &laquo;de pr&eacute;senter les mesures permettant de renforcer durablement les comp&eacute;tences du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral en droit fiscal. Il convient en particulier d&rsquo;examiner dans quelle mesure des dispositions l&eacute;gales sont n&eacute;cessaires &agrave; l&rsquo;organisation ad&eacute;quate du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral&raquo;. &Agrave; l&rsquo;appui de sa demande, il a notamment indiqu&eacute; ce qui suit: &laquo;Les milieux &eacute;conomiques, les avocats, les associations professionnelles et les experts fiscalistes, tant au sein de l&rsquo;appareil judiciaire qu&rsquo;administratif, r&eacute;clament depuis des d&eacute;cennies le renforcement de la comp&eacute;tence du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral en mati&egrave;re de droit fiscal. Le Parlement s&rsquo;est saisi de ce probl&egrave;me en 2009 par l&rsquo;interm&eacute;diaire de la Commission judiciaire qui a mis au concours le poste de juge f&eacute;d&eacute;ral ayant le profil &lsaquo;de juge expert en droit fiscal&rsaquo;. Or, la Commission judiciaire a pris cette d&eacute;cision de sa propre initiative parce que le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral ne s&rsquo;est pas empress&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent de satisfaire &agrave; ce besoin en d&eacute;pit des demandes r&eacute;p&eacute;t&eacute;es des milieux concern&eacute;s. Cette d&eacute;marche de la Commission n&rsquo;est pas suffisante. Il faut, en effet, non seulement renforcer les comp&eacute;tences des juges en mati&egrave;re de droit fiscal mais s&rsquo;assurer aussi que l&rsquo;expertise des ces personnes soit utilis&eacute;e &agrave; bon escient. A cet effet, il importe sur le plan organisationnel d&rsquo;instituer une cour qui concentre les affaires de droit fiscal (dont rel&egrave;veraient &eacute;galement les questions de cotisations sociales), ou du moins une cour de droit fiscal et de droit administratif &eacute;conomique (par ex. surveillance des march&eacute;s financiers, subventions, concessions et monopoles). [&hellip;] Aux termes de la loi sur le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, celui-ci s&rsquo;organise lui-m&ecirc;me. Dans son avis, il constate que la II<sup>e<\/sup>&nbsp;Cour de droit public est d&eacute;j&agrave; une cour sp&eacute;cialis&eacute;e en mati&egrave;re de droit fiscal et qu&rsquo;il serait contre-productif d&rsquo;instituer une cour s&eacute;par&eacute;e de droit fiscal. On peut en conclure que le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral ne prendra pas de mesure sp&eacute;cifique pour renforcer le droit fiscal dans son domaine. (cf. interpellation 14.4236). D&rsquo;o&ugrave; la n&eacute;cessit&eacute; de lui soumettre des dispositions allant en ce sens.<sup><a data-fnq id=\"fnq9\" href=\"#fn9\">9<\/a><\/sup><\/p><p>Le Conseil f&eacute;d&eacute;ral a propos&eacute; de rejeter le postulat, notamment au motif qu&rsquo;il ne voyait aucune raison d&rsquo;empi&eacute;ter sur l&rsquo;autonomie organisationnelle du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral par des dispositions l&eacute;gales et qu&rsquo;il appartenait par ailleurs &agrave; la Commission judiciaire de proposer &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e f&eacute;d&eacute;rale des candidats qualifi&eacute;s disposant des connaissances techniques n&eacute;cessaires &agrave; l&rsquo;exercice de la fonction de juge.