{"id":13994,"date":"2022-10-01T00:08:42","date_gmt":"2022-09-30T22:08:42","guid":{"rendered":"https:\/\/steuerportal.ch\/?post_type=sht_proarticle&#038;p=13994"},"modified":"2022-10-18T00:44:41","modified_gmt":"2022-10-17T22:44:41","slug":"imposition-reelle-ou-theorique","status":"publish","type":"sht_proarticle","link":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/imposition-reelle-ou-theorique\/","title":{"rendered":"Imposition sur le revenu effectif ou hypoth\u00e9tique?"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-group is-style-info-box has-gray-xlight-background-color has-background is-layout-constrained wp-container-core-group-is-layout-c385debf wp-block-group-is-layout-constrained\" style=\"padding-top:var(--wp--preset--spacing--20);padding-right:var(--wp--preset--spacing--20);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);padding-left:var(--wp--preset--spacing--20)\">\n<p class=\"has-primary-dark-color has-text-color\">Ce texte est une <strong>traduction automatique r&eacute;vis&eacute;e<\/strong> de l&rsquo;article original en allemand. Changez les param&egrave;tres de langue pour lire l&rsquo;article original en allemand. Vous ne voulez pas manquer un article en fran&ccedil;ais? Abonnez-vous &agrave; notre newsletter.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-button\"><a class=\"wp-block-button__link wp-element-button\" href=\"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/contact\/#Newsletter\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Inscription &agrave; la newsletter<\/a><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div><p class=\"is-style-subtitle\">Sur la question de savoir si le droit fiscal doit s&rsquo;adapter &agrave; la &laquo;&#8202;tendance&#8202;&raquo; du travail &agrave; temps partiel<\/p><p>Le travail &agrave; temps partiel est actuellement en vogue. Mais ceux qui travaillent moins paient aussi moins d&rsquo;imp&ocirc;ts. Les personnes exer&ccedil;ant une activit&eacute; lucrative &agrave; temps partiel contribuent ainsi moins aux recettes de l&rsquo;&Eacute;tat que les personnes exer&ccedil;ant une activit&eacute; lucrative &agrave; plein temps. Dans ce contexte, l&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;imp&ocirc;ts pour le contribuable est disproportionn&eacute;e, car les imp&ocirc;ts baissent plus rapidement que le revenu en raison des bar&egrave;mes progressifs. Cela peut faire grincer des dents. Ainsi, il convient d&rsquo;examiner si le droit fiscal peut et doit r&eacute;agir &agrave; la tendance du travail &agrave; temps partiel. La r&eacute;action la plus radicale serait de ne plus se fonder sur le revenu effectivement r&eacute;alis&eacute;, mais sur le revenu hypoth&eacute;tique. Mais une telle approche est-elle r&eacute;alisable ou reste-t-elle au bout du compte un souhait n&rsquo;&eacute;tant motiv&eacute; que par des raisons fiscales&thinsp;?<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">1 Probl&eacute;matique<\/h2><p>Le travail &agrave; temps partiel semble tr&egrave;s pris&eacute; par les jeunes g&eacute;n&eacute;rations. C&rsquo;est ce que montre le recul constant de la dur&eacute;e annuelle du travail par personne active en Suisse.<sup><a data-fnq id=\"fnq1\" href=\"#fn1\">1<\/a><\/sup>&nbsp;Les employeurs ont eux aussi &eacute;t&eacute; sensibles &agrave; cette tendance au travail &agrave; temps partiel&#8202;: les entreprises proposent ainsi parfois une semaine de travail de quatre jours, tout en versant un plein salaire.<sup><a data-fnq id=\"fnq2\" href=\"#fn2\">2<\/a><\/sup>&nbsp;La tendance au travail &agrave; temps partiel semble particuli&egrave;rement marqu&eacute;e chez les universitaires, en particulier chez les dipl&ocirc;m&eacute;s en sciences sociales et humaines. Les faibles taux de travail, m&ecirc;me plusieurs ann&eacute;es apr&egrave;s la fin de la formation,<sup><a data-fnq id=\"fnq3\" href=\"#fn3\">3<\/a><\/sup>&nbsp;ont r&eacute;cemment suscit&eacute; une certaine attention m&eacute;diatique.<sup><a data-fnq id=\"fnq4\" href=\"#fn4\">4<\/a><\/sup><\/p><p>Le travail &agrave; temps partiel a &eacute;galement des cons&eacute;quences fiscales. Les contribuables qui gagnent moins paient moins d&rsquo;imp&ocirc;ts. Les travailleurs &agrave; temps partiel contribuent ainsi moins au budget de l&rsquo;&Eacute;tat que les travailleurs &agrave; plein temps. Une autre incidence est que l&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;imp&ocirc;t pour le contribuable exer&ccedil;ant une activit&eacute; lucrative &agrave; temps partiel est disproportionn&eacute;e, puisque les imp&ocirc;ts baissent plus fortement que le revenu. Ceci s&rsquo;explique par les bar&egrave;mes progressifs de l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu. En fin de compte, cet effet fiscal se traduit par un salaire horaire net plus &eacute;lev&eacute; en cas de travail &agrave; temps partiel qu&rsquo;en cas de travail &agrave; plein temps, ce qui conduit en quelque sorte &agrave; un privil&egrave;ge fiscal.<\/p><p>Le fait que le droit (fiscal) en vigueur accepte que les particuliers puissent ainsi refuser de contribuer &agrave; la couverture des besoins financiers de l&rsquo;&Eacute;tat est source de m&eacute;contentement. Le constat est particuli&egrave;rement dirig&eacute; envers les universitaires qui choisissent souvent volontairement<sup><a data-fnq id=\"fnq5\" href=\"#fn5\">5<\/a><\/sup>&nbsp;de travailler &agrave; temps partiel, alors m&ecirc;me qu&rsquo;ils ont suivi une longue formation, financ&eacute;e dans une large mesure par les deniers publics. La question se pose donc de savoir si le syst&egrave;me actuel d&rsquo;imposition du revenu peut encore suivre cette &eacute;volution. Diff&eacute;rentes id&eacute;es circulent actuellement sur la mani&egrave;re dont le droit fiscal pourrait r&eacute;agir &agrave; la tendance du temps partiel. Ces id&eacute;es seront examin&eacute;es dans la pr&eacute;sente contribution sous l&rsquo;angle de leur ad&eacute;quation et de leur faisabilit&eacute;. La question centrale est toutefois de savoir si l&rsquo;instrument du droit fiscal est adapt&eacute; pour relever ce d&eacute;fi de soci&eacute;t&eacute;.<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">2 Solutions actuellement discut&eacute;es<\/h2><p>Afin d&rsquo;att&eacute;nuer ou de supprimer l&rsquo;attrait fiscal du travail &agrave; temps partiel, les solutions suivantes sont notamment propos&eacute;es&#8202;:<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">2.1 Imposition sur base du revenu hypoth&eacute;tique<\/h3><p>L&rsquo;approche la plus radicale consiste &agrave; d&eacute;terminer l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu non pas sur la base du revenu effectivement r&eacute;alis&eacute; (&lsaquo;&#8202;revenu effectif&#8202;&rsaquo;), mais sur la base du revenu hypoth&eacute;tiquement r&eacute;alisable (&lsaquo;&#8202;revenu hypoth&eacute;tique&#8202;&rsaquo;).<sup><a data-fnq id=\"fnq6\" href=\"#fn6\">6<\/a><\/sup>&nbsp;L&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu ne serait donc pas calcul&eacute; sur le gagn&eacute;, mais sur le gagnable. Une solution, bien que simplifi&eacute;e,<sup><a data-fnq id=\"fnq7\" href=\"#fn7\">7<\/a><\/sup>&nbsp;consisterait &agrave; calculer le revenu net imposable en cas de travail &agrave; plein temps. Du point de vue fiscal, on pr&eacute;leverait le m&ecirc;me imp&ocirc;t que si le contribuable travaillait &agrave; plein temps.<\/p><p>Ainsi, si un contribuable r&eacute;alisait un revenu imposable de CHF&nbsp;60&#8202;000.&ndash; pour un emploi &agrave; 50&#8202;%, il faudrait partir d&rsquo;un revenu hypoth&eacute;tique de CHF&nbsp;120&#8202;000.&ndash; comme base d&rsquo;imposition. Un contribuable seul tenant m&eacute;nage ind&eacute;pendant domicili&eacute; en ville de Zurich ne serait donc pas redevable d&rsquo;un imp&ocirc;t sur le revenu d&rsquo;environ CHF&nbsp;7&#8202;000.&ndash;, mais de CHF&nbsp;23&#8202;000.&ndash;, soit plus du triple. Cette multiplication s&rsquo;explique par la progression du taux d&rsquo;imposition.<\/p><p><strong>Exemple&#8202;: contribuable seul tenant m&eacute;nage ind&eacute;pendant domicili&eacute; en ville de Zurich (2022)<\/strong><\/p><figure class=\"wp-block-table is-style-stripes\"><table class=\"has-fixed-layout\"><thead><tr><th><\/th><th class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><strong>effectif<\/strong><\/th><th class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><strong>hypoth&eacute;tique<\/strong><\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td><strong>Revenu (en CHF)<\/strong><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">60&#8202;000<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">120&#8202;000<\/td><\/tr><tr><td><strong>Imp&ocirc;ts (en CHF)<\/strong><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><\/td><\/tr><tr><td><strong>Canton\/commune<\/strong><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">6&#8202;185<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">17&#8202;987<\/td><\/tr><tr><td><strong>Conf&eacute;d&eacute;ration<\/strong><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">725<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">4&#8202;555<\/td><\/tr><tr><td><strong>Total<\/strong><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">6&#8202;910<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">22&#8202;542<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure><h3 class=\"wp-block-heading\">2.2 D&eacute;termination des taux sur base du revenu hypoth&eacute;tique<\/h3><p>Une autre approche, moins drastique, consisterait &agrave; n&rsquo;utiliser le revenu hypoth&eacute;tique que pour d&eacute;terminer le taux d&rsquo;imposition.<sup><a data-fnq id=\"fnq8\" href=\"#fn8\">8<\/a><\/sup>&nbsp;La base de calcul resterait donc le revenu effectivement r&eacute;alis&eacute;. Cela permettrait d&rsquo;&eacute;liminer l&rsquo;avantage de progressivit&eacute; obtenu par le travail &agrave; temps partiel.<\/p><p>Pour reprendre l&rsquo;exemple pr&eacute;c&eacute;dent, l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu serait calcul&eacute; sur la base du revenu effectif de CHF&nbsp;60&#8202;000.&ndash;. Pour le calcul du taux en revanche, il faudrait prendre pour base le revenu hypoth&eacute;tique de CHF&nbsp;120&#8202;000.&ndash;. Il en r&eacute;sulte qu&rsquo;au lieu d&rsquo;un imp&ocirc;t de CHF&nbsp;7&#8202;000.&ndash; environ, un imp&ocirc;t de CHF&nbsp;11&#8202;000.&ndash; serait d&ucirc;, soit environ une fois et demie de plus.<\/p><p><strong>Exemple&#8202;: contribuable seul tenant m&eacute;nage ind&eacute;pendant domicili&eacute; en ville de Zurich (2022)<\/strong><\/p><figure class=\"wp-block-table is-style-stripes\"><table class=\"has-fixed-layout\"><thead><tr><th><\/th><th class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><strong>effectif<\/strong><\/th><th class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><strong>effectif, au taux du revenu hypoth&eacute;tique<\/strong><\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td><strong>Revenu (en CHF)<\/strong><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">60&#8202;000<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">60&#8202;000<\/td><\/tr><tr><td><strong>Imp&ocirc;ts (en CHF)<\/strong><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><\/td><\/tr><tr><td><strong>Canton\/commune<\/strong><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">6&#8202;185 (env. 10,3&thinsp;%)<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">9&#8202;000 (env. 15&thinsp;%)<\/td><\/tr><tr><td><strong>Conf&eacute;d&eacute;ration<\/strong><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">725 (env. 1,2&thinsp;%)<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">2&#8202;280 (env. 3,8&thinsp;%)<\/td><\/tr><tr><td><strong>Total<\/strong><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">6&#8202;910&nbsp;(env. 11,5&thinsp;%)<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">11&#8202;280&nbsp;(env. 18,8&thinsp;%)<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure><h3 class=\"wp-block-heading\">2.3 Imposition partielle du revenu des &laquo;&#8202;heures suppl&eacute;mentaires&#8202;&raquo;<\/h3><p>Une autre proposition viserait la cr&eacute;ation d&rsquo;une sorte de bonus fiscal pour les travailleurs &agrave; plein temps.<sup><a data-fnq id=\"fnq9\" href=\"#fn9\">9<\/a><\/sup>&nbsp;Selon cette approche, le revenu correspondant &agrave; la dur&eacute;e normale du travail (&agrave; d&eacute;finir&#8202;; p.ex. 70&thinsp;% = environ 29 heures pour une semaine de 42 heures) continuerait d&rsquo;&ecirc;tre impos&eacute; normalement. En revanche, le revenu relatif aux &laquo;&#8202;heures suppl&eacute;mentaires&#8202;&raquo; ne serait pas enti&egrave;rement pris en compte dans la base de calcul (mais p.ex. en incluant une d&eacute;duction de CHF&nbsp;30.&ndash; par heure).<\/p><p>Dans notre exemple, la charge fiscale en cas de travail &agrave; temps partiel de 50&thinsp;% ne changerait pas. Toutefois, les contribuables qui travaillent &agrave; un taux d&rsquo;occupation plus &eacute;lev&eacute; b&eacute;n&eacute;ficieraient d&rsquo;un all&eacute;gement fiscal. Avec un revenu de CHF&nbsp;120&#8202;000.&ndash;, le revenu imposable tomberait, dans ces hypoth&egrave;ses, &agrave; CHF&nbsp;100&#8202;000.&ndash; environ.<sup><a data-fnq id=\"fnq10\" href=\"#fn10\">10<\/a><\/sup>&nbsp;Il en r&eacute;sulterait une diminution de la charge fiscale d&rsquo;environ CHF&nbsp;23&#8202;000.&ndash; &agrave; CHF&nbsp;17&#8202;000.&ndash; en cas d&rsquo;activit&eacute; &agrave; plein temps, soit un quart environ.<\/p><p><strong>Exemple&#8202;: contribuable seul tenant m&eacute;nage ind&eacute;pendant domicili&eacute; en ville de Zurich (2022)<\/strong><\/p><figure class=\"wp-block-table is-style-stripes\"><table class=\"has-fixed-layout\"><thead><tr><th><\/th><th class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><strong>effectif<\/strong><\/th><th class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><strong>r&eacute;duit<\/strong><\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td><strong>Revenu (en CHF)<\/strong><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">120&#8202;000<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">99&#8202;720<\/td><\/tr><tr><td><strong>Imp&ocirc;ts (en CHF)<\/strong><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\"><\/td><\/tr><tr><td><strong>Canton\/commune<\/strong><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">17&#8202;987<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">13&#8202;688<\/td><\/tr><tr><td><strong>Conf&eacute;d&eacute;ration<\/strong><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">4&#8202;555<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">2&#8202;854<\/td><\/tr><tr><td><strong>Total<\/strong><\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">22&#8202;542<\/td><td class=\"has-text-align-center\" data-align=\"center\">16&#8202;542<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure><h3 class=\"wp-block-heading\">2.4 Conclusion interm&eacute;diaire<\/h3><p>Toutes ces propositions visent &agrave; rendre le travail &agrave; temps partiel fiscalement moins attrayant. Les deux premi&egrave;res approches ont ceci de commun que le revenu hypoth&eacute;tique doit &ecirc;tre d&eacute;fini, que ce soit pour d&eacute;terminer la base de calcul ou pour fixer le taux. Alors que la premi&egrave;re approche est susceptible, notamment en cas de revenus &eacute;lev&eacute;s et de faible taux d&rsquo;occupation, d&rsquo;engendrer des cr&eacute;ances fiscales qui ne pourraient pas &ecirc;tre assum&eacute;es eu &eacute;gard au revenu effectivement r&eacute;alis&eacute;, la seconde approche entra&icirc;nerait certes une augmentation sensible de la charge fiscale en cas de travail &agrave; temps partiel, mais celle-ci resterait toujours en rapport avec le revenu r&eacute;alis&eacute;. La troisi&egrave;me approche viserait &agrave; r&eacute;compenser de mani&egrave;re cibl&eacute;e le travail &agrave; plein temps sur le plan fiscal en n&rsquo;imposant que partiellement les heures effectu&eacute;es au-del&agrave; d&rsquo;une dur&eacute;e normale (fiscale) du travail. En raison de la progressivit&eacute; du taux d&rsquo;imposition, il en r&eacute;sulterait un privil&egrave;ge fiscal disproportionn&eacute; pour les contribuables r&eacute;alisant de hauts revenus.<\/p><p>Alors que les deux premi&egrave;res propositions conduiraient &agrave; une augmentation des recettes fiscales &ndash; &agrave; supposer que les autres param&egrave;tres soient maintenus &ndash;, la derni&egrave;re conduirait &agrave; des pertes fiscales.<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">3 D&eacute;termination du revenu imposable selon le droit en vigueur<\/h2><h3 class=\"wp-block-heading\">3.1 La capacit&eacute; contributive, principe fondamental du syst&egrave;me fiscal suisse<\/h3><p>Le principe constitutionnel de l&rsquo;imposition selon la capacit&eacute; contributive, inscrit &agrave; l&rsquo;art.&nbsp;127 al.&nbsp;2 Cst., est consid&eacute;r&eacute; comme un principe directeur en droit fiscal.<sup><a data-fnq id=\"fnq11\" href=\"#fn11\">11<\/a><\/sup>&nbsp;Il est reconnu par la doctrine comme un principe fondamental et appropri&eacute;, qui correspond &agrave; une conscience g&eacute;n&eacute;rale du droit.<sup><a data-fnq id=\"fnq12\" href=\"#fn12\">12<\/a><\/sup>&nbsp;L&rsquo;on parle &eacute;galement de ce principe comme &eacute;tant un crit&egrave;re central pour une imposition &eacute;quitable et non arbitraire.<sup><a data-fnq id=\"fnq13\" href=\"#fn13\">13<\/a><\/sup>&nbsp;<\/p><p>Le principe de la capacit&eacute; contributive touche aussi bien les aspects objectifs que subjectifs du rapport de droit fiscal.<sup><a data-fnq id=\"fnq14\" href=\"#fn14\">14<\/a><\/sup>&nbsp;La charge fiscale doit &ecirc;tre fix&eacute;e en fonction de la capacit&eacute; contributive d&rsquo;un sujet fiscal d&eacute;termin&eacute; (aspect subjectif), ce qui suppose en principe que l&rsquo;objet de l&rsquo;imp&ocirc;t soit d&eacute;fini de mani&egrave;re exhaustive (aspect objectif). Selon le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, les contribuables doivent &ecirc;tre impos&eacute;s &eacute;quitablement en fonction des moyens dont ils disposent&#8202;; la charge fiscale devrait &ecirc;tre fonction des biens &eacute;conomiques &agrave; la disposition du contribuable et de sa situation personnelle.<sup><a data-fnq id=\"fnq15\" href=\"#fn15\">15<\/a><\/sup><\/p><p>Il est reconnu que le principe de la capacit&eacute; contributive est un r&eacute;el principe devant &ecirc;tre respect&eacute; et non un simple but.<sup><a data-fnq id=\"fnq16\" href=\"#fn16\">16<\/a><\/sup>&nbsp;La &lsaquo;&#8202;capacit&eacute; contributive&#8202;&rsaquo; ne d&eacute;signe pas la capacit&eacute; personnelle de se procurer des biens&#8202;; seule la situation &eacute;conomique (ext&eacute;rieure) concr&egrave;te est d&eacute;terminante.<sup><a data-fnq id=\"fnq17\" href=\"#fn17\">17<\/a><\/sup>&nbsp;Cela signifie que la renonciation &agrave; l&rsquo;exploitation &eacute;conomique des aptitudes et des possibilit&eacute;s personnelles est sans importance, quel que soit le motif.