<sup><a data-fnq id=\"fnq10\" href=\"#fn10\">10<\/a><\/sup>&nbsp;Bilan interm&eacute;diaire: &agrave; ce jour, il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; tenu compte des exigences formul&eacute;es par Bianchi d&egrave;s 1987 et r&eacute;it&eacute;r&eacute;es depuis lors, &agrave; savoir le renforcement du droit fiscal au Tribunal f&eacute;d&eacute;ral. Cela peut &ecirc;tre d&ucirc; en partie &agrave; des d&eacute;cisions d&eacute;lib&eacute;r&eacute;es &ndash; que ce soit de la politique ou du tribunal -, et en partie aussi &agrave; l&rsquo;organisation du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral<sup><a data-fnq id=\"fnq11\" href=\"#fn11\">11<\/a><\/sup>et &agrave; la proc&eacute;dure de renouvellement des effectifs d&eacute;crite ci-dessus.<\/p><p>En ce qui concerne l&rsquo;organisation structurelle et ses cons&eacute;quences sur l&rsquo;engagement des juges en fonction de leurs connaissances techniques sp&eacute;cifiques, il pourrait &ecirc;tre utile d&rsquo;explorer de nouvelles pistes de r&eacute;flexion. On pourrait imaginer, par exemple, la cr&eacute;ation d&rsquo;une structure avec trois grandes Cours &ndash; le droit civil, le droit public, le droit p&eacute;nal &ndash; et la cr&eacute;ation, au sein de ces trois Cours, d&rsquo;&eacute;quipes, de fractales ou de groupes (qui se &laquo;chevauchent&raquo;) sur la base des connaissances sp&eacute;cifiques des juges et d&rsquo;autres crit&egrave;res tels que la langue ou le sexe.<sup><a data-fnq id=\"fnq12\" href=\"#fn12\">12<\/a><\/sup>&nbsp;Le probl&egrave;me dont il est question ici pourrait ainsi &ecirc;tre r&eacute;solu. D&rsquo;une part, de nouveaux juges seraient nomm&eacute;s pour l&rsquo;un des trois domaines principaux du droit, c&rsquo;est-&agrave;-dire en principe sans possibilit&eacute; de changement ult&eacute;rieur, et, d&rsquo;autre part, leurs connaissances sp&eacute;cifiques, &eacute;ventuellement vari&eacute;es, pourraient &ecirc;tre prise en compte de mani&egrave;re plus simple et plus flexible dans la constitution des &eacute;quipes. Dans le m&ecirc;me temps, on pourrait s&rsquo;attendre &agrave; ce que les probl&egrave;mes li&eacute;s &agrave; la proc&eacute;dure de recrutement soient consid&eacute;rablement att&eacute;nu&eacute;s.<\/p><p>Mais &agrave; l&rsquo;heure actuelle &ndash; et c&rsquo;est ainsi que nous sommes arriv&eacute;s &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de ce num&eacute;ro sp&eacute;cial de la Revue fiscale &ndash; les choses ont un peu boug&eacute;: apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;chec, en 2020, de la r&eacute;vision de la loi sur le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, qui aurait d&ucirc; d&eacute;charger durablement ce dernier, le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral a d&eacute;cid&eacute;, dans la mesure du possible, de prendre ses propres mesures pour rem&eacute;dier &agrave; la situation de surcharge de travail et de proc&eacute;der &agrave; une r&eacute;organisation de ses cours. Le 28 juin 2021, la Cour pl&eacute;ni&egrave;re a notamment rendu la d&eacute;cision de principe suivante sur la r&eacute;organisation interne des cours: &laquo;les affaires de droit fiscal sont transf&eacute;r&eacute;es de la deuxi&egrave;me Cour de droit public &agrave; la deuxi&egrave;me Cour de droit social. Un cinqui&egrave;me poste de juge est &agrave; nouveau attribu&eacute; &agrave; la deuxi&egrave;me Cour de droit social [apr&egrave;s qu&rsquo;un poste a &eacute;t&eacute; transf&eacute;r&eacute; dans la Cour de droit p&eacute;nal &agrave; la d&eacute;charge de celle-ci le 1<sup>er<\/sup>&nbsp;janvier 2021].&raquo;<sup><a data-fnq id=\"fnq13\" href=\"#fn13\">13<\/a><\/sup><\/p><p>Le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral justifie cette restructuration uniquement par des consid&eacute;rations d&rsquo;all&eacute;gement ou de compensation des charges de travail. Les mesures de d&eacute;tail adopt&eacute;es ult&eacute;rieurement ont cependant aussi des r&eacute;percussions allant dans la direction des efforts (externes) pr&eacute;sent&eacute;s ici dans le but de renforcer le droit fiscal: le &laquo;nouveau&raquo; poste de juge sera pourvu par le juge f&eacute;d&eacute;ral&nbsp;Michael Beusch,<sup><a data-fnq id=\"fnq14\" href=\"#fn14\">14<\/a><\/sup>&nbsp;qui passera au d&eacute;but de 2023 de la deuxi&egrave;me Cour de droit public, o&ugrave; il succ&eacute;dera &agrave; l&rsquo;auteur de l&rsquo;avant-propos d&eacute;but 2020, &agrave; la troisi&egrave;me Cour de droit public.<sup><a data-fnq id=\"fnq15\" href=\"#fn15\">15<\/a><\/sup>&nbsp;Il permettra &eacute;galement &agrave; plusieurs greffiers sp&eacute;cialis&eacute;s dans le droit fiscal de passer de Lausanne &agrave; Lucerne, dont&nbsp;Martin Kocher&nbsp;et&nbsp;Moritz Seiler, &eacute;galement auteurs de cette &eacute;dition. A Lucerne, ils rencontreront notamment l&rsquo;auteur de cet avant-propos, qui travaillait dans la deuxi&egrave;me Cour de droit public avant de s&rsquo;installer &agrave; Lucerne, ainsi que d&rsquo;autres greffiers qui ont une certaine exp&eacute;rience du contentieux fiscal ou qui se sont pench&eacute;s scientifiquement sur le droit fiscal. Outre ces aspects en mati&egrave;re de personnel, la restructuration cr&eacute;e d&rsquo;autres effets de synergie, que Martin Zweifel a esquiss&eacute;s comme suit dans la Revue fiscale: &laquo;l&rsquo;int&eacute;gration des affaires de droit fiscal dans la deuxi&egrave;me Cour de droit social et donc dans une unit&eacute; judiciaire commune nettement plus de sens que le positionnement actuel au sein de la deuxi&egrave;me Cour de droit public, caract&eacute;ris&eacute;e par la comp&eacute;tence dans une multitude de domaines diff&eacute;rents du droit public. Le traitement, au sein de la m&ecirc;me Cour, des mati&egrave;res juridiques li&eacute;es entre elles sur les plans mat&eacute;riel et proc&eacute;dural g&eacute;n&egrave;re des synergies. Cela permet de promouvoir une jurisprudence coh&eacute;rente sur des questions juridiques transversales, qui sont approfondies qualitativement par une magistrature dot&eacute;e d&rsquo;une expertise en mati&egrave;re de droit des assurances sociales et de droit fiscal.&raquo;<sup><a data-fnq id=\"fnq16\" href=\"#fn16\">16<\/a><\/sup><\/p><p>Il appara&icirc;t ainsi que la restructuration &laquo;n&eacute;e de la n&eacute;cessit&eacute;&raquo;<sup><a data-fnq id=\"fnq17\" href=\"#fn17\">17<\/a><\/sup>&nbsp;au d&eacute;but de 2023 constitue un premier pas vers le renforcement du droit fiscal au Tribunal f&eacute;d&eacute;ral. La situation serait optimale dans la mesure o&ugrave; le transfert du droit fiscal &agrave; la troisi&egrave;me Cour de droit public entra&icirc;ne d&eacute;j&agrave; une concentration importante: La deuxi&egrave;me Cour de droit public, jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent comp&eacute;tente en mati&egrave;re de droit fiscal, devait traiter un large &eacute;ventail de domaines juridiques tr&egrave;s divers (outre le droit fiscal &ndash; qui est d&eacute;j&agrave; en soi tr&egrave;s large et tr&egrave;s vari&eacute; avec les imp&ocirc;ts directs, les taxes sur la valeur ajout&eacute;e, les imp&ocirc;ts anticip&eacute;s, les droits de timbre, les taxes cantonales telles que les droits de mutation, les droits de douane ou diverses taxes causales telles que la taxe sur le tourisme &ndash; par exemple &eacute;galement le droit des &eacute;trangers, le droit des cartels, le droit des avocats et du m&eacute;decin, le droit des march&eacute;s financiers, le droit de la sant&eacute;, le droit des march&eacute;s publics, le march&eacute; de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;, le droit agricole, etc.). En revanche, les domaines juridiques de la troisi&egrave;me Cour de droit public sont comparativement beaucoup plus