<sup><a data-fnq id=\"fnq18\" href=\"#fn18\">18<\/a><\/sup>&nbsp;Peu importe donc que la renonciation repose sur une incapacit&eacute; personnelle (maladie, invalidit&eacute;) ou sur l&rsquo;exercice d&rsquo;autres activit&eacute;s non r&eacute;mun&eacute;r&eacute;es (travail domestique, engagement caritatif), voire sur une propension personnelle (loisirs, paresse).<sup><a data-fnq id=\"fnq19\" href=\"#fn19\">19<\/a><\/sup>&nbsp;Le principe de la capacit&eacute; contributive respecte donc la libert&eacute; de l&rsquo;individu de choisir ou non de gagner de l&rsquo;argent.<sup><a data-fnq id=\"fnq20\" href=\"#fn20\">20<\/a><\/sup>&nbsp;Par ailleurs, la mesure de l&rsquo;engagement personnel (dur&eacute;e du travail) qui est consacr&eacute;e &agrave; la r&eacute;alisation de certains revenus ou &agrave; l&rsquo;augmentation de la fortune n&rsquo;est pas non plus d&eacute;terminante.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">3.2 Le revenu comme mesure de la capacit&eacute; contributive<\/h3><p>Le revenu est consid&eacute;r&eacute; comme le meilleur indicateur de la capacit&eacute; contributive individuelle.<sup><a data-fnq id=\"fnq21\" href=\"#fn21\">21<\/a><\/sup>&nbsp;Le principe constitutionnel de la capacit&eacute; contributive est pr&eacute;cis&eacute; en droit de l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu par la d&eacute;finition de l&rsquo;objet de l&rsquo;imp&ocirc;t.<\/p><p>Bien que les lois fiscales f&eacute;d&eacute;rales ne contiennent pas de d&eacute;finition l&eacute;gale du revenu imposable, il ressort de celles-ci que l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu frappe tous les revenus uniques et p&eacute;riodiques du contribuable.<sup><a data-fnq id=\"fnq22\" href=\"#fn22\">22<\/a><\/sup>&nbsp;La doctrine et la jurisprudence majoritaires y voient une &lsaquo;&#8202;clause g&eacute;n&eacute;rale du revenu&#8202;&rsaquo;,<sup><a data-fnq id=\"fnq23\" href=\"#fn23\">23<\/a><\/sup><sup><a data-fnq id=\"fnq24\" href=\"#fn24\">24<\/a><\/sup>&nbsp;La clause g&eacute;n&eacute;rale permet de respecter au mieux le principe de la capacit&eacute; contributive et est en cela par exemple plus ad&eacute;quat que le principe d&rsquo;&eacute;num&eacute;ration en vigueur en Allemagne.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">3.3 Le revenu comme grandeur &eacute;conomique<\/h3><p>Il est reconnu que la notion de &lsaquo;&#8202;revenu&#8202;&rsaquo; ne ressort pas du droit civil, mais est &eacute;conomique<sup><a data-fnq id=\"fnq25\" href=\"#fn25\">25<\/a><\/sup>&nbsp;Selon le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, le &lsaquo;&#8202;revenu&#8202;&rsaquo; doit &ecirc;tre compris comme l&rsquo;ensemble des biens &eacute;conomiques qui reviennent &agrave; un individu pendant une p&eacute;riode donn&eacute;e et qu&rsquo;il peut affecter &agrave; la satisfaction de ses besoins personnels et &agrave; son budget courant, sans r&eacute;duire sa fortune.<sup><a data-fnq id=\"fnq26\" href=\"#fn26\">26<\/a><\/sup><sup><a data-fnq id=\"fnq27\" href=\"#fn27\">27<\/a><\/sup><sup><a data-fnq id=\"fnq28\" href=\"#fn28\">28<\/a><\/sup>&nbsp;Le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral applique &agrave; cet &eacute;gard une approche pragmatique.<sup><a data-fnq id=\"fnq29\" href=\"#fn29\">29<\/a><\/sup><\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">3.4 Le revenu en tant qu&rsquo;accroissement de la fortune nette<\/h3><p>Les clauses g&eacute;n&eacute;rales de revenu contenues dans les lois fiscales f&eacute;d&eacute;rales se fondent sur ce que l&rsquo;on appelle la &lsaquo;&#8202;th&eacute;orie de l&rsquo;accroissement de la fortune nette&#8202;&rsaquo; (ou accroissement net du patrimoine) de Schanz, selon laquelle toutes les entr&eacute;es dans le patrimoine, y compris les valeurs d&rsquo;usage, sont imposables, pour autant et dans la mesure o&ugrave; elles entra&icirc;nent effectivement une augmentation de la capacit&eacute; contributive du contribuable.<sup><a data-fnq id=\"fnq30\" href=\"#fn30\">30<\/a><\/sup><\/p><p><sup><a data-fnq id=\"fnq31\" href=\"#fn31\">31<\/a><\/sup>&nbsp;En revanche, l&rsquo;&eacute;cole bernoise s&rsquo;appuie sur le&nbsp;<em>&lsaquo;&#8202;Markteinkommenskonzept&#8202;&rsaquo;<\/em>, selon lequel ne sont consid&eacute;r&eacute;s comme revenus que les entr&eacute;es d&rsquo;actifs nets r&eacute;alis&eacute;es par la participation au march&eacute;.<sup><a data-fnq id=\"fnq32\" href=\"#fn32\">32<\/a><\/sup><\/p><p>Le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral se prononce certes en faveur de la th&eacute;orie de l&rsquo;accroissement de la fortune nette,<sup><a data-fnq id=\"fnq33\" href=\"#fn33\">33<\/a><\/sup>&nbsp;mais sans se limiter &agrave; un &laquo;&#8202;sous-concept&#8202;&raquo; d&eacute;termin&eacute;. Comme on l&rsquo;a vu, il d&eacute;termine de mani&egrave;re pragmatique le caract&egrave;re de revenu des entr&eacute;es de capitaux en interpr&eacute;tant et en appliquant les bases l&eacute;gales respectives.<a href=\"#_ftnref3\"><\/a><\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">3.5 Principe de l&rsquo;imposition de l&rsquo;ensemble du revenu<\/h3><p>Selon ce principe, l&rsquo;<em>ensemble<\/em>&nbsp;des revenus des contribuables doit en principe &ecirc;tre soumis &agrave;&nbsp;<em>un<\/em>&nbsp;imp&ocirc;t sur le revenu.<sup><a data-fnq id=\"fnq34\" href=\"#fn34\">34<\/a><\/sup>&nbsp;Tous les revenus doivent &ecirc;tre regroup&eacute;s int&eacute;gralement dans une seule base de calcul. Peu importe la source (travail, capital, etc.) de ces revenus et leur forme (naturelle ou mon&eacute;taire), tant qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;entr&eacute;es de fortune nette. Le droit fiscal en vigueur conna&icirc;t n&eacute;anmoins diverses exceptions et traitements particuliers pour certains types de revenus. Du point de vue du droit constitutionnel, pour justifier l&rsquo;in&eacute;galit&eacute; de traitement vis-&agrave;-vis des obligations fiscales qui en d&eacute;coule, il faut des raisons objectives.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">3.6 R&eacute;alit&eacute; du revenu<\/h3><p>&Eacute;tant donn&eacute; que le principe de la capacit&eacute; contributive est consid&eacute;r&eacute; comme un principe r&eacute;el, l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu se rattache logiquement au revenu effectif.<sup><a data-fnq id=\"fnq35\" href=\"#fn35\">35<\/a><\/sup>&nbsp;Selon la doctrine et la jurisprudence majoritaires, l&rsquo;objet de l&rsquo;imp&ocirc;t est le revenu effectivement r&eacute;alis&eacute; et non le revenu r&eacute;alisable.<sup><a data-fnq id=\"fnq36\" href=\"#fn36\">36<\/a><\/sup>&nbsp;En ce sens, le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral a retenu, pour l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu, qu&rsquo;il ne saurait &ecirc;tre tenu compte du produit qui aurait pu &eacute;ventuellement &ecirc;tre obtenu. Ce qui est d&eacute;terminant, c&rsquo;est le produit effectivement r&eacute;alis&eacute;, et non celui qui aurait pu &ecirc;tre obtenu si le contribuable avait agi de mani&egrave;re commercialement plus juste.<sup><a data-fnq id=\"fnq37\" href=\"#fn37\">37<\/a><\/sup>&nbsp;Ainsi, celui qui, pour quelque raison que ce soit, r&eacute;alise un revenu bas ou nul, ne peut &ecirc;tre soumis &agrave; l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu que sur cette base et donc, cas &eacute;ch&eacute;ant, ne pas &ecirc;tre soumis du tout audit imp&ocirc;t.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">3.7 Conclusion interm&eacute;diaire<\/h3><p>Il convient de relever que le droit en vigueur en mati&egrave;re d&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu repose sur une imposition des revenus effectifs. Est soumis &agrave; l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu tout accroissement de fortune nette qui, selon l&rsquo;une des th&eacute;ories, doit provenir de l&rsquo;ext&eacute;rieur et, selon l&rsquo;autre, provenir de la participation au march&eacute;. Quoi qu&rsquo;il en soit, l&rsquo;afflux de capitaux doit &ecirc;tre &eacute;conomiquement mesurable, c&rsquo;est-&agrave;-dire avoir une valeur mon&eacute;taire.<\/p><p>Il convient de pr&eacute;ciser qu&rsquo;un gain en temps (libre) li&eacute; au travail &agrave; temps partiel ne constitue pas un bien &eacute;conomique en ce sens, qui aurait une valeur de march&eacute; concr&egrave;te et dont les individus pourraient disposer de la m&ecirc;me mani&egrave;re que des liquidit&eacute;s.<sup><a data-fnq id=\"fnq38\" href=\"#fn38\">38<\/a><\/sup>&nbsp;Il n&rsquo;en r&eacute;sulte donc pas de revenu imposable.<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">4 Passage de l&rsquo;imposition sur le revenu effectif &agrave; l&rsquo;imposition sur le revenu hypoth&eacute;tique<\/h2><h3 class=\"wp-block-heading\">4.1 Compatibilit&eacute; avec le droit en vigueur en mati&egrave;re d&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu<\/h3><p>Comme on l&rsquo;a vu, le droit en vigueur en mati&egrave;re d&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu se fonde sur le revenu effectivement r&eacute;alis&eacute; (revenu effectif). En cas d&rsquo;activit&eacute; lucrative &agrave; temps partiel &eacute;galement, seul le revenu r&eacute;alis&eacute; est imposable. Le passage &agrave; une imposition du revenu hypoth&eacute;tique n&eacute;cessiterait une modification fondamentale du droit en vigueur en mati&egrave;re d&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu. Le l&eacute;gislateur devrait d&eacute;terminer &agrave; quelles conditions il y aurait lieu de s&rsquo;&eacute;carter du revenu effectivement r&eacute;alis&eacute; et comment le revenu hypoth&eacute;tique devrait &ecirc;tre d&eacute;termin&eacute;. En parall&egrave;le, il faudrait r&eacute;ajuster les bar&egrave;mes et les taux d&rsquo;imposition.