proches, malgr&eacute; l&rsquo;&eacute;tendue des mati&egrave;res relevant du droit fiscal et le fait que de nombreuses questions diff&eacute;rentes se posent &eacute;galement dans les domaines du droit social. Les exigences relatives &agrave; l&rsquo;&eacute;tendue des connaissances des juges charg&eacute;s de ces mati&egrave;res sont donc r&eacute;duites. En cas de vacance future au sein de la troisi&egrave;me Cour de droit public, il conviendra donc d&rsquo;examiner, du moins &agrave; moyen terme, s&rsquo;il serait opportun de tenir compte de mani&egrave;re appropri&eacute;e des d&eacute;fis, de l&rsquo;&eacute;tendue et de l&rsquo;importance de la mati&egrave;re du droit fiscal et d&rsquo;&eacute;lire en cons&eacute;quence un troisi&egrave;me juge ayant des connaissances sp&eacute;cialis&eacute;es dans ce domaine.<\/p><p>Il s&rsquo;agit de passer de l&rsquo;expos&eacute; de la raison d&rsquo;&ecirc;tre de ce num&eacute;ro sp&eacute;cial &agrave; son contenu, c&rsquo;est-&agrave;-dire aux contributions qui traitent des aspects les plus divers du contentieux fiscal.<\/p><p>Du point de vue du conseiller,&nbsp;Stefan Oesterhelt&nbsp;se penche de l&rsquo;ext&eacute;rieur sur la question des attentes vis-&agrave;-vis du contentieux fiscal. Il commence par l&rsquo;espoir du conseiller de gagner l&rsquo;affaire devant les barri&egrave;res de la justice et se penche sur les taux de r&eacute;ussite et les explications &agrave; ce sujet. Du point de vue du juge qui a r&eacute;dig&eacute; cet avant-propos, sa remarque quant au m&eacute;contentement des contribuables ou de leurs mandataires vis-&agrave;-vis de la pratique des juridictions fiscales, notamment, augmentait, ils pourraient &ecirc;tre incit&eacute;s &agrave; modifier la loi, est pertinente; c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui, selon l&rsquo;opinion d&eacute;fendue ici, est le bon moyen d&rsquo;adapter de la mani&egrave;re souhait&eacute;e, dans l&rsquo;Etat de droit d&eacute;mocratique, les r&eacute;glementations qualifi&eacute;es d&rsquo;inappropri&eacute;es ou de sous-optimales, qu&rsquo;elles soient directement pr&eacute;vues par la loi ou qu&rsquo;elles r&eacute;sultent d&rsquo;une interpr&eacute;tation par le juge de la loi. D&rsquo;autres aspects trait&eacute;s par&nbsp;Oesterhelt&nbsp;sont les attentes vis-&agrave;-vis de l&rsquo;ind&eacute;pendance des juges, de leur comp&eacute;tence et de la rapidit&eacute; dans l&rsquo;ex&eacute;cution des proc&eacute;dures. Les th&egrave;mes qu&rsquo;il &eacute;num&egrave;re comme &laquo;attentes en tant que praticien du droit&raquo; peuvent presque &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s comme un catalogue de souhaits, en particulier s&rsquo;adressant &agrave; la &laquo;nouvelle&raquo; troisi&egrave;me Cour de droit public: davantage de jugements rendus par les tribunaux supr&ecirc;mes, une pr&eacute;sentation plus compr&eacute;hensible des faits (pour les tiers non impliqu&eacute;s), une motivation (plus?) rigoureuse des jugements, moins d&rsquo;<em>obiter dicta<\/em>&nbsp;et plus de courage pour changer de pratique.<\/p><p>Moritz Seiler&nbsp;&eacute;claire la bo&icirc;te noire pour les lecteurs. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il d&eacute;signe &ndash; sans doute &agrave; juste titre &ndash; comme processus entre le d&eacute;p&ocirc;t d&rsquo;un recours et l&rsquo;&eacute;change &eacute;ventuel d&rsquo;&eacute;critures, d&rsquo;une part, et l&rsquo;envoi du jugement, d&rsquo;autre part, dans la proc&eacute;dure devant le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral. Il passe en revue les diff&eacute;rentes &eacute;tapes de la proc&eacute;dure que sont l&rsquo;instruction, le rapport, la circulation, la d&eacute;lib&eacute;ration publique, la r&eacute;daction ainsi