<\/p><p>Le principe de l&rsquo;imposition sur la base du revenu effectif repose non seulement sur une base l&eacute;gale, mais aussi sur une base constitutionnelle. La question d&eacute;cisive est donc de savoir si un tel changement de paradigme serait compatible avec les exigences constitutionnelles, en premier lieu avec le principe de la capacit&eacute; contributive (cf. ch.&nbsp;4.2 ci-dessous).<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">4.2 Compatibilit&eacute; avec la Constitution f&eacute;d&eacute;rale<\/h3><h4 class=\"wp-block-heading\">4.2.1 Principe de la capacit&eacute; contributive<\/h4><p>Le principe de l&rsquo;imposition selon la capacit&eacute; contributive ancr&eacute; &agrave; l&rsquo;art.&nbsp;127 al.&nbsp;2 Cst. induit le principe de l&rsquo;imposition sur la base du revenu effectif (cf. ch.&nbsp;3.1). Il faut toutefois admettre que ce principe constitutionnel est &ndash; &agrave; l&rsquo;instar des autres principes constitutionnels &ndash; tr&egrave;s impr&eacute;cis, respectivement n&eacute;cessite une interpr&eacute;tation.<\/p><p>Le passage &agrave; l&rsquo;imposition selon le revenu hypoth&eacute;tique n&eacute;cessiterait une r&eacute;interpr&eacute;tation fondamentale du principe de la capacit&eacute; contributive. Ceci ne para&icirc;t toutefois d&eacute;fendable du point de vue constitutionnel que s&rsquo;il est possible d&rsquo;assurer l&rsquo;&eacute;galit&eacute; de traitement entre contribuables, d&rsquo;autant plus que le principe de l&rsquo;imposition selon la capacit&eacute; contributive est en fin de compte une expression du principe g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;&eacute;galit&eacute;. Le revenu est consid&eacute;r&eacute; comme le meilleur indicateur de la capacit&eacute; contributive individuelle, le droit fiscal en vigueur se fondant pr&eacute;cis&eacute;ment sur le revenu effectivement per&ccedil;u et donc objectivement mesurable. L&rsquo;accroissement de la fortune nette augmente de mani&egrave;re probante la capacit&eacute; &eacute;conomique. Si seul un potentiel subjectif devait &ecirc;tre d&eacute;terminant, il faudrait pouvoir le d&eacute;terminer de mani&egrave;re fiable. Sans cela, les in&eacute;galit&eacute;s de traitement entre contribuables seraient garanties.<\/p><p>Se baser sur le crit&egrave;re du revenu hypoth&eacute;tique ne semble justifi&eacute; qu&rsquo;&agrave; deux conditions&#8202;: premi&egrave;rement, l&rsquo;individu doit pouvoir effectivement y parvenir et, deuxi&egrave;mement, cela doit pouvoir raisonnablement &ecirc;tre exig&eacute; de lui.<sup><a data-fnq id=\"fnq39\" href=\"#fn39\">39<\/a><\/sup>&nbsp;Selon&nbsp;l&rsquo;opinion d&eacute;fendue ici, si tel n&rsquo;&eacute;tait pas le cas, il serait sans doute arbitraire d&rsquo;imposer le revenu hypoth&eacute;tique. Par cons&eacute;quent, il ne serait pas superflu d&rsquo;examiner au cas par cas si et dans quelle mesure il existe une forme de capacit&eacute; individuelle &agrave; obtenir un certain revenu et si son exploitation peut &ecirc;tre raisonnablement exig&eacute;e de l&rsquo;individu.<\/p><p>Cette capacit&eacute; rel&egrave;ve davantage de la pr&eacute;diction. Il est impossible de d&eacute;terminer quel est le potentiel sommeillant dans chaque individu, sans un examen complet sur les plans psychologique et, dans la mesure du possible, g&eacute;n&eacute;tique.<sup><a data-fnq id=\"fnq40\" href=\"#fn40\">40<\/a><\/sup>&nbsp;Une autre question est de savoir jusqu&rsquo;o&ugrave; aller&#8202;: faut-il imputer &agrave; un enseignant le revenu suppl&eacute;mentaire qu&rsquo;il aurait pu r&eacute;aliser s&rsquo;il avait travaill&eacute; dans le secteur priv&eacute;&thinsp;? C&rsquo;est particuli&egrave;rement injuste pour les professions sociales, car la soci&eacute;t&eacute; en profite &eacute;galement, m&ecirc;me si ce n&rsquo;est pas directement sous forme mon&eacute;taire. Il est &eacute;galement envisageable de tracer certaines limites pour des raisons pratiques. Une solution consisterait &agrave; ne d&eacute;terminer le revenu hypoth&eacute;tique que pour les personnes exer&ccedil;ant une activit&eacute; lucrative &agrave; temps partiel, par exemple au moyen d&rsquo;une imputation li&eacute;e au pourcentage comme dans l&rsquo;exemple pr&eacute;sent&eacute; plus haut (cf. ch.&nbsp;2.1). Toute simplification de ce type est toutefois en divergence par rapport &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de base et soul&egrave;ve &agrave; nouveau les questions de l&rsquo;&eacute;quit&eacute; et de la justification.<\/p><p>L&rsquo;imp&eacute;ratif de l&rsquo;exigibilit&eacute; laisse &eacute;galement une large marge d&rsquo;appr&eacute;ciation. Les motifs pouvant rendre non exigibles une augmentation du taux d&rsquo;activit&eacute; pourraient &ecirc;tre les obligations de prise en charge, les maladies physiques ou psychiques ou encore simplement le manque d&rsquo;offre sur le march&eacute; du travail. Par exemple, dans le domaine de la promotion de la rel&egrave;ve acad&eacute;mique, les postes ne sont g&eacute;n&eacute;ralement propos&eacute;s qu&rsquo;&agrave; temps partiel, avec l&rsquo;attente qu&rsquo;une partie au moins du travail de recherche soit effectu&eacute;e gratuitement. L&rsquo;&Eacute;tat et la soci&eacute;t&eacute; en profitent &eacute;galement. On peut se demander si l&rsquo;on peut et doit encore exiger des chercheurs qu&rsquo;ils continuent &agrave; travailler &agrave; temps partiel.<\/p><p>Dans l&rsquo;ensemble, force est de constater qu&rsquo;il est d&eacute;j&agrave; pratiquement impossible, en th&eacute;orie, de d&eacute;terminer le revenu hypoth&eacute;tique de mani&egrave;re fiable et donc &eacute;quitable. Il ne semble gu&egrave;re possible de d&eacute;velopper des crit&egrave;res pertinents. Il conviendra encore de se pencher sur les obstacles pratiques (cf. ch.&nbsp;4.3).<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">4.2.2 Garantie de la propri&eacute;t&eacute;<\/h4><p>L&rsquo;imposition du revenu hypoth&eacute;tique semble &eacute;galement d&eacute;licate au regard de la garantie constitutionnelle de la propri&eacute;t&eacute; (art.&nbsp;26 al.&nbsp;1 Cst.), qui prot&egrave;ge contre l&rsquo;imposition confiscatoire.<sup><a data-fnq id=\"fnq41\" href=\"#fn41\">41<\/a><\/sup>&nbsp;On peut cependant objecter ici de mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale qu&rsquo;il est loisible &agrave; l&rsquo;individu de d&eacute;velopper son activit&eacute; professionnelle<sup><a data-fnq id=\"fnq42\" href=\"#fn42\">42<\/a><\/sup>&nbsp;de mani&egrave;re &agrave; r&eacute;aliser effectivement le revenu hypoth&eacute;tique. Il lui est ainsi possible de se d&eacute;fendre contre des atteintes de nature confiscatoire.<\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">4.2.3 Libert&eacute; personnelle, y compris la libert&eacute; &eacute;conomique<\/h4><p>L&rsquo;imposition du revenu hypoth&eacute;tique semble &eacute;galement se trouver en rapport d&eacute;licat avec la libert&eacute; personnelle et &eacute;conomique. Alors que la libert&eacute; &eacute;conomique prot&egrave;ge notamment le libre choix de la profession ainsi que le libre acc&egrave;s &agrave; une activit&eacute; &eacute;conomique lucrative priv&eacute;e et son libre exercice (art.&nbsp;27 al.&nbsp;2 Cst.), l&rsquo;art.&nbsp;10 al.&nbsp;2 Cst. garantit l&rsquo;autod&eacute;termination individuelle dans le sens d&rsquo;un droit fondamental g&eacute;n&eacute;ral. Ce droit &agrave; l&rsquo;autod&eacute;termination comprend notamment le libre choix d&rsquo;exercer ou non un emploi.<sup><a data-fnq id=\"fnq43\" href=\"#fn43\">43<\/a><\/sup>&nbsp;Ces droits fondamentaux pourraient &ecirc;tre touch&eacute;s dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;individu est de fait contraint d&rsquo;&eacute;tendre son activit&eacute; lucrative ou d&rsquo;exercer une autre profession pour pouvoir s&rsquo;acquitter de l&rsquo;obligation fiscale calcul&eacute;e sur la base du revenu hypoth&eacute;tique.<sup><a data-fnq id=\"fnq44\" href=\"#fn44\">44<\/a><\/sup>&nbsp;La question se pose en fin de compte de savoir si ces atteintes aux droits fondamentaux peuvent &ecirc;tre justifi&eacute;es.<sup><a data-fnq id=\"fnq45\" href=\"#fn45\">45<\/a><\/sup><\/p><h4 class=\"wp-block-heading\">4.2.4 Interdiction de la discrimination<\/h4><p>L&rsquo;imposition sur le revenu hypoth&eacute;tique est &eacute;galement probl&eacute;matique au regard de l&rsquo;interdiction constitutionnelle de la discrimination (art.&nbsp;8 al.&nbsp;2 Cst.). Un changement de syst&egrave;me aurait tendance &agrave; se faire au d&eacute;triment des personnes d&eacute;j&agrave; consid&eacute;r&eacute;es plus &laquo;&#8202;faibles&#8202;&raquo;. Il est &eacute;vident que ce sont surtout les travailleurs &agrave; temps partiel qui seraient concern&eacute;s par l&rsquo;imposition sur le revenu hypoth&eacute;tique. Selon les statistiques actuelles, pr&egrave;s de 40&thinsp;% des personnes actives travaillent &agrave; temps partiel, dont environ deux tiers sont des femmes.<sup><a data-fnq id=\"fnq46\" href=\"#fn46\">46<\/a><\/sup>&nbsp;Le passage de l&rsquo;imposition sur le revenu effectif &agrave; l&rsquo;imposition sur le revenu hypoth&eacute;tique toucherait donc avant tout les contribuables de sexe f&eacute;minin. On peut y aper&ccedil;evoir une discrimination (indirecte). En fin de compte, cela d&eacute;pendra probablement de la mani&egrave;re d&rsquo;appliquer le crit&egrave;re de l&rsquo;exigibilit&eacute;.<\/p><p>Inversement, l&rsquo;imposition du revenu hypoth&eacute;tique pourrait justement inciter les femmes qui n&rsquo;exercent pas d&rsquo;activit&eacute; lucrative ou qui travaillent &agrave; temps partiel &agrave; exercer une activit&eacute; lucrative ou &agrave; augmenter leur taux d&rsquo;occupation. Cela permettrait de promouvoir l&rsquo;autonomie &eacute;conomique des femmes et de mieux exploiter le potentiel de personnel qualifi&eacute;.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">4.3 Praticabilit&eacute;<\/h3><p>Mais c&rsquo;est surtout le manque de praticabilit&eacute; qui plaide en d&eacute;faveur de l&rsquo;imposition sur le revenu hypoth&eacute;tique. Rattacher l&rsquo;imposition &agrave; la capacit&eacute; individuelle d&rsquo;acquisition du revenu des contribuables conduirait probablement &agrave; un &eacute;chec cuisant en pratique.<sup><a data-fnq id=\"fnq47\" href=\"#fn47\">47<\/a><\/sup>&nbsp;Le droit fiscal est con&ccedil;u pour &ecirc;tre appliqu&eacute; en masse et n&rsquo;est d&egrave;s lors pas en mesure d&rsquo;effectuer les vastes enqu&ecirc;tes qu&rsquo;exigeraient un changement de syst&egrave;me. Les administrations fiscales devraient envoyer des bataillons de psychologues, de m&eacute;decins, de biologistes &ndash; ou alors plus simplement des percepteurs-devins &ndash; chez les contribuables pour d&eacute;terminer leur potentiel individuel. Rappelons &eacute;galement que des simplifications op&eacute;r&eacute;es pour des raisons pratiques entra&icirc;neraient in&eacute;vitablement des in&eacute;galit&eacute;s d&rsquo;imposition.<\/p><p>La prise en compte des entr&eacute;es de capitaux en provenance de l&rsquo;ext&eacute;rieur semble en revanche &ecirc;tre une approche d&eacute;fendable&nbsp;<em>et<\/em>&nbsp;praticable pour d&eacute;terminer la capacit&eacute; contributive des contribuables. En effet, les individus ne peuvent disposer &eacute;conomiquement que de ce qui leur revient. Ce sont ensuite ces montants existants qui peuvent &ecirc;tre utilis&eacute;s pour payer les imp&ocirc;ts. En d&eacute;finitive, il est strictement inutile que les contribuables soient impos&eacute;s sur la base de revenus hypoth&eacute;tiques, alors m&ecirc;me qu&rsquo;ils ne seront au bout du compte pas en mesure de s&rsquo;acquitter de leur dette d&rsquo;imp&ocirc;t.<\/p><p>L&rsquo;apparence, selon laquelle la d&eacute;termination du revenu hypoth&eacute;tique devrait tout de m&ecirc;me &ecirc;tre possible en cas d&rsquo;activit&eacute; lucrative d&eacute;pendante, est trompeuse. Il serait certes envisageable, pour des raisons pratiques, de se fonder sur le taux d&rsquo;occupation convenu. Le revenu hypoth&eacute;tique serait d&eacute;termin&eacute; par un simple calcul bas&eacute; sur le pourcentage (cf. ch.&nbsp;2.1 et 2.2). Toutefois, l&rsquo;examen de l&rsquo;exigibilit&eacute; devrait &ecirc;tre effectu&eacute; au cas par cas, faute de quoi des surimpositions injustifi&eacute;es seraient in&eacute;vitables. En outre, un tel syst&egrave;me ne fonctionnerait pas dans les cas o&ugrave; les employeurs proposent aux employ&eacute;s des semaines de quatre jours contre un salaire int&eacute;gral. La prise en compte d&rsquo;un taux d&rsquo;activit&eacute; accru ne serait pas justifi&eacute;e dans ce cas, car le contribuable a &eacute;puis&eacute; son potentiel. Par ailleurs, il est para&icirc;t &eacute;vident que les employeurs seraient d&egrave;s lors tent&eacute;s de proposer davantage de telles offres &agrave; leurs employ&eacute;s &agrave; temps partiel, ce qui permettrait &agrave; ces derniers d&rsquo;&eacute;viter des calculs fiscaux d&eacute;favorables.<\/p><p>Le traitement de la cat&eacute;gorie des personnes exer&ccedil;ant une activit&eacute; lucrative ind&eacute;pendante engendrerait des difficult&eacute;s particuli&egrave;res. Dans ces cas, les indices permettant de d&eacute;terminer le revenu hypoth&eacute;tique serait tr&egrave;s peu nombreux. Il n&rsquo;est gu&egrave;re concevable qu&rsquo;une personne exer&ccedil;ant une activit&eacute; lucrative ind&eacute;pendante conc&egrave;de exercer en de&ccedil;&agrave; de son potentiel pour ensuite &ecirc;tre impos&eacute;e sur la base d&rsquo;un revenu ou d&rsquo;un b&eacute;n&eacute;fice hypoth&eacute;tique plus &eacute;lev&eacute;. Certes, des comparaisons au sein d&rsquo;une m&ecirc;me branche ou les chiffres de l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente peuvent fournir certains indices aux autorit&eacute;s fiscales. Il ne semble toutefois pas vraiment d&eacute;fendable de fixer l&rsquo;assiette de l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu sur la base de donn&eacute;es aussi volatiles.<sup><a data-fnq id=\"fnq48\" href=\"#fn48\">48<\/a><\/sup>&nbsp;&Agrave; cela s&rsquo;ajoute le fait que de telles donn&eacute;es s&rsquo;av&eacute;reraient vraisemblablement indisponibles ou insuffisantes pour les nouvelles activit&eacute;s lucratives, comme celles des influenceurs, des blogueurs, etc.<\/p><p>Si l&rsquo;on passait &agrave; ce principe, il faudrait par ailleurs l&rsquo;appliquer de mani&egrave;re cons&eacute;quente, pour des raisons d&rsquo;&eacute;galit&eacute; de traitement. Il ne para&icirc;t ainsi pas envisageable d&rsquo;appliquer un syst&egrave;me l&rsquo;imposition sur base hypoth&eacute;tique pour les revenus du travail, mais pas pour les revenus de la fortune. Par cons&eacute;quent, il faudrait aussi examiner, pour les placements de fortune, si un autre placement &ndash; ou un placement tout court (songez &agrave; l&rsquo;argent sous le matelas) &ndash; n&rsquo;aurait pas &eacute;t&eacute; plus rentable. Appliqu&eacute; &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me, ce principe commanderait que les strat&eacute;gies de placement soient au pr&eacute;alable convenues avec les autorit&eacute;s fiscales. Dans ce cas &eacute;galement, une importante mobilisation d&rsquo;&eacute;conomistes, de sp&eacute;cialistes en placement, de gestionnaires de fortune, etc. serait n&eacute;cessaire pour pouvoir d&eacute;terminer le revenu hypoth&eacute;tique de mani&egrave;re fiable.<\/p><p>Si l&rsquo;on ne se fondait plus sur le revenu effectif, mais sur le revenu hypoth&eacute;tique, la masse de travail suppl&eacute;mentaire pour les autorit&eacute;s fiscales serait incalculable, tout comme leur marge d&rsquo;appr&eacute;ciation. La s&eacute;curit&eacute; du droit s&rsquo;en trouverait gravement compromise.<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">5 Autres solutions possibles<\/h2><h3 class=\"wp-block-heading\">5.1 Calcul du taux d&rsquo;imposition sur la base du revenu hypoth&eacute;tique<\/h3><p>L&rsquo;approche la plus mod&eacute;r&eacute;e consisterait &agrave; ne pas prendre le revenu hypoth&eacute;tique comme base de calcul de l&rsquo;assiette de l&rsquo;imp&ocirc;t, mais uniquement comme base de calcul du taux d&rsquo;imposition (cf. ch.&nbsp;2.2). Cela signifierait cependant que le revenu hypoth&eacute;tique devrait dans un premier temps &eacute;galement &ecirc;tre d&eacute;termin&eacute;. Les difficult&eacute;s qui seraient rencontr&eacute;es tant du point de vue juridique que factuel seraient donc identiques que pr&eacute;c&eacute;demment, raison pour laquelle cette solution ne para&icirc;t pas plus judicieuse.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">5.2 Imposition partielle du revenu des &laquo;&#8202;heures suppl&eacute;mentaires&#8202;&raquo;<\/h3><p>Cette approche vise &agrave; imposer de mani&egrave;re privil&eacute;gi&eacute;e les revenus provenant des &laquo;&#8202;heures suppl&eacute;mentaires&#8202;&raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire celles effectu&eacute;es au-del&agrave; d&rsquo;une dur&eacute;e normale (fiscale) du travail (cf. ch.&nbsp;2.3). Comme on l&rsquo;a vu, le principe de l&rsquo;imposition de l&rsquo;ensemble du revenu s&rsquo;applique en droit positif de l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu (cf. ch.&nbsp;3.5). Si un type de revenu ou une partie de celui-ci est impos&eacute; de mani&egrave;re privil&eacute;gi&eacute;e, il faut des raisons objectives. Ainsi, le traitement sp&eacute;cial (imposition partielle) des dividendes s&rsquo;explique par le fait que la double imposition &eacute;conomique qui frappe les soci&eacute;t&eacute;s de capitaux doit &ecirc;tre att&eacute;nu&eacute;e.<\/p><p>En l&rsquo;esp&egrave;ce, cette imposition partielle repr&eacute;senterait une r&eacute;compense fiscale cibl&eacute;e pour les contribuables qui travaillent au-del&agrave; d&rsquo;une certaine dur&eacute;e de travail. L&rsquo;objectif serait de les inciter &agrave; g&eacute;n&eacute;rer un revenu aussi &eacute;lev&eacute; que possible, qui peut alors &ecirc;tre impos&eacute; (m&ecirc;me s&rsquo;il l&rsquo;est &agrave; un taux moins &eacute;lev&eacute;). Une telle politique poursuivrait donc directement un but fiscal. Mais une telle approche peut aussi servir des objectifs non fiscaux, &agrave; savoir la promotion g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;activit&eacute; lucrative, laquelle permettrait d&rsquo;am&eacute;liorer &agrave; son tour la pr&eacute;voyance vieillesse, de recruter du personnel qualifi&eacute;, etc. La question de savoir si un privil&egrave;ge fiscal accord&eacute; aux revenus correspondant aux &laquo;&#8202;heures suppl&eacute;mentaires&#8202;&raquo; effectu&eacute;es au-del&agrave; de la dur&eacute;e normale du travail se justifierait est une question difficile, et en fin de compte politique. En outre, cette approche suscite &eacute;galement des inqui&eacute;tudes au regard de l&rsquo;interdiction de la discrimination&#8202;: elle privil&eacute;gie les travailleurs &agrave; plein temps et les hauts salaires. En revanche, les contribuables qui, pour quelque raison que ce soit (p.ex. garde d&rsquo;enfants), ne travaillent qu&rsquo;&agrave; temps partiel ne pourraient pas b&eacute;n&eacute;ficier de l&rsquo;all&eacute;gement. D&rsquo;&eacute;ventuelles hausses d&rsquo;imp&ocirc;ts pour compenser les pertes fiscales li&eacute;es &agrave; ce syst&egrave;me se feraient au d&eacute;triment de ces contribuables.