que l&rsquo;envoi et la publication des jugements. Pour chaque phase, il expose en d&eacute;tail les mesures &agrave; prendre, les conditions-cadres &agrave; respecter et les d&eacute;fis &agrave; relever. Dans le contexte de la restructuration qui a donn&eacute; lieu &agrave; ce num&eacute;ro sp&eacute;cial, il est particuli&egrave;rement int&eacute;ressant de constater qu&rsquo;il n&rsquo;a pas non plus connaissance de tous les rouages et les processus de la troisi&egrave;me Cour de droit public &agrave; Lucerne, qui se penchera sur le droit fiscal &agrave; partir de 2023, qui seront vraisemblablement similaires, mais pas forc&eacute;ment identiques en tous points &agrave; ceux de la deuxi&egrave;me Cour de droit public.<\/p><p>Martin Kocher&nbsp;est pour ainsi dire plus d&eacute;taill&eacute; lorsqu&rsquo;il se penche sur les raisons de l&rsquo;&eacute;chec des recours au Tribunal f&eacute;d&eacute;ral. Il ne se penche pas uniquement sur la question, soulev&eacute;e par&nbsp;Stefan Oesterhelt, des taux de succ&egrave;s devant le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral et, en particulier, sur le fait que pr&egrave;s de 30% des entr&eacute;es aboutissent &agrave; un arr&ecirc;t dans lequel le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral n&rsquo;entre pas en mati&egrave;re sur la question litigieuse. Il expose les raisons de cette situation, va aussi bien en profondeur qu&rsquo;en largeur et fournit un v&eacute;ritable &eacute;tat des lieux des probl&egrave;mes li&eacute;s &agrave; l&rsquo;art. 108 LTF et &agrave; la proc&eacute;dure du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral en vue de l&rsquo;entr&eacute;e en mati&egrave;re sur un recours.<\/p><p>Michael Beusch&nbsp;se penche sur un autre th&egrave;me, qui ne peut pas &ecirc;tre rel&eacute;gu&eacute; au rang de d&eacute;tail. Il traite des exigences linguistiques auxquelles doivent satisfaire les juges, en particulier dans le domaine du droit fiscal. Ses explications d&eacute;montrent de mani&egrave;re convaincante que la connaissance de diff&eacute;rentes langues est non seulement utile, mais qu&rsquo;elle peut parfois s&rsquo;av&eacute;rer d&eacute;cisive. Une r&eacute;miniscence qui est arriv&eacute;e &agrave; l&rsquo;auteur montre que ses propos ne vont pas de soi: ainsi, lors d&rsquo;une consultation publique, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;est r&eacute;f&eacute;r&eacute; &agrave; la litt&eacute;rature et &agrave; la jurisprudence &eacute;trang&egrave;res dans leur version originale, on lui a r&eacute;torqu&eacute; que l&rsquo;anglais n&rsquo;&eacute;tait pas une langue officielle en Suisse.<\/p><p>Enfin, dans cette &eacute;dition de la Revue fiscale, la rubrique Rendez-vous est &eacute;galement plac&eacute; sous le signe du contentieux fiscal: l&rsquo;invit&eacute;e est la juge du Tribunal administratif f&eacute;d&eacute;ral&nbsp;Annie Rochat Pauchard, pr&eacute;sidente de la Cour I, qui est &eacute;galement pr&eacute;sidente de la Chambre fiscale du Tribunal administratif f&eacute;d&eacute;ral.<\/p><p><em>R&eacute;vision par Margaux Stanton<\/em><\/p><div class=\"wp-block-sht-footnotes b-footnotes\">\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Fussnoten<\/h2>\n\n\n\n<p id=\"fn1\" class=\"b-footnote\">Cf. le texte du communiqu&eacute; de presse in: Die Schweizerische Treuhand- und Revisionskammer zum Vorschlag eines Spezialgerichts f&uuml;r Steuersachen zur Entlastung des Bundesgerichts, RF 1987, p. 355.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn2\" class=\"b-footnote\">Silvio Bianchi, Ein eidgen&ouml;ssisches Steuergericht?, RF 1987, p. 351 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn3\" class=\"b-footnote\">Art. 18 al. 2 LTF (RS 173.110): &laquo;Lors de la constitution des cours, il est tenu compte des comp&eacute;tences des juges et de la repr&eacute;sentation des langues officielles.