<\/p><p>Contrairement aux deux autres approches, cette proposition semble&nbsp;<em>prima vista<\/em>&nbsp;plus praticable s&rsquo;agissant du travailleur ind&eacute;pendant, mais elle atteint &eacute;galement rapidement ses limites.<\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">5.3 Taux proportionnel pour l&rsquo;imp&ocirc;t sur sur le revenu<\/h3><p>En revanche, l&rsquo;introduction de bar&egrave;mes proportionnels pour l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu<sup><a data-fnq id=\"fnq49\" href=\"#fn49\">49<\/a><\/sup>&nbsp;ne semble pas &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;ordre du jour. Un tel syst&egrave;me aurait la cons&eacute;quence d&rsquo;aplanir dans une certaine mesure l&rsquo;avantage fiscal &laquo;&#8202;exc&eacute;dentaire&#8202;&raquo; du travail &agrave; temps partiel.<\/p><p>L&rsquo;introduction g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e d&rsquo;un bar&egrave;me proportionnel de l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu toucherait aux fondements du droit de l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu. En effet, la jurisprudence et une doctrine largement majoritaire consid&egrave;rent que c&rsquo;est bien l&rsquo;augmentation progressive du bar&egrave;me d&rsquo;imp&ocirc;t qui respecte au mieux le principe de l&rsquo;imposition selon la capacit&eacute; &eacute;conomique.<sup><a data-fnq id=\"fnq50\" href=\"#fn50\">50<\/a><\/sup>&nbsp;En outre, le bar&egrave;me progressif de l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu permet une certaine compensation avec la r&eacute;gressivit&eacute; des imp&ocirc;ts indirects et constitue &eacute;galement un moyen de parvenir &agrave; une r&eacute;partition plus &eacute;quilibr&eacute;e des revenus et de la fortune.<sup><a data-fnq id=\"fnq51\" href=\"#fn51\">51<\/a><\/sup><\/p><p>Il serait excessif d&rsquo;examiner ici la l&eacute;galit&eacute; et l&rsquo;ad&eacute;quation d&rsquo;un taux proportionnel de l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu, car il touche &agrave; des questions fondamentales de l&rsquo;&eacute;quit&eacute; fiscale verticale et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, de redistribution de la charge fiscale. En tout &eacute;tat de cause, un bar&egrave;me proportionnel &eacute;liminerait non seulement l&rsquo;avantage fiscal exc&eacute;dentaire du travail &agrave; temps partiel, mais aussi d&rsquo;autres probl&egrave;mes que pose le syst&egrave;me actuel, comme la p&eacute;nalisation du mariage et de la situation des &eacute;poux exer&ccedil;ant tous deux une activit&eacute; lucrative, ou encore l&rsquo;effet d&eacute;gressif des d&eacute;ductions.<\/p><p>Comme cela a &eacute;t&eacute; dit, des questions fondamentales d&rsquo;&eacute;quit&eacute; fiscale et de redistribution sont ici touch&eacute;es. Les bar&egrave;mes proportionnels entreraient vraisemblablement en conflit avec l&rsquo;interdiction de la discrimination, car les effets de r&eacute;partition se font g&eacute;n&eacute;ralement au d&eacute;triment des classes de revenus inf&eacute;rieures. D&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, cela impliquerait une refonte fondamentale du syst&egrave;me fiscal, pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d&rsquo;un large d&eacute;bat scientifique et social qui, jusqu&rsquo;&agrave;&nbsp;pr&eacute;sent, n&rsquo;a fait que commencer.<sup><a data-fnq id=\"fnq52\" href=\"#fn52\">52<\/a><\/sup><\/p><h3 class=\"wp-block-heading\">5.4 Introduction de l&rsquo;imposition individuelle<\/h3><p>Le droit en vigueur en mati&egrave;re d&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu pr&eacute;voit la taxation commune des &eacute;poux. En raison des bar&egrave;mes progressifs, les &eacute;poux r&eacute;alisant deux revenus sont syst&eacute;matiquement d&eacute;savantag&eacute;s, car le revenu suppl&eacute;mentaire est soumis, du fait de l&rsquo;addition des revenus, &agrave; un taux d&rsquo;imposition marginal nettement plus &eacute;lev&eacute; qu&rsquo;en cas de taxation individuelle.<sup><a data-fnq id=\"fnq53\" href=\"#fn53\">53<\/a><\/sup>&nbsp;Pour les couples mari&eacute;s, le syst&egrave;me actuel d&rsquo;imposition de la famille n&rsquo;incite pas &agrave; la r&eacute;alisation d&rsquo;un second revenu &ndash; en r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale celui de l&rsquo;&eacute;pouse &ndash; ou alors seulement &agrave; un faible taux d&rsquo;occupation, a fortiori lorsque le couple per&ccedil;oit un revenu global &eacute;lev&eacute;. En tout &eacute;tat de cause, le droit fiscal ne devrait pas inciter &agrave; la renonciation &agrave; l&rsquo;exercice d&rsquo;une activit&eacute; lucrative. Le passage &agrave; l&rsquo;imposition individuelle permettrait de rem&eacute;dier &agrave; cette situation.<\/p><h2 class=\"wp-block-heading\">6 Conclusion<\/h2><p>Le droit fiscal est d&eacute;tach&eacute; de toute valeur.<sup><a data-fnq id=\"fnq54\" href=\"#fn54\">54<\/a><\/sup>&nbsp;Il est en principe ax&eacute; sur les r&eacute;alit&eacute;s ou les effets &eacute;conomiques, sans qu&rsquo;il soit n&eacute;cessaire de proc&eacute;der &agrave; une &eacute;valuation juridique ou morale de l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment constitutif de l&rsquo;imp&ocirc;t. Si un contribuable exer&ccedil;ant une activit&eacute; lucrative &agrave; temps partiel est impos&eacute; au-del&agrave; de ce qu&rsquo;il a r&eacute;alis&eacute; ou si un travailleur &agrave; plein temps est impos&eacute; &agrave; un taux inf&eacute;rieur, cela signifierait que le droit fiscal inciterait &agrave; travailler davantage&#8202;; ce droit fiscal ne serait donc plus neutre. Le droit fiscal ne saurait avoir pour t&acirc;che de discipliner ou d&rsquo;&eacute;duquer le citoyen afin de servire les int&eacute;r&ecirc;ts financiers de l&rsquo;&Eacute;tat.<sup><a data-fnq id=\"fnq55\" href=\"#fn55\">55<\/a><\/sup>&nbsp;Il ne sert en outre &agrave; rien au fisc de calculer ses cr&eacute;ances sur la base de revenus hypoth&eacute;tiques si ensuite les contribuables ne sont pas en mesure de payer leurs imp&ocirc;ts. Les approches m&eacute;diocres propos&eacute;es se heurtent &agrave; des obstacles juridiques et factuels consid&eacute;rables et auraient pour cons&eacute;quence de faire passer &agrave; la caisse les contribuables les plus faibles de la soci&eacute;t&eacute;. Selon le point de vue d&eacute;fendu ici, le droit fiscal, en tant que partie int&eacute;grante de l&rsquo;administration de restriction, ne permet en principe pas d&rsquo;apporter une r&eacute;ponse convaincante aux d&eacute;fis soci&eacute;taux engendr&eacute;s par le travail &agrave; temps partiel. En revanche, il peut en aller diff&eacute;remment dans le domaine de l&rsquo;administration de prestation. Il ne semble par exemple pas aberrant en soi de r&eacute;duire respectivement rendre plus ch&egrave;res les prestations de l&rsquo;&Eacute;tat b&eacute;n&eacute;ficiant aux inefficaces, comme par exemple agir sur les r&eacute;ductions de primes d&rsquo;assurance-maladie ou sur l&rsquo;offre de formation. Mais il s&rsquo;agit l&agrave; aussi d&rsquo;un vaste champ.<\/p><p><em>Revision Victor Palma<\/em><\/p><div class=\"wp-block-sht-footnotes b-footnotes\">\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Fussnoten<\/h2>\n\n\n\n<p id=\"fn1\" class=\"b-footnote\">&lt;&#8202;https:\/\/www.bfs.admin.ch\/bfs\/fr\/home\/statistiques\/travail-remuneration\/activite-professionnelle-temps-travail\/heures-travail.html&#8202;&gt; (1.10.2022).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn2\" class=\"b-footnote\">Erich B&uuml;rgler, Erste Schweizer Firmen f&uuml;hren die Viertagewoche ein, Basler Zeitung du 15.1.2022.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn3\" class=\"b-footnote\">Il ressort de l&rsquo;enqu&ecirc;te r&eacute;alis&eacute;e annuellement par l&rsquo;OFS aupr&egrave;s des dipl&ocirc;m&eacute;s que, cinq ans apr&egrave;s l&rsquo;obtention du dipl&ocirc;me, seuls 45&thinsp;% environ des actifs exercent une activit&eacute; &agrave; plein temps&#8202;: &lt;&#8202;https:\/\/www.bfs.admin.ch\/bfs\/fr\/home\/statistiques\/education-science\/enquetes\/ashs.html&#8202;&gt; (1.10.2022).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn4\" class=\"b-footnote\">Cf. entre autres&nbsp;Christoph Eisenring, Sind Geistes- und Sozialwissenschafter eine finanzielle B&uuml;rde f&uuml;r die Gesellschaft?, NZZ du 21.6.2022&#8202;; Katharina Fontana, Streit &uuml;ber Teilzeit-Akademiker: Die Fragen rund um die Geisteswissenschaften sind berechtigt, NZZ du 15.6.2022&#8202;;&nbsp;Fontana\/Neuhaus, &laquo;Die Studenten vergeuden ihre Zeit&raquo;, NZZ du 25.5.2022.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn5\" class=\"b-footnote\">Ainsi, pr&egrave;s de la moiti&eacute; des &eacute;conomistes et des sociologues d&eacute;clarent que le travail &agrave; temps partiel correspond &agrave; leur souhait personnel. Cf. &lt;&#8202;https:\/\/www.bfs.admin.ch\/bfs\/fr\/home\/statistiques\/catalogues-banques-donnees\/tableaux.assetdetail.21944388.html&#8202;&gt; (1.10.2022).