&raquo;<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn4\" class=\"b-footnote\">Compte tenu des proc&eacute;dures d&eacute;crites ici, les juges nouvellement &eacute;lus ne sont souvent pas attribu&eacute;s dans un premier temps &agrave; une Cour &agrave; laquelle ils seraient sp&eacute;cialement aptes en raison de leurs connaissances sp&eacute;cifiques pr&eacute;existantes.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn5\" class=\"b-footnote\">Ainsi, apr&egrave;s que la Commission judiciaire a explicitement mentionn&eacute; dans une mise au concours de poste (sans demande correspondante du tribunal, mais parce que la politique avait manifestement identifi&eacute; un tel besoin d&rsquo;un point de vue ext&eacute;rieur) qu&rsquo;elle recherchait un juriste sp&eacute;cialis&eacute; en droit fiscal, la rumeur a couru que le m&eacute;contentement s&rsquo;&eacute;tait r&eacute;pandu au sein du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral &agrave; propos de la mani&egrave;re de proc&eacute;der de la Commission judiciaire, le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral n&rsquo;ayant pas besoin de sp&eacute;cialistes, mais de personnalit&eacute;s judiciaires.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn6\" class=\"b-footnote\">Un autre exemple est celui d&rsquo;un d&icirc;ner d&rsquo;adieu pour les juges d&eacute;missionnaires, lors duquel il a &eacute;t&eacute; soulign&eacute; comme particuli&egrave;rement louable qu&rsquo;un d&eacute;missionnaire ait exerc&eacute; en tant que juge f&eacute;d&eacute;ral dans tous les domaines du droit du tribunal (&agrave; Lausanne).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn7\" class=\"b-footnote\">Cf. &eacute;galement Brunner\/Kiener, Reform der Richterwahlen im Bund: Abteilungsspezifische Wahl aufgrund von Fachkompetenz, ZBl 2022, 513 ss, qui indiquent que les sp&eacute;cialit&eacute;s des candidats ne sont &agrave; tort gu&egrave;re prises en compte lors de l&rsquo;&eacute;lection des juges f&eacute;d&eacute;raux.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn8\" class=\"b-footnote\">Le fait qu&rsquo;un juge f&eacute;d&eacute;ral nouvellement &eacute;lu, qui en qualit&eacute; de juge administratif avait &eacute;t&eacute; affect&eacute; &agrave; une Cour de droit civil, ait expliqu&eacute; &agrave; un ancien coll&egrave;gue, en pr&eacute;cisant qu&rsquo;il &eacute;tait d&eacute;sormais &laquo;l&rsquo;apprenti le mieux pay&eacute; du pays&raquo;, ne peut donc para&icirc;tre humoristique qu&rsquo;&agrave; premi&egrave;re vue.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn9\" class=\"b-footnote\">Cf. postulat 15.3754, &lt; https:\/\/www.parlament.ch\/fr\/ratsbetrieb\/suche-curia-vista\/geschaeft?AffairId=20153754 &gt; (consult&eacute; le 10.11.2022).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn10\" class=\"b-footnote\">Ibid.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn11\" class=\"b-footnote\">C&rsquo;est-&agrave;-dire la subdivision en sept Cours &ndash; actuellement &ndash; avec r&eacute;partition rigide des diff&eacute;rentes mati&egrave;res juridiques (cf. art. 29 &agrave; 35 du r&egrave;glement du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral [RTF]; RS 173.110.131).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn12\" class=\"b-footnote\">Pour les d&eacute;tails d&rsquo;un tel mod&egrave;le, cf. Thomas Stadelmann, Reorganisation des Bundesgerichts, in: Brunner et al. (&eacute;d.), Gehorche den Gesetzen, Liber amicorum f&uuml;r Hansj&ouml;rg Seiler, Berne 2022, 399 ss, 409.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn13\" class=\"b-footnote\">Cf. communiqu&eacute; de presse du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral du 9.8.2021, &lt;https:\/\/www.bger.ch\/files\/live\/sites\/bger\/files\/pdf\/fr\/211.2_06_2021_yyyy_mm_dd_T_f_15_04_17.pdf&gt; (consult&eacute; le 10.11.2022).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn14\" class=\"b-footnote\">Michael Beusch est &eacute;galement l&rsquo;un des auteurs de cette &eacute;dition.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn15\" class=\"b-footnote\">Cf. communiqu&eacute; de presse du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral du 11.10.2022, &lt;https:\/\/www.bger.ch\/files\/live\/sites\/bger\/files\/pdf\/fr\/211.2_04_2022_yyyy_mm_dd_T_f_11_47_13.pdf&gt; (consult&eacute; le 10.11.2022).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn16\" class=\"b-footnote\">Martin Zweifel, Bundesgericht: Verlegung der Steuerjustiz von Lausanne nach Luzern, RF 2021, 689 ss; voir &eacute;galement&nbsp;Marco Greter, Chancen f&uuml;r die Steuerjustiz: Neuzuteilung der Steuerf&auml;lle beim Bundesgericht, EF 2022, 8.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn17\" class=\"b-footnote\">Cf. Zweifel, (n. 16), RF 2021, 689 ss, 693.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e9face de Thomas Stadelmann pour le num\u00e9ro sp\u00e9cial 12\/2022<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"authors":[{"ID":1795,"display_name":"Thomas Stadelmann","first_name":"Thomas","last_name":"Stadelmann","description":"<p>Dr. h.c., Rechtsanwalt, Notar, dipl. Steuerexperte, Bundesrichter<\/p>\n","image":"https:\/\/steuerportal.ch\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/St-12-2022_Stadelmann-220x220.jpg","organiser_data":[],"url":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/autoren\/thomas-stadelmann\/"}],"related_sht_promodule":["<a href=\"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/modules-specialises\/revue-fiscale\/articles-de-fond\/\">Revue fiscale &#8594; Articles de fond<\/a>"],"pdf":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/preface\/shtpdf\/","language":"fr"},"sht_proarticle_category":[266],"sht_proarticle_tag":[],"class_list":["post-14453","sht_proarticle","type-sht_proarticle","status-publish","hentry","sht_proarticle_category-articles-de-fond"],"acf":{"authors":[1795]},"shp_steuerportal_must_use":{"translations":[{"id":14448,"link":"https:\/\/steuerportal.ch\/articles-specialises\/vorwort\/","title":{"rendered":"Vorwort Schwerpunktausgabe Steuerjustiz"},"language":"de"},{"id":14453,"link":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/preface\/","title":{"rendered":"Avant-propos"},"language":"fr"}]},"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Avant-propos &#8226; steuerportal.ch<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/preface\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Avant-propos &#8226; steuerportal.ch\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Pr\u00e9face de Thomas Stadelmann pour le num\u00e9ro sp\u00e9cial 12\/2022\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/preface\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"steuerportal.ch\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2022-12-12T12:54:20+00:00\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"19 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/articles-specialises\\\/preface\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/articles-specialises\\\/preface\\\/\",\"name\":\"Avant-propos &#8226; steuerportal.ch\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2022-12-01T01:00:00+00:00\",\"dateModified\":\"2022-12-12T12:54:20+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/articles-specialises\\\/preface\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/articles-specialises\\\/preface\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/articles-specialises\\\/preface\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Page