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn6\" class=\"b-footnote\">Cette id&eacute;e n&rsquo;est pas nouvelle, cf.&nbsp;Tipke, Steuerrechtsordnung II, 2e &eacute;d., Cologne 2003, 631 ss. Un tel syst&egrave;me a apparemment &eacute;t&eacute; appliqu&eacute; en Turquie de 2000 &agrave; 2002 (Tipke, op. cit., nbp 104).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn7\" class=\"b-footnote\">Il reste encore &agrave; y revenir. Voir ch. 4.3.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn8\" class=\"b-footnote\">Cf. &agrave; ce sujet &lt;&#8202;https:\/\/www.20min.ch\/story\/ist-teilzeitarbeit-unsozial-oder-wichtig-fuer-die-gesundheit-333290721756&#8202;&gt; (1.10.2022).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn9\" class=\"b-footnote\">Cf. &agrave; ce sujet &lt;&#8202;https:\/\/www.20min.ch\/story\/wegen-gen-z-wer-vollzeit-arbeitet-soll-steuern-sparen-koennen-236180641365&thinsp;&gt; (1.10.2022). En ce sens d&eacute;j&agrave; Heinz Haller, Die Steuern, Grundlinien eines rationalen Systems &ouml;ffentlicher Abgaben, 3e &eacute;d., Tubingue 1981, 47 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn10\" class=\"b-footnote\">Avec 13 &laquo;&#8202;heures suppl&eacute;mentaires&#8202;&raquo; par semaine et 52 semaines de travail par an, il en r&eacute;sulterait une d&eacute;duction de CHF&nbsp;20&#8202;280.&ndash; (13 &times; 52 &times; CHF&nbsp;30).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn11\" class=\"b-footnote\">Urs Behnisch, in&#8202;: Waldmann\/Belser\/Epiney (&eacute;dit.), Basler Kommentar BV, B&acirc;le 2015, art.&nbsp;127 no&nbsp;28&#8202;;&nbsp;Kathrin Klett, Der Gleichheitssatz im Steuerrecht, RDS 1992 II, 1 ss, 107&#8202;;&nbsp;Klaus Tipke, Steuerrechtsordnung I, 2e &eacute;d., Cologne 2000, 491&#8202;;&nbsp;Vallender\/Wiederkehr, in&#8202;: Ehrenzeller\/Schindler\/Schweizer\/Vallender (&eacute;dit.), St. Galler Kommentar BV, 3e &eacute;d., Zurich 2015, art.&nbsp;127 no&nbsp;23 s.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn12\" class=\"b-footnote\">Cf. Dieter Gr&uuml;nblatt, Nichtfiskalische Zielsetzungen bei Fiskalsteuern, B&acirc;le 1994, 169 s.&#8202;;&nbsp;Beat Hirt, Grundfragen der Einkommensbesteuerung, Untersucht am Beispiel des Einkommens aus selbst&auml;ndiger Erwerbst&auml;tigkeit nach Art.&nbsp;18 DBG, Berne 1998, 6&#8202;;&nbsp;Sandra Morandi, Die Begrenzung der Steuerlast durch verfassungsrechtliche Bindungen des schweizerischen Steuergesetzgebers, Saint-Gall 1997, 133&#8202;;&nbsp;Silvia Maria Senn, Die verfassungsrechtliche Verankerung von anerkannten Besteuerungsgrunds&auml;tzen, Zurich 1999, 191 ss&#8202;;&nbsp;Patrick Waldburger, Sparbereinigung der Einkommenssteuer, Eine verfassungsrechtliche Beurteilung, Berne 2005, 76&#8202;;&nbsp;Zuppinger\/B&ouml;ckli\/Locher\/Reich, Steuerharmonisierung &ndash; Probleme der Harmonisierung der direkten Steuern, der Kantone und Gemeinden, Berne 1984, 4 s. Dans la jurisprudence, cf. en particulier ATF 133 I 206 consid. 7.1. Les voix critiques ont cependant toujours exist&eacute;&#8202;: cf. p.ex.&nbsp;Peter Hongler, Jusletter vom 4.11.2019 ou les r&eacute;f. cit&eacute;es par Waldburger, op. cit., 81 s. Comp. Markus Reich, Das Leistungsf&auml;higkeitsprinzip im Einkommenssteuerrecht, Archives 53 (1984\/1985), 5 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn13\" class=\"b-footnote\">Markus Reich, Steuerrecht, 3e &eacute;d., Zurich\/B&acirc;le\/Gen&egrave;ve 2020, 88.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn14\" class=\"b-footnote\">Cf. Behnisch, (n.&nbsp;11), art.&nbsp;127 no&nbsp;28&#8202;;&nbsp;Vallender\/Wiederkehr, (n.&nbsp;11), art.&nbsp;127 no&nbsp;24.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn15\" class=\"b-footnote\">Cf. ATF 140 II 157 consid. 7.1&#8202;; ATF 122 I 101 consid. 2b\/aa.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn16\" class=\"b-footnote\">Klett, (n.&nbsp;11), RDS 1992 II, 1 ss, 108 s.&#8202;;&nbsp;Paul Kirchhof, Der verfassungsrechtliche Auftrag zur Besteuerung nach der finanziellen Leistungsf&auml;higkeit, StuW 1985, 319 ss, 324 s.&#8202;;&nbsp;Senn, (n.&nbsp;12), 167 s.&#8202;;&nbsp;Tipke, (n.&nbsp;11), Steuerrechtsordnung&nbsp;I, 497 s.&#8202;;&nbsp;idem, (n.&nbsp;6), Steuerrechtsordnung&nbsp;II, 631 ss. Cf. &eacute;g. Peter Locher, Kommentar zum DBG, I.&nbsp;Teil, 2e &eacute;d., B&acirc;le 2019, art.&nbsp;16 no&nbsp;23.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn17\" class=\"b-footnote\">Klett, (n.&nbsp;11), RDS 1992 II, 1 ss, 108.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn18\" class=\"b-footnote\">Klett, (n.&nbsp;11), RDS 1992 II, 1 ss, 109&#8202;;&nbsp;Senn, (n.&nbsp;12), 167.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn19\" class=\"b-footnote\">Klett, (n.&nbsp;11), RDS 1992 II, 1 ss, 109&#8202;;&nbsp;Senn, (n.&nbsp;12), 167 s.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn20\" class=\"b-footnote\">Kirchhof, (n.&nbsp;16), StuW 1985, 319 ss, 325.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn21\" class=\"b-footnote\">Haller, (n.&nbsp;9), 43&#8202;;&nbsp;Klett, (n.&nbsp;11), ZSR 1992 II, 1 ss, 111, 114&#8202;;&nbsp;idem, Progressive Einkommenssteuer und Leistungsf&auml;higkeitsgrundsatz in der Schweiz &ndash; 100 Jahre nach Georg Schanz, in&#8202;: Joachim Lang (&eacute;dit.), Die Steuerrechtsordnung in der Diskussion &ndash; Festschrift f&uuml;r Klaus Tipke zum 70. Geburtstag, Cologne 1995, 599 ss, 614&#8202;;&nbsp;Markus Reich, Von der normativen Leistungsf&auml;higkeit der verfassungsrechtlichen Steuererhebungsprinzipien, in&#8202;: H&ouml;hn\/Vallender (&eacute;dit.), Steuerrecht im Rechtsstaat, Festschrift f&uuml;r Prof. Dr. Francis Cagianut zum 65. Geburtstag, Berne\/Stuttgart 1990, 97 ss, 105&#8202;;&nbsp;idem, (n.&nbsp;12), Archives 53 (1983\/1984), 11.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn22\" class=\"b-footnote\">Cf. art. 16 al. 1 LIFD&#8202;\/&#8202;art. 7 al. 1 LHID.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn23\" class=\"b-footnote\">Cf. Locher, (n.&nbsp;16), art.&nbsp;16 no&nbsp;4 ss&#8202;;&nbsp;Reich, (n.&nbsp;13), 204 s. Dans la jurisprudence&#8202;: TF, 20.4.2020, 2C_743\/2019, consid.&nbsp;4.1&#8202;; ATF 125 II 113 consid. 4a&nbsp;= Archives 67 (1998\/1999), 644 ss&nbsp;= StE 1999 B 23.1 no&nbsp;41&nbsp;= RF 1999, 327.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn24\" class=\"b-footnote\">Art. 17&ndash;23 LIFD&thinsp;\/&thinsp;art. 7 al. 1&ndash;3 et art. 8 LHID.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn25\" class=\"b-footnote\">Blumenstein\/Locher, System des schweizerischen Steuerrechts, 7e &eacute;d., Zurich 2016, 203.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn26\" class=\"b-footnote\">TF, 23.12.1996, 2A.303\/1994, consid. 3a (traduction libre). Cf. &eacute;g. ATF 140 II 353 consid. 2.1&#8202;; ATF 139 II 363 consid.&nbsp;2.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn27\" class=\"b-footnote\">Reich, (n.&nbsp;13), 206 s.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn28\" class=\"b-footnote\">Reich, (n.&nbsp;13), 206. Les successions et donations, ainsi que la valeur d&rsquo;usage de la fortune immobili&egrave;re ne sont pas prises en compte.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn29\" class=\"b-footnote\">Cf. sur la jurisprudence f&eacute;d&eacute;rale, p.ex. Yves No&euml;l, in&#8202;: No&euml;l\/Aubry Girardin (&eacute;dit.), Imp&ocirc;t f&eacute;d&eacute;ral direct (LIFD), Commentaire de la loi sur l&rsquo;imp&ocirc;t f&eacute;d&eacute;ral direct, 2e &eacute;d., B&acirc;le 2017, art.&nbsp;16 no&nbsp;10, qui parle de&nbsp;&laquo;case law&raquo;&#8202;; Reich, (n.&nbsp;13), 206.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn30\" class=\"b-footnote\">Blumenstein\/Locher, (n.&nbsp;25), 204 s.&#8202;;&nbsp;Reich, (n.&nbsp;13), 206 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn31\" class=\"b-footnote\">Voir p.ex.&nbsp;Reich, (n.&nbsp;13), 209 ss&#8202;;&nbsp;Richner\/Frei\/Kaufmann\/Meuter, Handkommentar zum DBG, 3e &eacute;d., Berne 2016, rem. pr&eacute;l. ad art.&nbsp;16&ndash;39 DBG no 11 ss&#8202;;&nbsp;Markus Weidmann, Einkommensbegriff und Realisation: zum Zeitpunkt der Realisation von Ertrag und Einkommen im Handels- und Steuerrecht, Zurich 1996, 71 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn32\" class=\"b-footnote\">Urs Behnisch, Die Umstrukturierung von Kapitalgesellschaften, Eine rechtsvergleichende Studie, B&acirc;le 1996, 117&#8202;;&nbsp;Blumenstein\/Locher, (n.&nbsp;25), 205 s.&#8202;;&nbsp;Gurtner\/Locher, Theoretische Aspekte der Eigenmietwertbesteuerung, Archives 69 (2000\/2001), 597 ss, 601&#8202;;&nbsp;Locher, (n.&nbsp;16), art.&nbsp;16 no&nbsp;12 ss. Cf. &eacute;g. Tipke, (n.&nbsp;6), Steuerrechtsordnung&nbsp;II, 628 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn33\" class=\"b-footnote\">Cf. p.ex. ATF 139 II 363 consid. 2.1&#8202;; TF, 20.12.2012, 2C_711\/2012, consid. 2.1.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn34\" class=\"b-footnote\">TF, 18.2.2016, 2C_625\/2015, consid. 5.1&#8202;; ATF 139 II 363, consid. 2.1&#8202;; ATF 125 II 113, consid. 4a. Cf. &eacute;g. le Message du CF du 25.5.1983 sur l&rsquo;harmonisation fiscale, FF 1983 III 1 ss, 169, o&ugrave; il est question du &laquo;&#8202;principe de l&rsquo;imposition g&eacute;n&eacute;rale du revenu&#8202;&raquo;. Dans la doctrine&#8202;:&nbsp;Reich, (n.&nbsp;13), 214 s.&#8202;; idem, (n.&nbsp;12), Archives 53 (1983\/1984), 11&nbsp;s.