d'accueil\",\"item\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Fachartikel\",\"item\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/articles-specialises\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Avant-propos\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/\",\"name\":\"steuerportal.ch\",\"description\":\"Le portail suisse sp\u00e9cialis\u00e9 dans le domaine des imp\u00f4ts\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/#organization\",\"name\":\"Steuerportal (Cosmos Verlag)\",\"url\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2021\\\/06\\\/cosmos_c-strich_h_positiv_bunt.svg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2021\\\/06\\\/cosmos_c-strich_h_positiv_bunt.svg\",\"width\":191,\"height\":44,\"caption\":\"Steuerportal (Cosmos Verlag)\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/steuerportal.ch\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Avant-propos &#8226; steuerportal.ch","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/preface\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Avant-propos &#8226; steuerportal.ch","og_description":"Pr\u00e9face de Thomas Stadelmann pour le num\u00e9ro sp\u00e9cial 12\/2022","og_url":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/preface\/","og_site_name":"steuerportal.ch","article_modified_time":"2022-12-12T12:54:20+00:00","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"19 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/preface\/","url":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/preface\/","name":"Avant-propos &#8226; steuerportal.ch","isPartOf":{"@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/#website"},"datePublished":"2022-12-01T01:00:00+00:00","dateModified":"2022-12-12T12:54:20+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/preface\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/preface\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/preface\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Page d'accueil","item":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Fachartikel","item":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Avant-propos"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/#website","url":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/","name":"steuerportal.ch","description":"Le portail suisse sp\u00e9cialis\u00e9 dans le domaine des imp\u00f4ts","publisher":{"@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/#organization","name":"Steuerportal (Cosmos Verlag)","url":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/steuerportal.ch\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/cosmos_c-strich_h_positiv_bunt.svg","contentUrl":"https:\/\/steuerportal.ch\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/cosmos_c-strich_h_positiv_bunt.svg","width":191,"height":44,"caption":"Steuerportal (Cosmos Verlag)"},"image":{"@id":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/sht_proarticle\/14453","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/sht_proarticle"}],"about":[{"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/sht_proarticle"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/sht_proarticle\/14453\/revisions"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1795"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14453"}],"wp:term":[{"taxonomy":"sht_proarticle_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/sht_proarticle_category?post=14453"},{"taxonomy":"sht_proarticle_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/sht_proarticle_tag?post=14453"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}