&#8202;;&nbsp;Reich\/Weidmann, in&#8202;: Zweifel\/Beusch (&eacute;dit.), Kommentar zum Schweizerischen Steuerrecht, DBG, 3e &eacute;d., B&acirc;le 2017, art.&nbsp;16 no&nbsp;18.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn35\" class=\"b-footnote\">Tipke, (n.&nbsp;6), Steuerrechtsordnung&nbsp;II, 631.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn36\" class=\"b-footnote\">Locher, (n.&nbsp;16), art.&nbsp;16 no&nbsp;23&#8202;;&nbsp;Reich, (n.&nbsp;13), 215&#8202;;&nbsp;Felix Richner, Ist die Verm&ouml;genssteuer gerechtfertigt?, ZStP 1999, 181 ss, 188, 194&#8202;; Richner\/Frei\/Kaufmann\/Meuter, (n.&nbsp;31), rem. pr&eacute;l. ad art.&nbsp;16&ndash;39 no&nbsp;18&#8202;;&nbsp;Harald Schaumburg, Das Leistungsf&auml;higkeitsprinzip im internationalen Steuerrecht, in&#8202;: Joachim Lang (&eacute;dit.), Die Steuerrechtsordnung in der Diskussion &ndash; Festschrift f&uuml;r Klaus Tipke zum 70. Geburtstag, Cologne 1995, 125 ss, 139 ss&#8202;;&nbsp;Weidmann, (n.&nbsp;31), 83. Dans la jurisprudence&#8202;: ATF 71 I 127, ainsi qu&rsquo;&#8202;ATF 107 Ib 325 consid. 3&nbsp;= Pra 71 (1982) no&nbsp;130 en lien avec l&rsquo;imp&ocirc;t anticip&eacute;&#8202;; comp. &eacute;g. TF, 28.1.2005, 2A.535\/2003, consid. 2.2&nbsp;= StE 2005 B 25.2 no&nbsp;7&nbsp;= RF 2005, 500 f.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn37\" class=\"b-footnote\">ATF 71 I 127 (traduction libre&#8202;; arr&ecirc;t rendu sous l&rsquo;empire de l&rsquo;Arr&ecirc;t&eacute; sur l&rsquo;imp&ocirc;t pour la d&eacute;fense nationale).<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn38\" class=\"b-footnote\">C&rsquo;est pourquoi le temps ne peut pas &ecirc;tre vol&eacute;, sauf dans les contes de f&eacute;es. Pensez &agrave; Momo.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn39\" class=\"b-footnote\">Cela s&rsquo;inspire de la jurisprudence du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral relative aux obligations d&rsquo;entretien fond&eacute;es sur le droit de la famille. Selon la jurisprudence du Tribunal f&eacute;d&eacute;ral, on ne peut se fonder sur un revenu plus &eacute;lev&eacute; que le revenu effectivement r&eacute;alis&eacute; que si une augmentation correspondante de revenu est effectivement possible et peut raisonnablement &ecirc;tre exig&eacute; du d&eacute;biteur. Cf. ATF 128 III 4 consid. 4a et les r&eacute;f. cit&eacute;es.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn40\" class=\"b-footnote\">Cf. &eacute;g., sur cette probl&eacute;matique, Tipke, (n.&nbsp;11), Steuerrechtsordnung&nbsp;I, 498.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn41\" class=\"b-footnote\">La substance de la fortune doit &ecirc;tre pr&eacute;serv&eacute;e et la possibilit&eacute; de constituer une fortune doit &ecirc;tre garantie&#8202;:&nbsp;Blumenstein\/Locher, (n.&nbsp;25), 34&#8202;;&nbsp;Reich, (n.&nbsp;13), 66. Dans la jurisprudence&#8202;: ATF 143 I 73 consid. 5.1&nbsp;= Pra 107 (2018) no&nbsp;40&#8202;; ATF 128 II 112 consid. 10b\/bb&#8202;; ATF 122 I 305 consid. 7a&#8202;; ATF 105 Ia 134 consid. 3a.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn42\" class=\"b-footnote\">C&rsquo;est aussi la raison pour laquelle il faut s&rsquo;assurer que les individus puissent obtenir le revenu calcul&eacute; de mani&egrave;re raisonnable.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn43\" class=\"b-footnote\">Rainer Schweizer, in&#8202;: Ehrenzeller\/Schindler\/Schweizer\/Vallender (&eacute;dit.), St. Galler Kommentar BV, 3e &eacute;d., Zurich 2015, art.&nbsp;10 no&nbsp;40 et les r&eacute;f. cit&eacute;es.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn44\" class=\"b-footnote\">Sur la situation comparable en cas d&rsquo;obligation d&rsquo;entretien fond&eacute;e sur le droit de la famille, cf. ATF 114 IV 124 consid. 3b\/aa.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn45\" class=\"b-footnote\">Cf. art.&nbsp;36 Cst.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn46\" class=\"b-footnote\">Cf. OFS, Enqu&ecirc;te suisse sur la population active (ESPA) en bref, 2020. Par &lsaquo;&#8202;travail &agrave; temps partiel&#8202;&rsaquo;, on entend un taux d&rsquo;occupation inf&eacute;rieur &agrave; 90&thinsp;%.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn47\" class=\"b-footnote\">Tipke, (n.&nbsp;11), Steuerrechtsordnung&nbsp;I, 498.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn48\" class=\"b-footnote\">Certes, lors de la taxation d&rsquo;office, le revenu est &eacute;galement d&eacute;termin&eacute; sur la base d&rsquo;une estimation, mais cela pr&eacute;suppose que le contribuable, malgr&eacute; une sommation, n&rsquo;ait pas rempli ses obligations de proc&eacute;dure ou n&rsquo;ait pas fourni de donn&eacute;es suffisantes (cf. art.&nbsp;130 al.&nbsp;2 LIFD). Le contribuable a donc la possibilit&eacute; effective d&rsquo;&eacute;viter la taxation d&rsquo;office.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn49\" class=\"b-footnote\">Les cantons d&rsquo;Obwald et d&rsquo;Uri connaissent d&eacute;j&agrave; des bar&egrave;mes proportionnels pour l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu. En fin de compte, en prenant en compte tous les &eacute;chelons de l&rsquo;Etat, la charge de l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu est &eacute;galement progressive pour les contribuables de ces cantons en raison de la forte progressivit&eacute; de l&rsquo;imp&ocirc;t f&eacute;d&eacute;ral direct.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn50\" class=\"b-footnote\">Cela s&rsquo;explique notamment par le fait que l&rsquo;utilit&eacute; marginale diminue avec l&rsquo;augmentation du revenu. Cf. ATF&nbsp;133 I 206 consid. 8.1 en relation avec la tentative d&rsquo;introduire un bar&egrave;me d&eacute;gressif de l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu et sur la fortune dans le canton d&rsquo;Obwald. Cf. &eacute;g. ATF 99 Ia 638 consid. 9.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn51\" class=\"b-footnote\">ATF 133 I 206 consid. 8.1.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn52\" class=\"b-footnote\">Cf. toutefois AFC, Moderne Steuersysteme, Grundfragen und Reformvorschl&auml;ge, 10.9.2004, 16 s.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn53\" class=\"b-footnote\">Cf. &agrave; ce sujet Andrea Opel, Frauenbenachteiligende Familienbesteuerung, Drum pr&uuml;fe ewig, wer sich bindet!, RF 2021, 182 ss, en particulier 193.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn54\" class=\"b-footnote\">Cf. &agrave; ce sujet Andrea Opel, Ist Besteuerung von Unrecht rechtens? Zum Grundsatz der sogenannten Wertneutralit&auml;t im Steuerrecht im Lichte aktueller Entwicklungen, Archives 84 (2015\/2016), 187 ss.<\/p>\n\n\n\n<p id=\"fn55\" class=\"b-footnote\">Cf. Tipke, (n.&nbsp;11), Steuerrechtsordnung&nbsp;I, 498.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les personnes travaillant \u00e0 temps partiel contribuent moins au budget de l&rsquo;\u00c9tat que celles travaillant \u00e0 temps plein &#8211; celles qui gagnent moins paient moins d&rsquo;imp\u00f4ts. En raison de la progressivit\u00e9 des bar\u00e8mes, l&rsquo;\u00e9conomie d&rsquo;imp\u00f4t est toutefois plus que proportionnelle, car les imp\u00f4ts baissent plus fortement que le revenu. Dans le pr\u00e9sent article, Andrea Opel se demande si le droit fiscal peut et doit r\u00e9agir \u00e0 la \u00ab\u00a0tendance au temps partiel\u00a0\u00bb et examine les solutions actuellement discut\u00e9es.<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"authors":[{"ID":12,"display_name":"Andrea Opel","first_name":"Andrea","last_name":"Opel","description":"<p>Prof. Dr. iur., Ordinaria f\u00fcr Steuerrecht an der Universit\u00e4t Luzern, Chefredaktorin der Steuer Revue<\/p>\n","image":"https:\/\/steuerportal.ch\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/opel_andrea_rgb-1-220x220.jpg","organiser_data":[],"url":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/autoren\/andrea-opel\/"}],"related_sht_promodule":["<a href=\"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/modules-specialises\/revue-fiscale\/articles-de-fond\/\">Revue fiscale &#8594; Articles de fond<\/a>"],"pdf":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/imposition-reelle-ou-theorique\/shtpdf\/","language":"fr"},"sht_proarticle_category":[266],"sht_proarticle_tag":[],"class_list":["post-13994","sht_proarticle","type-sht_proarticle","status-publish","hentry","sht_proarticle_category-articles-de-fond"],"acf":{"authors":[12]},"shp_steuerportal_must_use":{"translations":[{"id":13991,"link":"https:\/\/steuerportal.ch\/articles-specialises\/ist-oder-soll-besteuerung\/","title":{"rendered":"Ist- oder Soll-Besteuerung?"},"language":"de"},{"id":13994,"link":"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/imposition-reelle-ou-theorique\/","title":{"rendered":"Imposition sur le revenu effectif ou hypoth\u00e9tique?"},"language":"fr"}]},"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.6 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Imposition sur le revenu effectif ou hypoth\u00e9tique? &#8226; steuerportal.ch<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/steuerportal.ch\/fr\/articles-specialises\/imposition-reelle-ou-theorique\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Imposition sur le revenu effectif ou hypoth\u00e9tique? &#8226; steuerportal.ch\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Les personnes travaillant \u00e0 temps partiel contribuent moins au budget de l&#039;\u00c9tat que celles travaillant \u00e0 temps plein - celles qui gagnent moins paient moins d&#039;imp\u00f4ts. 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